Texte : L’automobiliste – Gustave Thibon

Country roads
- Photo "Country Roads" de Claudine Booth

On se croise,
on se suit,
on se dépasse,
on ne se rencontre pas
sauf sous la forme brutale de la collision...
Et l'aimable coup de chapeau
fait place au furieux coup de klaxon.
Ce chauffeur qui, sur une route sinueuse,
roule trop lentement devant nous,
ce n'est plus notre prochain
mais un obstacle ambulant,
une cause d'embouteillage,
un mangeur de moyenne, etc.
Tout sauf un être humain
auquel on concède le droit d'admirer le paysage...


Citation : De l'art de vouloir - Georges Clémenceau

Il faut d'abord savoir ce que l'on veut,
Ensuite, avoir le courage de le dire,
Enfin, l'énergie de le faire .
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Citation : Science et technologie – Michel Serres

La science,
c'est ce que le père enseigne à son fils.
La technologie,
c'est ce que le fils enseigne à son papa.
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Prière : S’il ne naît pas en toi… - Guy Gilbert

Si l’enfant-Dieu ne naît pas en toi,
alors gueuletonne, bois jusqu'à plus soif.
Noël ne sera qu’une fête conviviale
dont tu auras manqué le mystère.

S’il ne naît pas en toi…
tu laisseras agir tes gosses au gré de leurs instincts
et tu les aideras à grandir dans toutes les disciplines
sauf l’essentiel.

S’il ne naît pas en toi…
tes mômes ne sauront jamais le sens à donner à leur vie.
Le mystère de l’arrivée sur terre d’un Bébé
venu nous dire que seul l’amour compte
donne une puissance vitale
qui transforme et dynamise une existence.

S’il ne naît pas en toi…
alors tu vas surgâter tes gosses
en refusant de les faire communier
à la misère des milliers de jeunes de leur âge
qui vivent des calvaires atroces,
en Afrique et partout dans le monde.

S’il ne naît pas en toi…
la religion que tu véhicules à travers ta phrase rituelle :
"je suis croyant, pas pratiquant"
ne sera qu’un paravent religieux dérisoire
qui te privera d’une force incalculable.

S’il ne naît pas en toi…
prépare-toi à un beau Noël païen
où tu réjouiras seulement ton estomac,
laissant vide ton âme.

S’il ne naît pas en toi…
ce Bébé
qui a pris d’avance la dernière place
n’aura rien à te dire.

S’il ne naît pas en toi…
tu peux au moins l’implorer
devant chaque crèche que tu apercevras en lui disant :
"dis-moi pourquoi tu es si grand et si fragile à la fois" ;

S’il ne naît pas encore en toi...
ne soit pas impatient.
Dieu nous atteint tous et toutes,
sur terre, sans exception.
Seulement il nous attend à son heure.

Si tu essaies d’éveiller ou de réveiller en toi
ce mystère de la naissance de l’Enfant-Dieu,
tu te donnes toutes les chances
pour un Noël de partage et de tolérance,
à la force irrésistible.

Elle ne te quittera plus, cette force,
si, partant d’une naissance prodigieuse,
tu chemines durant l’année sur la route des mystères
de la souffrance et de la mort du Christ.

Il te donnera alors une gueule de ressuscité."

Citation : Se frustrer - André Gide

Se frustrer d'amour
est bien la plus terrible des erreurs,
c'est un deuil éternel
que rien ne peut réparer,
ni le temps, ni l'éternité.
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Citation : Il n'y a pas - Anonyme

Il n'y a pas de sécurité
sans responsabilité
Il n'y a pas de responsabilité
sans conscience
Il n'y a pas de conscience
sans connaissance
La connaissance n'est rien
sans la rigueur
Il n'y a donc pas de place
pour le hasard
ou la négligence
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Citation : Le bonheur - Gilbert Cesbron

Le bonheur, c'est comme le parfum,
on ne peut le répandre
sans s'en mettre un peu sur soi.
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Cri de pauvre : La mort d'un enfant - Roland Giraud

- Credit Image Creative commons -

J'ai connu la détresse.
Parce qu'un enfant, c'est la chair de sa chair.
Perdre un enfant, c'est le grand malheur par excellence.
Car c'est une chose qui n'est pas naturelle. ...

Les moyens de m'en sortir ? ...
On continue à vivre, à travailler.
On peut vivre blessé !
Même si, dans mon cas, beaucoup de gens
se sont mis à changer de trottoir.
De très bons copains m'évitaient,
et m'évitent encore,
parce qu'ils ne savent pas quoi dire.

Que dire au copain qui change de trottoir
neuf ans après la mort de Géraldine ?
j'ai envie de lui dire :
"si cela t'était arrivé à toi, je t'aurais appelé."
Je ne vois pas pourquoi on s'appelle
quand ça va bien, et pas quand ça va mal.
Quand ça allait bien, j'avais des dizaines de copains.

La compassion, c'est demander à l'autre :
"Y a-t-il quelque chose que je peux faire pour toi ?"
Oui, je pense que l'on doit partager la peine.
Cela fait partie de l'amour d'autrui.

- Lu dans le mensuel "Panorama" -

Citation : Aimer - Romain Gary

Aimer est la seule richesse
qui croît avec la prodigalité :
Plus on donne,
et plus il vous reste.
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Texte : Le feu... - Xavier Grall

Sweet fire
- Photo "Sweet fire" de Buz_flickr

Le feu est mon soleil d'hiver.
Ça craque, ça flambe, ça va, c'est bon...
Assis dans l'âtre, les chiens Maël et Mélenn à mes pieds,
je l'entretiens et le tisonne.

Le feu : l'élément et le principe.
Feu-père, disait-on en Bretagne.
Et l'on dansait tout autour, sur les collines,
le jour de la Saint-Jean.

Le feu : mon été dans le froid d'octobre.
Au fait, cette cheminée paysanne
n'est-elle pas le cœur de Botzulan ?
Le cœur brûlant...

Je ne saurais concevoir demeure humaine
sans une place pour le feu, dans son centre.
N'est-ce pas à la flamme primordiale
que l'on identifiait naguère la maison des hommes ?
Tel hameau, tant de feux.

Aujourd'hui, les architectes désignent les appartements
sous le nom sinistre de cellules.
Glacial : on croit entendre le pas des geôliers,
le grincement des judas !
Ô cités carcérales, comme elle est chaude ma liberté !

Ce geste immémorial : approcher nos mains du feu.
Comme si nous voulions, non seulement nous réchauffer,
mais encore étreindre dans nos bras
la lumière qui chante et qui danse.
La prendre, la posséder. L'amour, toujours,
sous toutes ses formes, partout,
s'exprime en images de feu.
Brûlons !

Le bois, chêne et châtaignier,
m'a été fourni par Jacky, mon voisin.
Feu de Dieu, il brûle bien !
Si bien qu'à l'aube il se consume encore.
Ténèbres vaincues, le feu est mon soleil d'hiver.
C'est très bon.


Texte : Banalité du bien - Matthieu Ricard

Un mendiant reçoit deux billets de 50 roupies
- somme relativement conséquente au Népal -
il en donne la moitié à son compagnon d'infortune.

Une infirmière épuisée
après une nuit de garde éprouvante
reste néanmoins quelques heures de plus
pour assister un mourant qui part seul.

Ma sœur, Ève, qui s'est occupée toute sa vie
d'enfants en difficulté,
n'a jamais hésité à se lever en pleine nuit
pour accueillir un enfant qui fuguait.

Dans le métro, un Maghrébin, percevant l'angoisse
d'une voyageuse qu'il ne reverra jamais,
lui murmure : "Ne t'inquiète pas, ma fille,
ça va passer."

Au terme d'une journée trop remplie,
un ingénieur rentre de son bureau
et fait 500 m de plus pour montrer
à un étranger perdu dans la capitale
le chemin de son hôtel.

On a pu parler de la "banalité du mal".
Mais l'on pourrait aussi parler
de la "banalité du bien" en se représentant
les mille et une expressions de solidarité,
de prévenance et d'engagement
en faveur du bien d'autrui
qui jalonnent nos vies quotidiennes
et exercent une influence considérable
sur la qualité de la vie sociale...

Le bien de tous les jours est anonyme ;
Il ne fait pas la une des médias
à la manière d'un attentat,
d'un crime crapuleux,
ou de la libido d'un homme politique.
S'il y a "banalité" c'est encore le signe
que nous sommes tous potentiellement capables
de faire du bien autour de nous.


Citation : La science - Michel Quoist

La science pourra peut-être
un jour expliquer le monde,
mais elle ne pourra pas pour autant
lui donner sa signification.
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Prière : Dieu seul peut... - Guy Gilbert

- Photo "La vague" sur Youtube - 

Dieu seul peut créer,
mais tu peux valoriser ce qu'il a créé,
Dieu seul peut donner la vie,
mais tu peux la transmettre et la respecter.
Dieu seul peut donner la santé,
mais tu peux orienter, guider, soigner.
Dieu seul peut donner la Foi,
mais tu peux donner ton témoignage.
Dieu seul peut infuser l'Espérance,
mais tu peux rendre la confiance à ton frère.
Dieu seul peut donner l'Amour,
mais toi tu peux apprendre à l'autre à aimer.
Dieu seul peut donner la joie,
mais tu peux sourire à tous.

Dieu seul peut donner la force,
mais toi tu peux soutenir un découragé.
Dieu seul est le chemin,
mais tu peux l'indiquer aux autres.
Dieu seul est la lumière,
mais tu peux la faire briller aux yeux des autres.
Dieu seul est la vie,
mais tu peux rendre aux autres le désir de vivre.
Dieu seul peut faire des miracles,
mais tu peux être celui qui apporte les cinq pains
et les deux poissons.
Dieu seul pourra faire ce qui paraît impossible,
mais tu pourras faire le possible.
Dieu seul se suffit à lui même
mais il a préféré compter sur toi !

Texte : Temps de l'évolution - Voltaire

Il faut vingt ans
pour mener l’homme,
de l’état de plante où il est
dans le ventre de sa mère,
et de l’état de pur animal,
qui est le partage de sa première enfance,
jusqu’à celui où la maturité de la raison
commence à poindre !
Il a fallu trente siècles
pour connaître un peu sa structure !
Il faudrait l’éternité
pour connaître quelque chose de son âme !
Il ne faut qu’un instant
pour le tuer !

Citation : Se tromper - d'après Augustin d'Hippone

Se tromper est humain.
Persister dans l'erreur
est diabolique.
Par contre,
pardonner est divin...
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Cri de pauvre : Vous devez nous respecter - Nelson Mandela

Nelson Mandela


Vous devez nous respecter, nous,
que vous voulez écarter et dominer.
Ce faisant, vous trouverez vous-même
ce que vous avez de plus riche enfoui en vous
et que malheureusement vous ignorez encore :
votre dignité qui vous permettra de reconnaître la nôtre…

Vous pouvez nous frapper, nous pourchasser,
nous mépriser, nous emprisonner et même nous tuer.
Mais vous ne pouvez pas assassiner
notre dignité d'hommes et de femmes libres.
Nous savons d'ailleurs que votre recours à la force
démontre votre faiblesse, révèle vos failles humaines.
Nous ne vous en voulons pas,
nous voulons simplement que vous aussi,
vous découvriez le chemin de crête de la montée humaine
qui élève tous les hommes et toutes les femmes du monde,
quelles que soient leur couleur, leur croyance
et même quelles que soient leurs erreurs….

Nous sommes tous frères,
marchant vers les mêmes fins,
par-delà nos vies,
par-delà notre mort.
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- Lu dans « Ouest France » -
Lire l’article

Prière : Tiens bon, bénévole ! - Un bénévole

A l'heure du découragement...
Il est des jours où rien ne va,
où la roue a décidé de tourner à l’envers :
mauvaises nouvelles, drames, soucis et problèmes
dégringolent comme à plaisir !

Et, pour couronner le tout,
voilà que j'apprends qu’untel a replongé !
Je n’avais pourtant pas ménagé ma peine
ni mon temps pour l’en sortir.
Il était bien reparti, j'en étais tout heureux,
et c’est normal.
Mais, patatras !
Tout est de nouveau à terre.
Il faut recommencer !

J'accuses le coup.
J'ai envie de baisser les bras : à quoi bon lutter !
"Basta ! ça suffit, j’en ai marre !"
Je m’en prendrais presque au bon Dieu :
"Mais enfin, Seigneur, où es-tu ?
Qu’est-ce-que tu fais ?
Tu me laisses tomber, ou quoi ?"
Oui, vraiment, sale temps !
Qu’est-ce qu’on rame ces jours-ci !

Autrefois, d’autres aussi avaient ramé dur.
Le Maître était resté à terre.
Leur barque se trouvait au milieu du lac.
La tempête s’était levée, la mer était déchaînée…
Ils s’épuisaient à ramer, car les vents étaient contraires…
Et voilà que, vers la fin de la nuit,
alors qu’ils n’en pouvaient plus,
Jésus est arrivé et il leur a dit : "Confiance !
C’est moi, n’ayez pas peur !" (Marc, 6 45-50).

Alors, moi aussi, je l'écoute.
Je l’entends me dire :
"Confiance ! Je suis là ! Tiens bon !"...

Citation : L'amour - Stan Rougier

L'amour ne se revendique pas.
Soit il y en a,
et c'est un merveilleux cadeau ;
soit il n'y en a pas,
et il faut en donner.
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Cri de pauvre : Solitude - Entendu par un bénévole

Avant, je travaillais
et on discutait avec les collègues.
J'allais faire mes courses
et le vendeur me parlait du temps qu'il fait.
J'emmenais les enfants à l'école
et on papotait avec les autres parents.
Même quand je marchais dans la rue
il y avait quelqu'un pour parler, blaguer, vivre !

Maintenant, je suis au chômage, ou malade, ou vieux,
et je suis seul chez moi.
Je vais au supermarché de la ville voisine
puisqu'il n'y a plus de magasin dans mon village
ou mon quartier,
et personne ne me parle plus du temps...
même aux caisses : les gens sont trop pressés
trop stressés, trop préoccupés
ou trop fermés à l'inconnu qui passe...

Mes enfants sont grands, vivent au loin :
plus d'école non plus, et si peu de visites...
Dans la rue, plus personne !
tout le monde reste bien calfeutré dans sa voiture
ou devant son poste de télévision,
bien au chaud, bien à l'abri,
bien dans son clan, bien dans son look !

Aujourd'hui, je ne parle plus,
je ne vois plus personne,
Dans ma rue, on ne me reconnaît même plus !
Quand je mourrai,
plus personne ne s'en rendra compte !

Citation : Science et questionnement - Honoré de Balzac

La clef de toutes les sciences
est sans contredit le point d'interrogation ;
nous devons la plupart des grandes découvertes
à la question du "Comment ?"
Mais la sagesse dans la vie
consiste peut-être à se demander,
à tout propos "Pourquoi ?"
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Texte : Question de temps – Gabriel Garcia Marquez

Il y a toujours un lendemain,
et la vie nous donne une autre occasion
de faire bien des choses,
mais si jamais je n'ai plus que ce jour,
j'aimerais dire à tous ceux que j'aime
combien je les aime.

Le lendemain n'est garanti à personne,
qu'il soit jeune ou vieux...
Aujourd'hui peut être le dernier jour
où tu vois ceux que tu aimes.

N'attends pas, fais-le aujourd'hui,
car, si demain ne vient pas,
tu regretteras de n'avoir pas pris le temps
d'un sourire, d'une caresse, d'un baiser,
trop occupé que tu étais.

Garde près de toi ceux que tu aimes,
dis-leur à l'oreille combien tu as besoin d'eux,
aime-les et traite-les bien,
prends le temps de dire "je regrette",
"pardonne-moi", "s'il te plaît", "merci",
et tous les mots d'amour que tu connais.
Car personne ne se souviendra
de tes pensées secrètes.
Il faut qu'elles soit dites
avant que tout soit consommé …

Texte : Ne te fatigue pas – Pierre Imberdis

Ne te fatigue pas à courir après du vent !
Dis, où vas-tu ?
Regarde... Tu ne sais plus ton chemin.
Tu vas, tu viens.
Tu es ici, puis là.
Tu t'essouffles !
Tes idoles d'un jour sont devenues quoi ?
Regarde : tu n'as rien dans les mains.

Non, vieux frère, calme-toi.
Là, repose-toi.
C'est dans ton cœur qu'il faut creuser.
Vas-y, creuse profond.
Un jour, tu découvriras peut-être
ce qui est important dans la vie.
Peut-être tu verras, un matin,
au bout de ton effort
l'étoile qui brille au fond de ton cœur.

Texte : Non à une économie de l'exclusion - Pape François

De même que le commandement
de “ne pas tuer”
pose une limite claire
pour assurer la valeur de la vie humaine,
aujourd'hui, nous devons dire
“non à une économie de l’exclusion
et de la disparité sociale”.
Une telle économie tue.

Il n’est pas possible que
le fait qu’une personne âgée
réduite à vivre dans la rue et meure de froid,
ne soit pas une nouvelle,
tandis que la baisse de deux points en bourse
en soit une.
Voilà l’exclusion.

On ne peut plus tolérer
le fait que la nourriture se jette,
quand il y a des personnes
qui souffrent de la faim.
C’est la disparité sociale.

Aujourd'hui, tout entre dans le jeu
de la compétitivité et de la loi du plus fort,
où le puissant mange le plus faible.
Comme conséquence de cette situation,
de grandes masses de population
se voient exclues et marginalisées :
sans travail, sans perspectives,
sans voies de sortie.

On considère l’être humain en lui-même
comme un bien de consommation,
qu’on peut utiliser et ensuite jeter.
Nous avons mis en route la culture du “déchet”
qui est même promue.

Il ne s’agit plus simplement
du phénomène de l’exploitation et de l’oppression,
mais de quelque chose de nouveau :
avec, l’exclusion reste touchée, dans sa racine même,
l’appartenance à la société dans laquelle on vit,
du moment qu’en elle
on ne se situe plus dans les bas-fonds,
dans la périphérie, ou sans pouvoir,
mais on est dehors.

Les exclus ne sont plus [considérés comme] des ‘exploités’,
mais [comme] des déchets, ‘des restes’.
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- Extrait de la nouvelle encyclique "Evangelii Gaudium" -
  Pour la lire au complet, cliquer ici.

Texte : La liberté - Jacques Prévost

- Photo "Bateau en contre-jour" de Image.com -


La Liberté,
Ce n'est pas partir,
c'est revenir,
Et agir,
Ce n'est pas prendre,
c'est comprendre,
Et apprendre,
Ce n'est pas savoir,
c'est vouloir,
Et pouvoir,
Ce n'est pas gagner,
c'est payer,
Et donner,
Ce n'est pas trahir,
c'est réunir,
Et accueillir.

La Liberté,
Ce n'est pas s'incliner,
c'est refuser,
Et remercier,
Ce pas un cadeau,
c'est un flambeau,
Et un fardeau,
Ce n'est pas la faiblesse,
c'est la sagesse,
Et la noblesse,
Ce n'est pas un avoir,
c'est un devoir,
Et un espoir,
Ce n'est pas discourir,
c'est obtenir,
Et maintenir.

Ce n'est pas facile,
C'est si fragile,
La Liberté,

Citation : Niveau de réflexion – Albert Einstein

Le monde que nous avons créé
est le résultat de notre niveau de réflexion,
mais les problèmes qu'il engendre
ne sauraient être résolus
à ce même niveau.
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Citation : Superflu et nécessaire - Annick Lhuillier

"le superflu du riche
prive le pauvre de son nécessaire"
nous disait déjà St Augustin
au IVe siècle...

Mais, aujourd'hui, en cette société
de surconsommation effrénée,
qui, du riche ou du pauvre,
a assez de courage pour se passer
de son superflu chéri ?
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Texte : Demeurer dans la paix – Yves Boulvin

Coucher de soleil sur le tas de pois
- Photo "Coucher de soleil sur les Tas de Pois" de Didier BreizHorizon" -

Suis-je conscient que, chaque jour une Paix,
une sérénité totales m’habite ?
Si vraiment je le réalise,
je ne resterai plus dans mes mouvements d’humeur,
dans mes peurs, dans mes colères...
Car au-delà, plus profondément que mes émotions,
interprétations, projections, "cinémas" mentaux…
Oui, tout au fond,
il y a une paix inébranlable, inentamée,
un endroit où je suis totalement aimé par Dieu,
à chaque instant.

Quoique je vive,
que je me sente bien ou pas, qu’il fasse beau ou pas,
que la journée se soit bien ou mal passé selon moi…
dans ma profondeur, je suis dans une Paix totale.

Le réaliser au quotidien
va me permettre de m’y ressourcer
de plus en plus souvent,
puis, quasiment d’une façon permanente :
* Je m’énerve, ou reçois des mauvaises nouvelles ?
   je reviens dans ma paix intérieure.
* J’ai dit ou reçu des mots qu’il ne fallait pas
   je me mets dans la Paix.
* Je ne suis pas content de moi ?
   Je reviens à la Paix intérieure.
Quand les choses ne se passent pas comme je voudrais,
immédiatement j’analyse ce qui s’est passé,
j’en tire des conclusions, des leçons pour l’avenir,
et je me mets à nouveau dans ma Paix intérieure.

Tout au long de la journée, je vais faire ce mouvement,
et je vais me sentir mieux, pacifier mon âme
pour en faire "mon Ciel" qui m’habite en profondeur,
lieu de ma demeure, de mon repos,
là où je me ressource, où je m’établis :
mon sanctuaire intérieur.

Avec cet exercice quotidien,
je reviens peu à peu à la paix intérieure
et j’y demeure tout en vaquant à mes occupations !
Ce mouvement permanent de retour à ma nature profonde
- qui est déjà là, et totalement en Paix -
va me permettre de mieux réagir aux événements de la journée…

Ainsi, je prends "des pauses pour me positionner"
dans un silence habité et dense.
Je me pose dans cet endroit de paix,
j'arrête ma pensée un moment pour faire le vide,
mais un vide qui s’ouvre sur la présence de Dieu, sur l’infini…
Dans cette profondeur en moi, je trouve une densité,
une présence totale où je peux me ressourcer
et où j’éprouve un sentiment d’éternité…
Alors, la présence immuable et aimante de Dieu
à chaque instant en moi, dans ma profondeur,
pacifie mon âme.

Citation : Tolérance et paix - François Régis Hutin

Pour vivre ce spirituel ou cet humanisme
dont beaucoup se réclament
On ne peut en rester aux caricatures réciproques
Qui ne font que travestir ce que sont vraiment
Et ce que désirent ardemment
Les uns et les autres :
La paix.
Or la paix passe par la reconnaissance et l’accueil de l’autre.

- Lu dans Ouest France -

Citation : L'astrologie - Montesquieu

L'entêtement pour l'astrologie
est une orgueilleuse extravagance.
Il n'y a pas jusqu'au plus misérable artisan
qui ne croie que les corps immenses
qui roulent sur sa tête
ne sont faits que pour annoncer à l'Univers
l'heure où il sortira de sa boutique.
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Vidéo 4mn : Prendre un enfant par la main - Yves Duteil




Prendre un enfant par la main
Pour l'emmener vers demain,
Pour lui donner la confiance en son pas,
Prendre un enfant pour un roi.
Prendre un enfant dans ses bras
Et pour la première fois,
Sécher ses larmes en étouffant de joie,
Prendre un enfant dans ses bras.

Prendre un enfant par le cœur
Pour soulager ses malheurs,
Tout doucement, sans parler, sans pudeur,
Prendre un enfant sur son cœur.
Prendre un enfant dans ses bras
Mais pour la première fois,
Verser des larmes en étouffant sa joie,
Prendre un enfant contre soi.

Prendre un enfant par la main
Et lui chanter des refrains
Pour qu'il s'endorme à la tombée du jour,
Prendre un enfant par l'amour.
Prendre un enfant comme il vient
Et consoler ses chagrins,
Vivre sa vie des années, puis soudain,
Prendre un enfant par la main
En regardant tout au bout du chemin,
Prendre un enfant pour le sien.

Texte : La fillette aux vieux os – Jean Rodhain

Elle ramassait les vieux os.
Elle ne savait ni lire ni écrire.
Elle n’avait même pas fait sa première communion.
Elle ignorait le catéchisme, car sa famille trop pauvre,
en avait besoin pour chercher le bois en forêt
et pour garder les trois autres à la maison.

Maison, c’est une façon de parler car, après cent misères,
leur logis n’était justement qu’un cachot désaffecté
tant il était insalubre :
les quatre enfants habitaient ce cachot avec la mère et le père.
Ce père, afin de laisser aux siens un peu de pain,
demeurait parfois au lit pendant les heures du jour
pour supporter en silence la faim canine qui le tenaillait.
Jean-Marie, le plus jeune des enfants,
fut un jour surpris à l’église
grattant les bavures de cire des cierges
pour apaiser sa faim .

C’est de ce « bouge infect et sombre » que cette gamine
sortit un matin pour aller vers la forêt chercher du bois,
et quelques os, pour les revendre à Alexine Baron, la chiffonnière du pays.
Elle revint au cachot avant midi les mains vides,
mais avec une richesse à faire accourir le monde entier.

J’oubliais, en effet, de vous préciser
que cette fille sans première communion
s’appelait Bernadette Soubirous.
Et le monde entier accourt, depuis plus de cent ans, vers la grotte
et visite inlassablement le cachot « infect et sombre »
où l’enfant rentra sagement
après chacune des dix-huit conversations
face à face avec Marie, Mère du Christ.

Ainsi, pour déclencher un tel torrent de ferveur et de curiosité,
pour révéler un tel Message,
la Mère de Dieu a choisi l’enfant LA PLUS MISERABLEMENT PAUVRE
de cette pauvre bourgade !
Comment est-il possible d’arriver à Lourdes
sans être saisi et bouleversé par ce geste du Ciel
mettant le doigt sur la misère personnifiée :
cette fillette ramassant les vieux os.

Texte : Le pouvoir de l’argent – Annick Lhuillier

Aujourd'hui, l’argent est dématérialisé,
il n’est plus l’espèce sonnante et trébuchante
qu’on sort avec parcimonie de sa poche
pour monnayer une acquisition devenue nécessaire.
Il n’est plus cet objet symbolique qui facilite le troc.
C’est devenu un alignement de chiffres
dans un fichier informatique,
un bien ayant, grâce à un calcul magique,
une valeur en soi :
on le possède, on le rentabilise, on spécule dessus.

Il ne sert plus à échanger mais à enrichir ou ruiner.
Il ne permet plus de réunir
un vendeur et un acheteur,
un artisan et un client
mais il sépare et divise :
celui qui veut s’enrichir plus
et celui qui n’en a plus assez pour vivre,
celui qui a peur de le perdre
et celui qui n’arrive plus à le gagner.

L’argent, ‘la tune’ des fascinés par son pouvoir,
devient une sorte d’idole quand il est acquis
pour lui-même ou ce qu’il représente :
la notoriété, le pouvoir, la puissance,
l’anarchie individuelle...
L’envie généralisée d’en avoir toujours plus
a provoqué la crise mondiale actuelle
qui fait des ravages dans les populations du globe.
 Il a asservi la mondialisation pourtant prometteuse au départ,
et a créé des situations ingérables et particulièrement injustes.
La spéculation honteuse sur les produits alimentaires
de première nécessité qui affame des régions tout entières
en est l’exemple type.

L’argent a transformé la ‘personne’,
riche de son humanité et de son rêve d’harmonie,
en ‘consommateur’ avide et insatiable.
Aujourd'hui une grande partie de l’humanité
est littéralement asservie par son pouvoir.
Pour lui, on détruit la planète
en la vidant de ses ressources naturelles
pourtant vitales pour l'homme.
Par les scandales humanitaires et les guerres qu’il provoque,
il détruit tout un pan de l’humanité...
Aujourd'hui, l’argent n’est plus au service de l’homme,
mais l’homme devient chaque jour un peu plus
esclave de l’argent…

Citation : La vraie place de la science - Charles Morgan

Stonehenge, Dawn
- Photo "Stonehenge" de Brian - 

Un jour viendra peut-être,
qui sait si ce n'est pas aujourd'hui ?
où la science reprendra sa place normale :
source de sagesse et non de puissance,
à l'égal de la musique et de la poésie.
______________________



Bible : Bonheur de vivre - Saint Paul

Pour le reste, frères et sœurs,
soyez dans la joie,
travaillez à vous perfectionner,
encouragez-vous,
vivez en plein accord,
dans la paix,
et le Dieu d'amour et de paix
sera avec vous.
________________________
(2e épitre aux Corinthiens, chap. 13, verset 11)


Citation : Une grand-mère - Fanny Fern

Ma Grand-Mère # 80 ans
- Photo "Ma grand-mère" de Nadia Michel - 

Les oncles, les tantes et les cousins, c’est bien.
Les parents, c’est à ne pas négliger.
Mais une grand-mère les vaut tous !
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Texte : Je n'aime pas la guerre - Jean Giono

Je n'aime pas la guerre.
Je n'aime aucune sorte de guerre.
Ce n'est pas par sentimentalité.
Je suis resté quarante-deux jours
devant le fort de Vaux et il est difficile
de m'intéresser à un cadavre désormais.

Je ne sais pas si c'est une qualité ou un défaut :
c'est un fait.
Je déteste la guerre.
Je refuse la guerre pour la simple raison
que la guerre est inutile.
Oui, ce simple petit mot.
Je n'ai pas d'imagination.
Pas horrible ; non, inutile, simplement.
Ce qui me frappe dans la guerre
ce n'est pas son horreur : c'est son inutilité.
Vous me direz que cette inutilité précisément est horrible.
Oui, mais par surcroît.

Il est impossible d'expliquer
l'horreur de quarante-deux jours d'attaque devant Verdun
à des hommes qui, nés après la bataille, sont maintenant
dans la faiblesse et dans la force de la jeunesse...

Vous ne pouvez pas leur prouver l'horreur.
Vous n'avez plus rien à votre disposition que votre parole :
vos amis qui ont été tués à côté de vous
n'étaient pas les amis de ceux à qui vous parlez ;
la monstrueuse magie qui transformait
ces affections vivantes en pourriture,
ils ne peuvent pas la connaître ;
le massacre des corps et la laideur des mutilations
se sont dispersés depuis vingt ans
et se sont perdus silencieusement
au fond de vingt années d'accouchements journaliers
d'enfants frais, neufs, entiers, et parfaitement beaux.

À la fin des guerres il y a un mutilé de la face,
un manchot, un boiteux, un gazé... pour dix hommes ;
vingt ans après il n'y en a plus qu'un pour deux cents hommes ;
on ne les voit plus ; ils ne sont plus des preuves.
L'horreur s'efface.

Et j'ajoute que malgré toute cette horreur,
si la guerre était utile
il serait juste de l'accepter.
Mais la guerre est inutile
et son inutilité est évidente.
L'inutilité de toutes les guerres est évidente.

Qu'elles soient défensives, offensives, civiles,
pour la paix, le droit, pour la liberté,
toutes les guerres sont inutiles.
La succession des guerres dans l'histoire
prouve bien qu'elles n'ont jamais conclu
puisqu'il a fallu recommencer les guerres.

La guerre de 1914 a d'abord été pour nous, Français,
une guerre défensive.
Nous sommes-nous défendus ? Non !
Nous sommes au même point qu'avant.
Elle devait être ensuite la guerre du droit.
A-t-elle créé le droit ?
Non, nous avons vécu depuis,
des temps pareillement injustes.

Elle devait être la dernière des guerres ;
elle était la guerre à tuer la guerre.
L'a-t-elle fait ? Non...
elle n'a tué que des hommes inutilement.
La guerre d'Espagne n'est pas encore finie
qu'on aperçoit déjà son évidente inutilité.

Je consens à faire n'importe quel travail utile,
même au péril de ma vie.
Je refuse tout ce qui est inutile
et en premier lieu la guerre
car son inutilité est aussi claire que le soleil.

Citation : La liberté et la loi – Jean-Jacques Rousseau

Il n'y a point de liberté sans lois, 
ni avec quelqu'un au-dessus des lois. 
Un peuple libre obéit, mais il ne sert pas ; 
il a des chefs et non pas des maîtres ; 
il obéit aux lois, mais il n'obéit qu'aux lois 
et c'est par la force des lois 
qu'il n'obéit pas aux hommes.
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Cri de pauvre : Désespérance - Angelo Amatulli

J'ai voulu m'oublier,
oublier que je vivais,
Ne plus penser que j'existais.
J'ai cru pouvoir m'évader de mon corps,
Mais je ne peux m'enfouir moi-même.

J'ai cherché une terre
remplie d'arbres fruitiers,
Mais je n'ai trouvé qu'un désert aride.
J'aurais voulu que mes yeux me quittent,
Pour voyager vers un monde plus beau,
Mais mes yeux prisonniers de ma mémoire
Furent condamnés à voir la misère.

Alors j'ai étouffé ma conscience,
Mais plus forte que moi
elle revint à la vie.
J'ai voulu changer ma route,
Mais mes pieds m'ont ramené sur mes pas.

Comme je ne trouvais pas le repos,
J'ai voulu m'endormir pour toujours,
Mais lorsque j'ai fermé les yeux
pour chercher la nuit,
Un rayon de soleil m'a rempli de chaleur.
Alors j'ai ouvert les yeux
et j'ai décidé de VIVRE !


Texte : Le doute et la preuve - Anne Miranda

Brume tree
- Photo "Brume tree" de Lalie Sorbet - 

Entre certitudes et convictions étayées :
le doute.
Douter de quoi ?
De qui ?
Pourquoi ?

Douter pour agir,
comprendre, penser...
Le doute pour soi,
le doute pour les autres.
Le doute non pas pour se perdre, se fondre,
mais pour s'accorder, pour avancer.

Entre le doute et la preuve,
le questionnement.
Le questionnement, comme une porte ouverte
sur un autre possible,
ni révolutionnaire, ni polémique,
juste à l'écoute, juste attentif.

Le questionnement pour les réponses,
mais surtout pour la rencontre.
La preuve comme une quête,
le questionnement,
comme une œuvre d'humanité.

Texte : Le courage d'être heureux - Pape François

Dans la culture du provisoire, du relatif,
beaucoup prônent que l’important
c’est de jouir du moment,
qu’il ne vaut pas la peine
de s’engager pour toute la vie,
de faire des choix définitifs,
car on ne sait pas ce que nous réserve demain.

Moi, au contraire,
je vous demande d’être révolutionnaires,
je vous demande d’aller à contre-courant.
Oui, en cela je vous demande de vous révolter
contre cette culture du provisoire,
qui, au fond, croit que vous n’êtes pas
en mesure d’assumer vos responsabilités,
elle croit que vous n’êtes pas capables
d’aimer vraiment.
Ayez le courage d’« aller à contre-courant ».
Et ayez aussi le courage d’être heureux.

Texte : Finir de vivre n'est pas mourir d'avance - Paul Ricœur

La mort fait partie de la vie.
Mais il y a un danger dans notre société
c'est de considérer une tierce catégorie,
qui serait celle des mourants :
ni tout à fait vivant, ni tout à fait mort,
mais qui sont plutôt du côté des morts car on les appelle mourants.

C'est important d'associer le mot "vie" au thème de la souffrance
parce que c'est bien d'un vivant en fin de vie dont nous parlons,
et non pas de quelqu'un qui serait comme déjà mort.
La vie est aussi faite de souffrance physique et/ou psychologique...
Dans l'existence humaine, il y a nécessairement de la souffrance.
Nous avons un corps, et il est soumis à la maladie,
aux influences intérieures et extérieures, à la vieillesse,
et on ne peut pas prétendre échapper complètement à la souffrance.

Une vie qui ne connaîtra pas de malheur pourrait signifier
que l'on vit de manière très superficielle, très euphorique
et j'ajouterai même, très toxicomaniaque.
Alors comment faire disparaître la souffrance,
qu'elle soit physique ou psychologique ?
En se chargeant de médicaments,
en consommant des drogues pharmaceutiques,
dangereuses comme l'héroïne, le cannabis...

L'on ne peut pas être heureux
si l'on n'assume pas cette part de malheur.
Le bonheur n'est pas le contraire du malheur,
c'est la manière d'assumer le malheur.
C'est important de le dire car la souffrance dans la vie à mes yeux,
n'a pas le même statut que la souffrance dans les ultimes moments.
Votre discours concernant la fin de vie est de combattre la souffrance...
Lorsque l'on est certain que la mort va arriver bientôt,
la souffrance à ce moment-là, ne peut plus être un palier de l'existence,
elle ne peut plus être un malheur que l'on peut assumer.

La souffrance est vraiment quelque chose
qu'il faut combattre par tous les moyens.
La suppression de la douleur en fin de vie,
est prioritaire par rapport à la prolongation des jours.
À quoi ça sert d'ajouter des jours à la vie,
si l'on n'ajoute pas de la vie aux jours ?
Il devrait y avoir comme conséquence à ce soulagement de la douleur,
une diminution des jours à vivre.

Parce que l'objectif principal n'est pas
de prolonger la vie dans la souffrance,
mais de combattre la souffrance même si la vie doit en être écourtée.
Si ce principe est essentiel,
il ne doit pas être toujours respecté
dans le cas où le patient dit qu'il préfère souffrir un peu
pour rester lucide.

Prière : Litanie des saints anonymes - Charles Delhez

Saints et saintes de Dieu
qui n’avez pas trouvé de date dans nos calendriers,
mais qui avez reçu de Dieu une place éternelle,
priez pour nous.

Vous, les humbles laboureurs de la terre,
qui avez accueilli les fruits de la Création,
priez pour nous.

Vous, les femmes de ménage,
cuisinières et bonnes d’enfants
qui, jour après jour, avez semé la tendresse,
priez pour nous.

Et vous, travailleurs dans les usines obscures
ou à la chaîne,
toujours attentifs aux autres,
priez pour nous.

Et vous qui avez prêté une oreille attentive à toute solitude
et avez toujours accueilli les désespérés,
priez pour nous.

Vous, les simples prêtres de paroisse
et les religieuses de couvent,
qui fidèlement avez servi Dieu et témoigné de lui,
priez pour nous.

Vous, les parents, parfois incompris,
qui, à la sueur de votre front,
avez travaillé pour vos enfants,
priez pour nous.

Vous, grands-parents,
qui avez enveloppé de tendresse vos petits-enfants,
après avoir éduqué leurs parents,
priez pour nous...

Vous tous, saints et saintes,
bienheureux enfants de Dieu,
faites monter notre louange
vers le Père, par le Fils, dans l’Esprit Saint. Amen.

Texte : Va vers toi-même - Gabriel Ringlet

Va vers toi-même.
Étonne-toi de toi.
Accueille la polyphonie qui t'habite.
Les couleurs de ta palette
sont plus que tu ne l'imagines.

Réveille les lumières de ton vitrail intérieur.
As-tu déjà contemplé un vitrail de près ?
Vu de l'extérieur,
il paraît un peu gris et triste.
Il faut entrer dans le sanctuaire ou dans la maison.
Et s'asseoir.

Pas seulement un jour, une fois.
S'asseoir souvent, quelques minutes,
mais à des heures différentes,
quand il fait beau soleil,
quant il fait pluie,
par temps de neige ou de brouillard.

Quelle vie, un vitrail !
A chaque saison du jour une lumière nouvelle.
Assieds-toi près de toi, respire un bon coup,
laisse un peu de souffle t'envahir,
et dis-toi que le premier vitrail ,
c'est toi.

Citation : Obstacle à la vie - Sénèque

Le plus grand obstacle à la vie
est l'attente qui espère demain
et néglige aujourd'hui.
_________________________


Texte : Si tu veux éviter - François d'Assise

Si tu veux éviter la peur,
donne-toi à l’amour.
Si tu veux éviter l’ignorance,
recherche la sagesse.
Si tu veux éviter la colère,
cultive la patience.
Si tu veux éviter le trouble,
sois humble.
Si tu veux éviter le désir de posséder,
laisse-toi appauvrir.
Si tu veux éviter l’avarice,
sois joyeux.
Si tu veux éviter les préoccupations mauvaises,
cherche la paix intérieure.
Si tu veux éviter l’errance de l’esprit,
aime la méditation.
Si tu veux éviter la dureté du cœur,
découvre la miséricorde.

Cri de pauvre : Je descends la rue - Portia Nelson

addiction
- Photo "Addiction" de Cornel Gingarasu -

Je descends la rue...
Sortir d’une dépendance nécessite un cheminement,
un mode de vie de tous les jours :

Je descends la rue...
Il y a un trou profond dans le trottoir :
Je tombe dedans.
Je suis perdu...
je suis désespéré.
Ce n’est pas ma faute.
Il me faut du temps pour en sortir.

Je descends la même rue.
Il y a un trou profond dans le trottoir :
Je fais semblant de ne pas le voir.
Je tombe dedans à nouveau.
J’ai du mal à croire
que je suis au même endroit.
Mais ce n’est pas ma faute.
Il me faut encore longtemps pour en sortir.

Je descends la même rue.
Il y a un trou profond dans le trottoir :
Je le vois bien.
J’y retombe quand même...
c’est devenu une habitude.
J’ai les yeux ouverts.
Je sais ou je suis.
C’est bien de ma faute.
Je ressors immédiatement.

Je descends la même rue.
Il y a un trou profond dans le trottoir :
Je le contourne.

Je descends une autre rue...

Texte : Valoriser la singularité - d'après Hannah Arendt

Les Nazis ont commencé
par empêcher les gens de penser,
par les banaliser.
Ils leur ont ensuite imposé des idéologies
qui fonctionnent par clichés et obéissance :
On n'a plus le droit de s'interroger ni de penser,
seulement d'obéir.
Ainsi, une fois la pensée détruite,
ils ont pu leur faire accepter de détruire la vie,
jusqu'à leur faire accepter
le principe des camps d'extermination...
La seule antidote,
c'est de valoriser la singularité.

Citation : Liberté et loi - Henri Lacordaire


Entre le fort et le faible,
entre le riche et le pauvre,
entre le maître et le serviteur,
c'est la liberté qui opprime
et la loi qui affranchit !
_________________________


Texte : La vie - Charlie Chaplin

J'ai pardonné des erreurs presque impardonnables,
j'ai essayé de remplacer des personnes irremplaçables
et oublier des personnes inoubliables.
J'ai agi par impulsion,
j'ai été déçu par des gens que j'en croyais incapables,
mais j'ai déçu des gens aussi.

J'ai tenu quelqu'un dans mes bras pour le protéger.
J'ai ri quand il ne fallait pas.
Je me suis fait des amis éternels.
J'ai aimé et l'ai été en retour, mais j'ai aussi été repoussé.
J'ai été aimé et je n'ai pas su aimer.
J'ai crié et sauté de tant de joies,
j'ai vécu d'amour et fait des promesses éternelles,
mais je me suis brisé le cœur, tant de fois !

J'ai pleuré en écoutant de la musique
ou en regardant des photos.
J'ai téléphoné juste pour entendre une voix,
je suis déjà tombé amoureux d'un sourire.
J'ai déjà cru mourir par tant de nostalgie
et j'ai eu peur de perdre quelqu'un de très spécial…
que j'ai fini par perdre !
Mais j'ai survécu !
Et je vis encore !

Et la vie, je ne m'en passe pas...
Et toi non plus tu ne devrais pas t'en passer.
Vis !!!
Ce qui est vraiment bon,
c'est de se battre avec persuasion,
embrasser la vie et vivre avec passion,
perdre avec classe
et vaincre en osant,
parce que le monde appartient à celui qui ose
et que la vie c’est beaucoup trop pour être insignifiante !"

Audio 2mn : Je choisis la simplicité - Yves Boulvin


Simplicité. Simplicity.
- Photo "Simplicité" de Amiela40 -





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Citation : Utopie – René de Chateaubriand


Un temps viendra où l’on ne concevra pas
qu’il fut un ordre social dans lequel
un homme avait un million de revenus
tandis qu’un autre homme n’avait pas de quoi payer son dîner.
D'un côté, quelques individus détenant d’immenses richesses,
de l’autre, des multitudes sans nom de troupeaux affamés.
____________________________


Texte : Grand-mère - Maurice Carême

Vietnam   Hoi An   Grand Mère
- Photo "Vietnam Hoi An Grand Mère" de Anne Pixanne" -

Et voici que s'approche à pas lents ma grand-mère.
Je l'écoute monter prudemment l'escalier...
Puis je sens son regard qui descend jusqu'au fond de moi-même,
dans l'ombre où se cache mon cœur
afin de s'assurer que je suis resté bon
comme elle m'a connu dans sa pauvre maison.

Et pour moi seul, elle commence à chantonner
une vieille chanson pleine de gaucheries
où l'on dit le bonheur d'être humble dans la vie,
où l'on dit la candeur d'aimer et d'être aimé.
On dirait que sa voix fait trembler la lumière,
et j'entends doucement mes souvenirs pleurer.

Texte : La pauvreté en France, un scandale ! - Annick Lhuillier

   - C'était la journée mondiale de la misère -

Comment, dans notre pays dit riche et généreux,
pouvons-nous avoir encore autant de personnes démunies ?
Nous sommes pourtant enviés pour notre système social.
Nous avons inventé les « droits de l’homme »…
Pourtant, aucun de nos gouvernants n’a pu résoudre ce problème récurrent,
véritable cancer de notre société.
Cette situation nous déstabilise tous, quelle que soit notre situation,
fort conscients qu’un accident de la vie au mauvais moment
peut nous plonger assez vite dans la spirale de la pauvreté et de l’exclusion.

La France a pourtant été forgée patiemment et courageusement,
au cours des siècles, dans une longue culture judéo-chrétienne
qui prône amour, justice et partage.
En plus, la révolution de 1789 a été initiée
à partir d’un grand désir de justice sociale bien légitime.
La laïcisation, fortement implantée dans notre pays,
a su garder très vivace l’esprit de solidarité et de partage.
Notre système social basé sur la répartition entre tous,
au lieu d'une assurance individuelle assez égoïste,
en est l’exemple caractéristique.
Pensons aussi à tous ces élans de générosité sans pareil qui s’organisent partout
dès qu’une catastrophe humanitaire se produit dans le monde.
Et la devise de la France, « Liberté Egalité Fraternité »,
se trouve inscrite en gros sur les frontons de nos mairies !

Pourtant, plus nous vivons dans l'opulence matérielle,
culturelle, de loisirs, de confort, etc.
plus le nombre d'exclus du système augmente, au point qu’à chaque élection,
on constate une dangereuse montée des partis extrémistes
stigmatisant les contestations, sans apporter de solutions réalistes !
Et ce n’est pas qu’une question de médiatisation hyper sélective
comme cela nous rassure de le penser,
mais c’est une véritable réalité sociale
qui gangrène jour après jour la société française…

Il nous faut d’urgence et par tous les moyens essayer d’enrayer,
jusqu'à ses plus petits rouages,
le mécanisme de ce scandale d’une actualité criante
et assez dangereuse pour l’avenir...
et tenter de comprendre comment aujourd'hui
les faits viennent trop souvent contredire toutes ces idées généreuses
qui ont construit notre pays au fil des siècles.

Chacun peut le faire à son petit niveau local,
avec son entourage de proximité :
il suffit d’un peu plus d’attention et d’écoute bienveillante,
et d’un peu d’imagination au jour le jour, au cas par cas,
pour que chacun (on est 60 millions de « chacuns », n’oublions pas !)
fasse un petit pas vers plus de fraternité…

Citation : Difficulté d’agir Constantin Brancusi

Les choses ne sont pas difficiles à faire,
ce qui est difficile,
c'est de se mettre en état de les faire.
_________________


Texte : La culture de mise à l’écart – Pape François

Recherche d'emploi
- Photo "Recherche d'emploi" de dwursteisen -

Quand nous isolons les jeunes, nous faisons une injustice :
nous les séparons de leur appartenance :
leur famille, leur patrie, leur culture, leur foi…
mais, nous ne devons surtout pas les isoler de toute la société !
Ils sont – vraiment – l’avenir d’un peuple !
Ils sont l’avenir parce qu’ils ont la force,
ils sont jeunes, ils doivent pouvoir aller de l’avant.

Mais à l’autre extrême de la vie aussi,
les personnes âgées, sont l’avenir d’un peuple.
Un peuple a un avenir s’il avance avec ces deux réalités :
d'une part, avec la force  des jeunes pour le faire avancer
et d'autre part, avec les personnes âgées
car ce sont elles qui donnent la sagesse de la vie.

Bien des fois, je pense que nous commettons une injustice envers elles :
nous les laissons de côté comme si elles n’avaient rien à nous donner ;
Pourtant, elles ont la sagesse, la sagesse de la vie,
la sagesse de l’histoire, la sagesse de la patrie,
la sagesse de la famille.
Et nous avons besoin de cela ! …

- lire la suite sur le site du Vatican : http://www.vatican.va/holy_father/francesco/speeches/2013/july/documents/papa-francesco_20130725_gmg-comunita-varginha_fr.html

Texte : Moins penser à moi - Jean Rodhain

J'ai trouvé la joie du jour où j'ai moins pensé à moi.
Mes soucis sont mon huis-clos.
Je tourne en rond dans la prison de mes ennuis personnels.
Une visite par semaine à un jeune handicapé physique
Une visite par mois à la prison...

J'apprends le courage des autres.
Ils ont ouvert des fenêtres dans mes mesquines murailles.
Le soleil est entré !


Citation : Quand on est pauvre - Matthieu Ricard


Quand on est pauvre parmi des pauvres
la solidarité nous sauve.
Mais ici, la misère est plus souvent noyée
dans l'anonymat matériel de la prospérité :
être pauvre parmi les riches
entraîne un isolement encore plus douloureux.
_______________________


Citation : Un stylo - Malala Yousafzai

Un enfant,
un enseignant,
un livre
et un stylo
peuvent changer le monde.

- les extrémistes ont peur des livres ! -
_________________


Citation : Les biens matériels - Saint Exupéry


En travaillant pour les seuls biens matériels,
nous bâtissons nous-mêmes notre prison.
Nous nous enfermons solitaires
 avec notre monnaie de cendre
 qui ne procure rien qui vaille.
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Citation : L’exclusion- Thibault Hauthuille

Les trois amis
- Photo "Les trois amis" de chris.paul74 -

Jusqu'où faut-il être descendu
 pour que la ré-humanisation
 passe par le regard d'un chien ?

Entendu à Diaconia 2013
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Texte : Interview de Dieu - Anonyme

Aujourd'hui, comme prière, j'ai demandé un interview à Dieu :
  • Alors tu aimerais avoir un entretien, demande Dieu.
  • Si vous avez du temps, j'aimerais bien.
  • Mon temps est éternel, me répond-il en souriant...
    quelles questions as-tu à me poser ?

  • Tout d'abord, qu’est-ce qui vous surprend le plus dans l’être humain ?
  • C'est qu'il s'inquiète du futur alors qu'il oublie le présent,
    de telle sorte qu’il ne vit ni dans le présent ni dans le futur.
    Il vit aussi comme si la mort n'existe pas
    et il meurt comme s’il n’avait jamais vécu.
    Quand il est enfant, ils il a hâte de devenir grand
    et quand il est grand, il fait tout pour rajeunir.
    Il perd sa santé à vouloir gagner de l’argent,
    puis perd son argent à vouloir retrouver la santé.
La main de Dieu a pris la mienne
et pour un moment, nous étions silencieux,
puis, je lui ai demandé :
  • Et en tant que parent, quelles leçons de vie
    apprendriez-vous à vos enfants ?
  • Leur apprendre qu’ils ne peuvent forcer personne à les aimer,
    me répondit Dieu très doucement.
    Mais ce qu’ils peuvent faire par contre, c’est de d'aimer...
    Leur apprendre que le plus important
    n’est pas ce qu’ils possèdent, mais qui ils sont.
    Leur apprendre qu’il n’est pas bon
    de comparer leur vie avec celle des autres.
    Leur apprendre qu’il suffit de quelques secondes
    pour causer une blessure profonde à un être cher,
    mais qu’il faut plusieurs années pour le guérir.
    Leur apprendre qu’il y a des gens qui les aime,
    mais ils ne savent pas toujours comment montrer leurs sentiments.
    Leur apprendre que l’argent peut tout acheter… sauf le bonheur.
    Leur apprendre que deux personnes peuvent avoir la même idée
    et pourtant, la voir différemment.
    Leur apprendre qu'il n’est pas suffisant d’être pardonné,
    mais qu’ils doivent aussi pardonner eux-mêmes aux autres.
    Et surtout, leur apprendre que je suis ici... toujours... tout près d'eux...

Citation : Le verbe aimer Jean Cocteau

marguerite
- Photo "Marguerite" de Caroline Clauss -

Le verbe aimer est difficile à conjuguer :
son passé n'est pas simple,
son présent est imparfait
et son futur est toujours conditionnel.
_______________________________


Texte : Rappelle-toi - Thomas Merton

Rappelle-toi
Que si un rien fait souffrir
un rien aussi fait plaisir...
Que tu peux être semeur
d'optimisme, de courage, de confiance...
Que ta bonne humeur peut égayer la vie des autres...
que tu peux, en tout temps, dire un mot aimable...
Que ton sourire non seulement t'enjolive,
mais qu'il embellit l'existence de ceux qui t'approchent...
Que tu as des mains pour donner
et un cœur pour pardonner...


Texte : Le silence - Julien Green

Le silence,
Un trésor qui se fait de plus en plus rare !
Or il est indispensable à l'esprit.
C'est une des plus sûres des portes de secours
Qui mènent à l'essentiel.
Notre siècle nous offre
le plus considérable massacre du silence.
Or la paix habite le silence !


Texte : Courage ! – Yves Boulvin

Bateau de pêche ( 29 )
- Photo "Bateau de pêche" par Corinne Rolland -

Aujourd'hui, devant les difficultés de la vie,
devant ce moment ou cette relation difficile ou lourde pour moi,
j'écoute intérieurement un mot qui vient du fond de moi : " courage ! "

Alors je me remplis de courage !
et je vais être moi-même un ferment de courage pour les autres,
car toutes les difficultés que je peux vivre
me relie aux autres qui vivent des difficultés analogues,
même s’ils n’en parlent pas.

Je me remplis de courage pour donner du courage aux autres.
Je ne me décourage pas pour ne pas décourager les autres.
Il y a des vases communicants entre nous ;
je le comprends et je me remplis du courage
que Dieu me donne à mon petit niveau
pour bien faire ce que j'ai à faire,
et aussi pour inviter au courage
tous ceux qui sont autour de moi et que je vais rencontrer.

Voilà un mot pour aujourd'hui : « courage ! »,
un mot pour une autre journée : « en avant ! »,
un mot pour autre autre journée : « tout est bien ! »,
un mot pour un autre jour : « vas-y ! »,
et le mot final qui va me donner encore plus de courage :
« je l’ai fait ! »
car je n’oublie jamais de regarder ce que j’ai fait, ce que j'ai réussi...

Citation : Le parler efficace - Père du désert

Abba Isaïe disait :

"Que ce ne soit pas ta langue qui parle,
mais tes œuvres ;
et que tes paroles soient plus humbles
que tes œuvres :.
Ne pense pas sans intelligence,
N'enseigne pas sans humilité,
Pour que la terre puisse recevoir sa semence."
_________________________


Texte : Marins pêcheurs - Xavier Grall

Sept marins concarnois sont morts au large de Pointe Noire.
Perdus, disparus, disloqués, broyés.
Finis.
Ceux-là ne verront plus la maison blanche à la proue de leur terre.
Finis, disparus.
Naufragés...

Je connais ce peuple.
Ses joies brillantes, ses peines muettes.
Touristes qui passez par Trégunc, Trévignon, Moëlan, Doélan,
s'il vous plaît, ne cherchez pas les masures pittoresques.
Les marins les ont désertées.
Leurs demeures sont de ce temps,
comme est de ce temps leur amour de la vie.

Et ramassez vos appareils photos :
Vous blesseriez ces hommes à les prendre pour des êtres de l'âge de pierre.
Ils sont d'aujourd'hui.
Seule, éternelle, la dureté de leur existence.
Comme le bruit de la mer dans le rideau des fenêtres.

Vous verrez tout à la télé,
hormis les heurs et les malheurs de tant de matelots,
de tant de capitaines. ...

C'est faire injure à ceux qui affrontent et la lame et le vent
que de ne voir l'océan que par la lorgnette de la régate et de la course.
Foin de vedettes. La mer n'est pas aux cabotins.
Elle est aux hommes. ...

Je me tais. Pas de littérature.
Une prière seulement pour ceux-là qui allaient prendre un verre
au caboulot de Fine-Jeannie à Trégunc, avant de s'embarquer.
Tout simplement... comme s'ils allaient au marché...
Au marché des corps et des biens.
Perdus...

Texte : S'aimer pour de vrai - Charlie Chaplin

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai compris qu’en toutes circonstances,
j’étais à la bonne place, au bon moment.
Et alors, j’ai pu me relaxer.
Aujourd'hui, je sais que cela s’appelle… l’Estime de soi.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai pu percevoir que mon anxiété et ma souffrance émotionnelle
n’étaient rien d’autre qu’un signal
lorsque je vais à l’encontre de mes convictions.
Aujourd'hui, je sais que cela s’appelle… l’Authenticité.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
J’ai cessé de vouloir une vie différente
et j’ai commencé à voir que tout ce qui m’arrive
contribue à ma croissance personnelle.
Aujourd'hui, je sais que cela s’appelle… la Maturité.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai commencé à percevoir l’abus
dans le fait de forcer une situation ou une personne,
dans le seul but d’obtenir ce que je veux,
sachant très bien que ni la personne ni moi-même
ne sommes prêts et que ce n’est pas le moment…
Aujourd'hui, je sais que cela s’appelle… le Respect.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai commencé à me libérer de tout ce qui n’était pas salutaire,
personnes, situations, tout ce qui baissait mon énergie.
Au début, ma raison appelait cela de l’égoïsme.
Aujourd'hui, je sais que cela s’appelle… l’Amour propre.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai cessé d’avoir peur du temps libre
et j’ai arrêté de faire de grands plans,
j’ai abandonné les méga-projets du futur.
Aujourd'hui, je fais ce qui est correct, ce que j’aime
quand cela me plait et à mon rythme.
Aujourd'hui, je sais que cela s’appelle… la Simplicité.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai cessé de chercher à avoir toujours raison,
et je me suis rendu compte de toutes les fois où je me suis trompé.
Aujourd'hui, j’ai découvert … l’Humilité.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai cessé de revivre le passé et de me préoccuper de l’avenir.
Aujourd'hui, je vis au présent, là où toute la vie se passe.
Aujourd'hui, je vis une seule journée à la fois.
Et cela s’appelle… la Plénitude.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai compris que ma tête pouvait me tromper et me décevoir.
Mais si je la mets au service de mon cœur,
elle devient une alliée très précieuse !
Tout ceci, c’est… le Savoir vivre.

Citation : L’argent – Chef Sioux

Quand le dernier arbre sera coupé, 
La dernière rivière empoisonnée, 
Et le dernier poisson mort, 
Alors l'homme découvrira 
Que l'on ne se nourrit pas d'argent... » 

- Extrait de son discours à Seattle en 1854 -


Citation : Contestations - Jules Claretie


Tout homme qui dirige,
qui fait quelque chose,
a contre lui :
ceux qui voudraient faire la même chose,
ceux qui font précisément le contraire
et surtout la grande armée des gens,
d'autant plus sévères,
qu'ils ne font rien du tout.
_______________________________


Texte : Crise de la paternité - Pierre Sullivan

Père et fils
- Photo "Père et fils" de Jean-Pierre Brindeau

La paternité est en crise. ...
Le désistement des pères est sensible partout
et ce ne sont pas ces images d’hommes
attendris par les mystères de la maternité,
ces "hommes-mère"
que la psychologie et la publicité "bobo"
cherchent conjointement à nous vendre,
qui nous rassurent.

Qui va décider du monde s’il n’y a plus de pères ?
S’il n’y a plus que des assistants-maternels ? ...

Citation : Contrastes bénéfiques - A. Ramaiya


Il faut des nuits sans lune
pour voir briller les étoiles,
des silences
pour que s'entendent les rires,
des jours de tristesse
pour mesurer la joie.
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Texte : Ode à la vraie vie - Gabriel Garcia Marquez

Si Dieu m'offrait encore un morceau de vie,
Je ne dirais peut-être pas tout ce que je pense,
Mais je penserais tout ce que je dis.

J'accorderais aux choses la valeur
non pas de ce qu'elles valent,
mais de ce qu'elles signifient.

Je dormirais peu, rêverais davantage,
car je sais qu'à chaque minute passée les yeux clos
On perd soixante secondes de lumières….

Mon Dieu, si j'avais un morceau de vie …
je ne laisserais pas passer un jour
sans dire aux gens que j'aime que je les aime …

Un enfant, je lui donnerais des ailes,
mais je le laisserais apprendre à voler tout seul.

Les vieux, je leur apprendrais
que la mort n'est pas le lot de la vieillesse,
mais celui de l'oubli.

J'ai tant appris de vous, les hommes ….
J'ai appris que tout le monde veut vivre sur la cime de la montagne,
Sans savoir que le vrai bonheur
réside dans la manière dont on gravit la pente.

J'ai appris que lorsqu'un nouveau-né serre de son petit poing
Pour la première fois, le doigt de son père, il le tient à jamais.

J'ai appris qu'un homme n'est jamais autorisé à en regarder
Un autre de haut que pour l'aider à se relever.

Citation : La paix dans le monde - Mère Teresa


Que pouvez-vous faire pour promouvoir la paix dans le monde ?
Rentrer chez vous et aimer votre famille !
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Texte : Avoir des projets – Yves Boulvin


Comme le mot « projets » est important !
On ne peut pas vivre, avoir envie de vivre, sans projets.
Mes projets anciens n’ont peut-être pas toujours pu être réalisés,
m’ont déçus ou m’ont découragés…
pourtant, j’ai un projet qui est d’accomplir une mission , une vocation...
Chacun de nous a une mission à accomplir.
C’est cette mission qui va nous rendre vraiment heureux,
qui va nous développer, nous épanouir, nous donner la joie intérieure.
Alors aujourd'hui, je réfléchis sur mon projet de vie.

Si j’ai chaque jour un projet pour la journée, la semaine, le mois ou plus,
ne fût-ce qu’un simple projet de vacances, je vais être beaucoup mieux,
car son organisation projetée va me permettre, quand je travaille beaucoup,
de respirer déjà l’air de la mer ou de la montagne, de ce lieu où j’aime aller.
Ainsi, ces vacances, je vais déjà les vivre « avant »,
je vais apprendre à bien les vivre « pendant »
et, « après », de me souvenir de tout ce qu’elles ont donné de bon.

Avoir des projets, c’est « avant », « pendant », et « après ».
Cela va construire ma vie, la cristalliser en positif.
Que je ne dise plus : « ma vie n’a pas de sens,
je ne suis rien, je ne vaux rien, je ne peux rien attendre... »
Dieu m’invite à percevoir, à mettre en mots, en forme, en pratique,
les projets qui sont en moi.
Car j’ai en moi des dons, un potentiel, des projets.
Je vais me donner le temps – en choisissant un accompagnement –
de les mettre au jour pour les réaliser.


Citation : Vivre comme des frères - Martin Luther King

Nous devons apprendre à vivre
ensemble comme des frères,
sinon nous allons mourir
tous ensemble comme des idiots.
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Citation : Le jeu de la vie – Pape François

Jardinier ...
- Photo "Jardinier" de Eric Journ'obs

Si on vit la vie comme un jeu,
la vie est triste,
mais quand on la vit pleinement et sérieusement,
cette vie-là donne la joie.
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Texte : Tisser la vie – Frédéric Ozanam

Nous sommes tous comme les ouvriers des Gobelins qui,
suivant les plans d' un artiste inconnu, 
s'appliquent à assortir les fils de diverses couleurs 
sur le revers de la trame. 

Ils ne voient pas le résultat de leur travail. 
C'est seulement quand tout est terminé 
qu' ils peuvent admirer à l' aise ces fleurs, ces figures, 
ces scènes splendides et dignes des palais des rois. 

Ainsi de nous : nous travaillons, 
nous souffrons ici-bas sans en voir le terme ni le fruit. 
Mais Dieu le voit, et quand Il nous relève de notre tâche, 
Il montre à nos regards émerveillés ce que Lui, 
le Grand Artiste invisible et présent partout, 
a fait de toutes ces fatigues qui nous semblent si stériles, 
et il daigne placer, dans Son grand palais,
ces faibles œuvres de nos mains".

Citation : La volonté - Paulo Coelho


Quand tu veux vraiment une chose,
tout l’univers conspire à faire en sorte
que tu parviennes à l’obtenir.
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Texte : Deux poids deux mesures - Pierre Descouvemont

Reconnaissons que nous avons souvent deux poids et deux mesures pour juger notre conduite et celle des autres.

  • Quand lui n'achève pas son travail, je me dis, il est paresseux.
    Quand moi, je n'achève pas mon travail, c'est que je suis trop occupé, trop surchargé.
      
  • Quand il parle de quelqu'un, c'est de la médisance.
    Quand je le fais, c'est de la critique constructive.
      
  • Quand lui tient à son point de vue, c'est un entêté.
    Quand moi je tiens à mon point de vue, c'est de la fermeté.
      
  • Quand lui prend du temps pour faire quelque chose, il est lent.
    Quand moi je prends du temps pour faire quelque chose, je suis soigneux.
      
  • Quand lui est aimable, il doit avoir une idée derrière la tête.
    Quand moi je suis aimable, je suis vertueux.
      
  • Quand lui est rapide pour faire quelque chose, il bâcle.
    Quand moi je suis rapide pour faire quelque chose, je suis habile.
      
  • Quand lui fait quelque chose sans qu'on le lui dise, il s'occupe de ce qui ne le regarde pas.
    Quand moi je fais quelque chose sans qu'on me le dise, je prends des initiatives.
      
  • Quand lui défend ses droits, c'est un mauvais esprit.
    Quand moi je défends mes droits, je montre du caractère…


Citation : Être fort - Madeleine Delbrêl

We must grind grain
- Photo "We must grind grain" de Sébastien Ernest

Il ne nous est pas demandé d'être forts aux moments de souffrance.
On ne demande pas au blé d'être fort quand on le broie
 mais de laisser le moulin en faire de la farine.
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Texte : Ici et maintenant - Luce Joshin Bachoux

  • Je n'en peux plus, tu sais !
              L'accent de Marseille chante, mais la voix est lasse :
    L'an dernier c'était le fils, cette année la fille, sans compter les problèmes d'argent. Je ne sais plus quoi faire, où donner de la tête. La nuit, je tourne et je retourne tout ça ! 
Odette a perdu le sourire qui l'avait jusqu'alors aidée à traverser la vie. Je la connais depuis vingt ans, j’aime son courage et son humour, elle est chrétienne et nous avons souvent parlé de nos engagements respectifs.
  • Alors, continue-t-elle, toi qui es bouddhiste, donne-moi un conseil, quelque chose qui m'aide. 
Je regarde son visage fatigué :
  • "Ici et maintenant...", voilà !
  • Ici et maintenant ? Qu'est-ce que tu veux dire ?  
  • Vois-tu, sur les problèmes réels, nous rajoutons notre souci : nous nous racontons des histoires sur les catastrophes qui vont arriver, nous construisons des scénarios basés sur notre peur. Le jour, la nuit, notre esprit s'agite et nous ne trouvons plus de repos… Au bout du compte, on embrouille tout, il n'y a plus d¹espace dans notre tête. C’est pourquoi il faut revenir à "ici et maintenant..."
    Essaye : deux ou trois fois par jour, tu t'assois sur une chaise. Tu te poses, sans t'effondrer, mais pas non plus assise à moitié. Tu prends le temps de respirer, naturellement, doucement…
    Tu est ici et maintenant...
    Ne t'inquiète pas si des dizaines de pensées déboulent, n'essaie pas de les faire partir. Reste assise tranquillement, ici et maintenant.
    Dans le bouddhisme, les sages comparent notre esprit à un cheval sauvage. Il flâne ici et là, puis brusquement fait volte-face et part au galop pour s'arrêter soudain, s'immobiliser, et repartir. Nos inquiétudes nous emmènent souvent au grand galope, et nous nous perdons de vue nous-mêmes.
    "Ici et maintenant...", c'est calmer ce cheval sauvage.
    L'important est de prendre quelques instants pour se retrouver soi-même au milieu de l'agitation du quotidien, refaire connaissance avec soi-même.
    On s'accueille soi-même comme on accueillerait un invité.
    Quelques instants pour soi dans la journée, ce n'est pas une action égoïste !
    Nous savons bien que les jours où nous nous levons de mauvaise humeur, elle va se propager toute la journée qui risque de devenir épouvantable !
    Au contraire, lorsque notre corps et notre esprit sont tranquilles, notre calme touche également les autres et aide à dénouer des situations tendues ou difficiles.
    Mais le calme, on ne peut pas le décréter ! Car ce ne sont pas nos mots que les autres perçoivent mais directement notre état d'esprit. 
Depuis, je reçois régulièrement des coups de téléphone d'Odette :
  • Tu sais, ça marche ! Quand quelque chose me tombe sur la tête, je m'assois, et je me dis : ''Ici et maintenant.'' D'ailleurs, je le fais chaque jour, même quand tout va bien.
    On ne peut pas croire qu'une si petite chose ait de si grands effets. Oui, revenir à soi-même, respirer, lâcher les pensées qui tournent en tous sens : apprécier le goût de ''Ici et maintenant'', c'est une grande découverte... et si simple !

Citation : Education - Proverbe africain


Il faut tout un village,
(tout un quartier,
toute une famille...)
pour élever un enfant !
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Texte : Eloge de la prière - Christiane Rancé

Tout s’emballe. Tout s’exploite.
Tout devient spectacle, jusqu’au plus secret de l’âme.
Et cela inquiète, trouble, terrorise.
Contre cette peur, existe un rempart : la prière.

Lorsque le silence du quotidien devient retentissant,
que l’emballement de nos vies
ne laisse place qu’au vide et à la solitude,
alors on se tourne vers l’autre, cet au-delà de nous,
alors on prie.
On entre en soi, on médite, on contemple
et, dans le seul langage du coeur, on demande,
on supplie, on implore, on remercie.

La prière est pur acte intérieur.
Au-delà de toute religion.
Que l’on soit croyant ou non,
elle devient espérance,
cette vertu majeure capable de sauver le monde.
Elle se présente comme une véritable attitude existentielle,
une manière d’être en profondeur.

        - Extrait de "Prenez-moi tout, mais laissez-moi l'extase" -

Texte : Changement de société ? - Pape François

Notre humanité vit en ce moment un tournant de son histoire,
par les progrès enregistrés en divers domaines.
Il faut faire l’éloge des acquis positifs qui contribuent au bien-être authentique de l’humanité.

Toutefois, la plupart des hommes et des femmes de notre temps
continuent de vivre dans une précarité quotidienne aux conséquences funestes :
la peur et la désespérance saisissent les cœurs de nombreuses personnes
même dans les pays dits riches ;
la joie de vivre s’amenuise ; l’indécence et la violence prennent de l’ampleur ;
et la pauvreté devient plus criante.
Il faut lutter pour vivre, et pour vivre souvent indignement.

L’une des causes de la crise financière  se trouve dans le rapport que nous entretenons avec l’argent,
et dans notre acceptation de son empire sur nos êtres et nos sociétés.
L’origine première de cette situation vient d’une profonde crise anthropologique :
la négation de la primauté de l’homme !
On s’est créé des idoles nouvelles au visage nouveau et impitoyable :
le fétichisme de l’argent, et la dictature de l’économie sans visage ni but vraiment humain.

La crise mondiale réduit l’homme à une seule de ses nécessités : la consommation.
Et pire encore, l’être humain est considéré aujourd'hui
comme étant lui-même un bien de consommation qu’on peut utiliser, puis jeter.

Cette dérive se situe au niveau de l’individu et de la société.
Et elle est promue !
La solidarité qui est le trésor du pauvre, est souvent considérée comme contre-productive,
comme contraire à la rationalité financière et économique.
Avec l’autonomie absolue des marchés et de la spéculation financière,
niant ainsi le droit de contrôle aux États chargés pourtant de pourvoir au bien-commun,
le revenu d’une minorité s’accroît de manière exponentielle,
et celui de la majorité s’affaiblit.

Ses lois et ses règles installe alors une nouvelle tyrannie invisible et virtuelle,
qui s’impose unilatéralement, et sans recours possible.
En outre, l’endettement et le crédit éloignent les pays de leur économie réelle,
et les citoyens de leur pouvoir d’achat réel.
A cela s’ajoute, si besoin en est, une corruption tentaculaire
et une évasion fiscale égoïste qui ont pris des dimensions mondiales.
La volonté de puissance et de possession est devenue sans limite.

Derrière cette attitude se cache le refus de l’éthique, le refus de Dieu.
Tout comme la solidarité, l’éthique dérange !
Elle est considérée comme contre-productive ; comme trop humaine, 
car elle relativise l’argent et le pouvoir ;
On la voit comme une menace,
car elle refuse la manipulation et l’assujettissement de la personne. …

L’éthique - une éthique non idéologique naturellement –
permet  de créer un équilibre et un ordre social plus humains.
En ce sens, j’encourage les maîtres financiers et les gouvernants de vos pays,
à considérer les paroles de saint Jean Chrysostome :
"Ne pas faire participer les pauvres à ses propres biens,
  c’est les voler et leur enlever la vie.
  Ce ne sont pas nos biens que nous détenons, mais les leurs".

L’argent doit servir et non pas gouverner !
Le Pape aime tout le monde : les riches comme les pauvres.
Mais il a le devoir de rappeler au riche qu’il doit aider le pauvre, le respecter, le promouvoir.
Il appelle à la solidarité désintéressée et à un retour de l’éthique pour l’humain 
dans la réalité financière et économique.

Le bien commun ne devrait pas être un simple ajout,
un simple schéma conceptuel de qualité inférieure inséré dans les programmes politiques,
mais créer une nouvelle mentalité politique et économique
qui contribuera à transformer l’absolue dichotomie 
entre les sphères économique et sociale en une sa,ine cohabitation. …

     - Extraits du discours aux ambassadeurs du 16 mai 2013 -

Texte : Jouer avec la peur des peuples - Dominique Moïsi

Cimetière français
- Photo de Brigitte Chanson. -

Il est dangereux de jouer avec la peur :
Comme un boomerang, elle peut se retourner
contre ceux qui s’en servent,
paralysant les énergies positives
et favorisant les énergies négatives
[qui détruisent tout ce qu’on voulait protéger].

Citation : Le monde est dangereux - Albert Einstein


Le monde est dangereux à vivre :
Non pas tant à cause de ceux qui font le mal,
mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire…
_______________________________


Texte : Attrape-singe - Carole Braéckman

Savez-vous comment l’on attrape les singes dans certains endroits d’Inde ?
On prend un récipient à l’embouchure étroite,
que l’on remplit de noix et d’autres aliments favoris des singes ;
on pose ce vase sur le sol.

Un singe arrive pour prendre les noix.
Il passe la main dans le récipient et empoigne une grosse quantité de noix.
Une fois la main pleine, il ne peut plus la sortir du pot dont l’encolure est étroite.
Cela lui serait facile de s’échapper en lâchant son butin,
mais il est trop bête pour l’abandonner et il est ainsi fait prisonnier.

En s’accrochant à quelques noix,
le malheureux singe perd la forêt toute entière pleine d’arbres magnifiques,
le vaste espace où il pouvait évoluer en toute liberté, jouer et profiter de la vie à volonté.
Il a perdu l’abondance de fruits frais et délicieux qui poussaient dans la forêt,
uniquement pour sauvegarder quelques noix.
Il a tout perdu.

A beaucoup d’égards, les humains se conduisent de la même façon.
Une personne crie à l’aide : "Délivrez-moi ! Je veux la liberté !".
Mais qui l’a emprisonnée ? Qu’est-ce qui la retient attachée ?
Rien, ni personne...
Il lui suffit de lâcher les quelques noix auxquelles elle s’accroche...
Elle sera libre pour toujours.
Le monde entier sera à elle.

Citation - Les ordinateurs pensants - Sydney J. Harris

Numérik'Art par FRH_01_Qui je suis
- Photo "Numerik'Art" de François-Régis Hoareau -

Le vrai danger,
ce n'est pas quand les ordinateurs penseront comme les hommes,
c'est quand les hommes penseront comme les ordinateurs.
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Texte : Dette écologique – Rapport WWF Planète Vivante 2012

D’après les chiffres du WWF et Planète Vivante,
Si l’on calcule :
- D’un côté, les ressources naturelles que les terriens consomment en un an,
  (eau, énergie, CO2, matières premières, forêts, biodiversité, etc.)
- Et de l’autre, ce que la terre est capable de renouveler pour la même période,
Les terriens « mangent le capital Terre » depuis 1970,
et le déficit se creuse de plus en plus.

Ainsi, les terriens entament leur « capital terre »
Et s’endettent sur son dos de plus en plus tôt :
1970 est la dernière année équilibrée, mais,

  • En 1980, la dette commence dès le 15 novembre,
  • En 1990, c’est au mois d’octobre,
  • Et en 2012, on mange gloutonnement notre capital dès le 23 août.

Aujourd’hui, il faudrait, pour satisfaire les résidents de chacun de ces pays :

  • Une France et demie 
  • Presque deux Etats-Unis
  • Deux Egypte 
  • Deux Allemagne et demie
  • Trois Espagne
  • Presque quatre Grande Bretagne
  • Quatre Italie 
  • Quatre Suisse
  • Plus de sept Japon

Si chaque Terrien consommait l’équivalent d’un Américain moyen,
Il faudrait  pas moins de quatre terres pour subvenir aux besoins de tous.

A ce rythme, si rien de réellement efficace n’est fait au niveau mondial,
(mais aussi petitement au niveau individuel, car cela se multiplierait par 6 milliards...)
la ruine - c'est-à-dire plus aucune ressource terrestre disponible -
c’est pour bientôt !

Nous n’avons pas encore fini de traverser la crise financière mondiale…
et pourtant, elle n’est rien à côté de celle qui s’annonce
car elle concernera tous les éléments vitaux dans leur ensemble,
éléments indispensables à la survie de l’humanité elle-même !

Citation : Être chez soi - Stephen King


Être chez soi, c'est regarder la lune se lever
sur la vaste terre endormie
et pouvoir appeler quelqu'un à la fenêtre
pour la contempler ensemble.
On est chez soi quand on danse avec les autres
et quand la vie est une danse.
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Texte : Etre ou paraître ? - Jean Vanier

Ce qui m'intéresse est de faire quelque chose qui a un sens,
du moins pour moi, dans le cours du déroulement de l'humanité.
Chaque être humain est important, a une valeur.
Nul besoin d'être en compétition avec les autres
ou de mentir pour se montrer brillant ou le meilleur.

Les personnes handicapées éprouvent le besoin d'être,
pas celui de paraître.
Tout en elles nous incite à aller vers cela,
à découvrir la meilleure partie de nous-mêmes,
à aimer la réalité telle qu'elle est,
à nous montrer moins égoïstes
et à devenir plus simples, plus authentiques,
plus joyeux et plus tendres.

La tendresse permet de voir, derrière les apparences,
ce que sont vraiment les personnes.

- Extrait d'un interview du Point - 

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