Texte : Les talents - François Plouidy

Faisons une lecture un peu particulière de cette parole des "talents" : pensons aux personnes en difficulté que nous rencontrons et que nous accompagnons au Secours Catholique.

Les trois serviteurs de la parabole ont reçu des talents : un véritable trésor. Ces talents - du temps de Jésus, c'était une grosse somme d'argent - sont le symbole des capacités, des dons, des richesses intérieures que chaque personne a reçu. Chacun des trois serviteurs a reçu des talents ; certes les deux premiers plus que le troisième, mais le maître n'a oublié personne dans la distribution !

Nous avons tous reçu des possibilités, des capacités différentes. Comment, dès lors, peut-on dire à quelqu'un : " Tu n'es pas capable ; Tu n'arriveras jamais à rien !" C'est le mépriser lui et les richesses qu’il a reçues ! Comment ne pas lui donner l'occasion de parler, de partager ce qu'il vit ?

Reconnaissons nos talents, sans fausse humilité, sans nous enorgueillir. Ce sont autant de cadeaux de Dieu. Saint Paul dit : "Qu'as-tu, que tu n'aies reçu ? Et si tu l'as reçu, pourquoi t'en glorifier ?"
Toute personne possède des richesses intérieures à révéler. La tentation est grande de regarder avec condescendance les personnes en situation difficile, les jugeant d'après les apparences, les plaignant... Avec raison, ces personnes peuvent alors nous dire : "Nous aussi, on a des richesses, même si on n'a pas d'argent !"

Bien sûr, il n'est nullement question de tout idéaliser, mais lorsqu'on les regarde avec les yeux du cœur, on découvre parfois leurs qualités : leur sens du partage, leur courage ; et tant d'autres valeurs… mêlées à des vides terribles. C'est pourquoi il est bon de donner place et parole, dans des groupes, aux personnes souffrant de solitude et éprouvant un réel désir d'échanger, de soulager leur cœur, leur chagrin. C'est tellement bon et réconfortant de se mélanger aux autres…

Dans la parabole, le troisième serviteur a enterré son talent ; il ne l'a pas fait fructifier, par peur du maître... Ainsi, trop souvent, les richesses des personnes en situation difficile restent cachées. Les chocs de la vie, les échecs, les soucis ont contribué à les enfouir tout au fond de leur cœur. Au point qu'elles ne croient plus en elles, elles lâchent prise, se laissent couler...

Notre tâche de bénévoles est alors de leur redonner confiance, en leur disant : "Mais si ! Tu es valable ! Tu as des possibilités !" Aux croyants, on peut citer Isaïe :  Le Seigneur te dit : « tu as du prix à mes yeux… tu comptes pour moi... J'ai écrit ton nom sur la paume de ma main... » Alors, remet-toi en route..."

Notre tâche est d'accompagner ces personnes, pour que surgissent du fond d'elle-même ces talents enfouis et qu'elles les fassent fructifier. Et nous avons alors des surprises merveilleuses, en les voyant mettre en œuvre leurs capacités et se remettre debout…

Généralement, nous voyons apparaître ces transformations au terme d'un long cheminement. Petit à petit, la confiance revient, des choses se remettent en place, la vie de ses personnes change... avec des hauts et des bas, bien sûr... Et parfois il faut recommencer plusieurs fois la route avec elles... Leur accompagnement n'a des sens profonds que dans le long terme.

Soyons à leurs côtés, pour les aider à faire leurs démarches, pour leur donner le "coup de pouce" financier, l'énergie morale, la confiance en soi qui leur permettra de redémarrer.


Citation : Malédiction de la solitude - Jean Prieur


Une des malédictions de la solitude,
c'est qu'elle vous contraint
à penser excessivement à vous-mêmes.
_______________________________


Texte : Le temps - Anonyme


Dans le temps,
On avait le temps,
De prendre son temps...

Le temps de grandir,
Le temps de marcher,
Le temps de sourire,
Le temps de prier,
Et de réfléchir...

Le temps de conter
Tant de souvenirs !
Le temps de chanter,
Le temps de vieillir,
Le temps de s'aimer,
Le temps de mourir...

L'homme, à présent,
Tout le temps
Court après le temps
Il n'a plus le temps
De perdre son temps...

Et pourtant
Il arrive à temps…
Où la mort l'attend !


Citation : Le chagrin - Anonyme


Le chagrin regarde en arrière,
l'inquiétude regarde de tous côtés,
la foi regarde vers le haut.
_______________________________


Citation : Le bonheur - René Barjavel


Le bonheur de demain n'existe pas.
Le bonheur, c'est tout de suite ou jamais.
Ce n'est pas réfléchir, dorer, organiser, capitonner la vie...
Mais savoir la goûter à tout instant.
_______________________________


Texte : Un temps pour tout - Anonyme

Il y a un temps pour tout
Un temps pour vaincre les tabous 
Un temps pour rire 
Un temps aussi pour s'arrêter 
Pour savoir encore repartir 
Peut-être tout recommencer...

Je pense tout simplement 
Que l'âge un jour prend ses devants 
Quand arrive la maturité

Il y a un temps pour tout changer
Pour trouver de nouveaux chemins 
Moins escarpés et plus sereins 
Trouver enfin la ligne droite 
Et même si la porte est étroite 
Se faire petit pour y entre 
Et, finir sa vie en beauté. 


Texte : L’accueil est un échange – Danik Savaria

Hospitality
- "Hospitality" par Melville B. - 

L'accueil se fait toujours dans les deux sens.
Pour être réussi, l’accueil doit être réciproque :
une main tendue vers une autre main tendue !

Vous ouvrez votre porte à l'autre.
Vous lui faites de la place.
Vous lui offrez le meilleur afin qu'il se sente chez soi.
N'est-ce pas la loi de l'hospitalité ?

En même temps que la porte de votre maison,
vous lui ouvrez la porte de vos joies et de vos difficultés,
des soucis quotidiens, des coutumes, de votre famille.

Ainsi, même s'il est seulement de passage, il ne demeure pas un étranger.
Il devient un prochain qui emportera avec lui quelque chose de vous
et qui, de façon mystérieuse, là où il ira, portera désormais quelque chose de votre fardeau.
N'est-ce pas cela qu'on appelle la fraternité ?

De la même manière, l'étranger, celui à qui ouvrez votre porte,
vous accueille à son tour dans son monde,
Vous auriez tort de le considérer comme quelqu'un qui vient mendier.
Avec lui, c'est peut-être tout un continent qui entre chez vous.
C'est un véritable cadeau !

Il vous ouvre son pays, au-delà des clichés touristiques.
Il vous introduit dans les conditions de son existence,
heureuse ou difficiles.
D'une certaine manière, vous en devenez solidaires.

A travers les mots inconnus de sa langue,
il vous présente les cris et les rêves de son peuple.
Il vous offre la joie de connaître des hommes et des femmes qui,
eux aussi, ailleurs, tentent de rendre la terre
humaine et fraternelle.
Il vous met en relation avec les siens.

Quelle offrande !
il ouvre vos frontières,
il élargit votre regard,
il agrandit votre cœur !

L'accueil est un échange :
On devient partenaire !

Citation : Une personne admirable - Dominique Loreau


Une personne admirable est quelqu'un qui ne demande rien,
ne regrette rien et n’a rien à perdre.
Elle n’est influençable ni par les gens, ni par les choses,
et sait trouver en elle des ressources infinies.
_______________________________


Texte : Si la note disait – Anonyme


Si la note disait :
« Ce n'est pas une note qui fait une musique ! »,
il n'y aurait pas de symphonie.

Si le mot disait :
« Ce n'est pas un mot qui peut faire une page ! »,
il n'y aurait pas de livre.

Si la pierre disait :
« Ce n'est pas une pierre qui peut monter un mur ! »,
il n'y aurait pas de maison.

Si la goutte d'eau disait :
« Ce n'est pas une goutte d'eau qui peut faire une rivière »,
ïI n'y aurait pas d'océan.

Si le grain de blé disait :
« Ce n'est pas un grain de blé qui commence un champs »,
il n'y aurait pas de moisson.

Si l'homme disait :
« Ce n'est pas un geste d'amour qui peut sauver l'humanité »,
il n'y aurais pas de bonheur.

Comme la symphonie a besoin de chaque note,
Comme le livre a besoin de chaque mot,
Comme la maison a besoin de chaque pierre,
Comme l'océan a besoin de chaque goutte d'eau,
Comme la moisson a besoin de chaque grain de blé,
L'humanité toute entière a besoin de toi.

Là où tu es, là comme tu es,
Avec ta joie, ton espérance,
ta souffrance, ta misère,
L'humanité toute entière a besoin de toi
car tu es unique et irremplaçable !

Citation : Richesse et bonheur – Arnaud Desjardins


L'argent ne fait pas le bonheur,
mais seuls les riches le savent.
_______________________________


Prière : Pour celui que j’accompagne – Xavier de Chalendar


Il a pris rendez-vous, il va venir demain,
Qui est-il ? Que désire-t-il ?
Il a faim, il a soif, il souffre,
Il est heureux, il s'interroge…

Dieu, rends-moi attentif, bienveillant, judicieux,
Aide-moi à bien entendre ses désirs et ses peurs.
Je te prie déjà pour lui, mystérieuse image de toi.

II sonne, il frappe, il ouvre, il entre, c'est lui !
Le sourire aux lèvres, les larmes aux yeux,
les mains jointes en quête de sens et de calme,
il respire, il bouge, il parle, ii se tait…

Dieu, aide-moi à l'écouter avec attention, sans tension.
Inspire-moi les bonnes questions à lui poser,
comme Jésus le faisait si bien: "Que cherches-tu ?"
Aide-moi à lui transmettre la bonne nouvelle
qui, d'un mot, peut ouvrir le cœur.

Il est parti, reviendra-t-il ?
Dieu, merci pour la qualité de cet échange,
merci pour ce temps de marche avec ce compagnon.
Pardon pour mes inattentions, mes indiscrétions,
mes erreurs, mes maladresses...

S'il te plaît, que je ne l'oublie pas dans ma prière,
Que je ne l’oublie pas au fil des jours…


Texte : Nous ne sommes que de passage - Anonyme


Nous nous intéressons de plus en plus à l'histoire de notre bonne vieille terre, mais nous soucions-nous aussi de son avenir ? Et pourtant … la planète terre est née il y a 4,6 milliards d'années. Face à ce chiffre vertigineux, nous avons ramené son âge à un chiffre plus clair : 46 ans :
  • Personne ne sait rien des sept premières années de son existence.
  • Petit à petit, les premières formes de vie apparaissent mais il faut attendre 42 ans pour que la flore se développe.
  • Les grands reptiles et dinosaures peuplent une terre déjà vieille de 45 ans. 
  • Les mammifères arrivent il y a seulement 8 mois 
  • Et l'homme en tant que tel, est survenu la semaine dernière.
  • L'homme moderne apparaît il y a 4 heures 
  • Il découvre l'agriculture il y a 1 heure.
  • La révolution industrielle démarre depuis 1 minute : 
En 1 seule petite minute, les humains - nous, chacun d'entre nous ! ont bouleversé une évolution qui a mis 46 ans pour se construire !
  • nous avons rayé de la carte des milliers d'espèces animales, 
  • nous avons perturbé la fonction climatique, 
  • nous avons pollué les mers et les océans, 
  • nous avons détruit les forêts.
  • et surtout, nous avons affamé des millions de gens, héritiers à part entière, eux aussi, de la terre !
En 1 minute, nous avons menacé la vie humaine sur terre et son avenir.
Il nous reste sans doute, quelques secondes pour renverser le cours de nos comportements, de nos sociétés...
Ne tardons plus, c'est aujourd'hui ou jamais !!!


Citation : Chaque épreuve - Anonyme


Chacune de nos épreuves est une pierre qui nous permet de progresser
_______________________________


Prière : Battons-nous ! – Jean Debruynne


« Je vois bien, dit Dieu, que, pour vous,
la vie n'est pas facile à vivre tous les jours.
Je vois bien aussi que dans votre société de consommation,
ce n'est pas facile de vieillir !
Mais, vous savez,
ce n'est pas non plus facile d'être jeune aujourd'hui !

D'ailleurs, ce n'est pas la facilité qui est essentielle, l'essentiel, c'est d'aimer.
Et vous savez bien que l'amour n'est jamais facile.
Je vois bien vos ennuis de santé, vos soucis de famille,
vos problèmes de fin de mois et vos inquiétudes concernant l'avenir…
Rien de ce qui vous arrive ne me laisse indifférent !

Je vois bien toutes vos souffrances, mais, je vous en supplie,
arrêtez de penser que c'est moi qui vous les envoie !
Mon cadeau à moi, c'est la vie !
Ce que j'aime, dit Dieu, c'est ce qui fait du bien !

Je vois bien que beaucoup d'entre vous prennent sur eux
avec beaucoup de courage pour m'offrir leurs souffrances
en croyant me faire plaisir.
Quand vous m'offrez votre souffrance,
je la reçois, non pas comme un cadeau que vous me faites,
mais comme le fond d'une détresse où vous m'appelez au secours.
Vous savez, dit Dieu, moi non plus, je n'aime pas la souffrance,
elle m'a trop fait souffrir en faisant souffrir mon Fils !

Je vous en prie, dit Dieu,
n'allez pas imaginer que je puisse y trouver un plaisir !
S'il vous plaît, ne me laissez pas seulement le choix
entre n'être qu'un Dieu cruel qui fait souffrir
ou n'être qu'un Dieu impuissant incapable d'empêcher la souffrance!
Je vous en supplie, ne transformez pas le Ciel en musée de la souffrance.
Vos souffrances me font souffrir,
Justement parce qu’elles vous font souffrir.

Avant même que votre souffrance vous ait déchiré le cœur,
elle m'a déjà blessé dans ma tendresse de Père.
Je suis malade de votre mal avant même que vous le ressentiez !
Je n’aime pas plus les sacrifices de la souffrance
que je n'aime les sacrifices des taureaux, des béliers et des agneaux gras
qu'on m'offrait autrefois dans le Temple.

La seule offrande que j'aime, dit Dieu, c'est celle du cœur !
Le sacrifice qui me plaît, c'est la justice et la vérité.
L'offrande que je guette, c'est celle de votre amour.
Ce n'est pas votre souffrance que j'aime, c'est votre tendresse.

Si je vous ai envoyé mon Fils,
ce n'est pas pour vous faire souffrir,
mais pour vous guérir de la souffrance.
Ne m'offrez plus votre souffrance,
offrez-moi plutôt le courage et la dignité
avec lesquels vous vous battez contre la souffrance
et surtout n'attendez pas de souffrir
pour commencer à vous battre contre la souffrance ! »


Citation : Travail - Anonyme


Celui qui ne se repose pas fatigue les autres.
_______________________________


Texte : Le trésor caché - Eric Butterworth


EN MER AU PETIT MATIN
- Photo de SUZY.M 83

Une vieille legende hindoue raconte qu'il y eut un temps ou tous les hommes étaient des dieux. Mais ils abusèrent tellement de leur divinité que le maître des dieux, décida de leur ôter le pouvoir divin et de le cacher à un endroit où il leur serait impossible de le retrouver. Le grand problème fut donc de lui trouver une cachette.

Lorsque les dieux mineurs furent convoqués a un conseil pour résoudre ce problème, ils proposèrent ceci : "Enterrons la divinité de l'homme dans la terre." Mais Brahma repondit : "Non, cela ne suffit pas, car l'homme creusera et la trouvera."

Alors les dieux répliquèrent : "Dans ce cas, jetons la divinité dans le plus profond des océans." Mais Brahma répondit à nouveau : "Non, car tôt ou tard, l'homme explorera les profondeurs de tous les océans, et il est certain qu'un jour, il la trouvera et la remontera à la surface."

Alors les dieux mineurs conclurent : "Nous ne savons pas où la cacher car il ne semble pas exister sur terre où dans la mer d'endroit que l homme ne puisse atteindre un jour." Alors Brahma dit : "Voici ce que nous ferons de la divinité de l'homme : nous la cacherons au plus profond de lui-même, car c'est le seul endroit où il ne pensera jamais à chercher."

Depuis ce temps-la, conclut la légende, l'homme a fait le tour de la terre, il a exploré, escaladé, plongé et creusé, à la recherche de quelque chose qui se trouve en lui.




Citation : Evolution Henri Laborit


Si l’évolution s’était réellement effectuée avec la compétition,
 il y a longtemps que nous aurions été une population de surdoués !
_______________________________


Conte : La tortue - Anonyme


Aldabra Giant Tortoise, Bird Island
- Photo : Tortue géante de Bird Island, de Twiga_swala -


Les animaux étaient mécontents des hommes. 
Ils tinrent un grand conseil et chacun y alla de son grief : 
"Ils volent mes oeufs dès que je les ai pondus, dit la poule. 
- Ils me tuent et ils me prennent les steaks, dit le boeuf. 
- Ils me chassent et ils se régalent de ma chair", dit le lièvre.

La tortue n'avait pas parlé et souriait dans sa barbe. 
"Et toi, ils ne te prennent rien ? 
- Oh, répond-elle paisiblement, il y a bien quelque chose 
qu'ils aimeraient me prendre s'ils le pouvaient, 
parce qu'ils disent toujours en manquer : moi, j'ai du temps !" 

Vidéo 2mn : Pauvreté, situation inquiétante - ATD Quart Monde







Citation : Aimer le monde - Lao Tseu


Aimez le monde comme vous-même....
Alors seulement
vous pourrez vous occuper de tout le reste.
_______________________________


Texte : Je suis ce que je suis – Roger Kemp

La tulipe ne sera une rose
Et la rose ne sera un pissenlit
A quoi sert espérer être une rose
Quand au fond" Je suis ce que je suis"

Je suis peut-être une tulipe
qui s'éveille à tous les printemps
Démontrant ses couleurs ses principes
Jugée souvent bien hors du temps

Je suis peut-être une rose
dégageant l'arôme de l'amour
on se pique sur mon côté morose
 mais le bonheur revient au détour

Je suis peut-être un pissenlit
répandu et plutôt mal compris
mais sachez quand il est bien servi
il donnera du goût à votre vie

Qu'importe la fleur que vous soyez
vous avez tous un rôle à jouer
mais vous devez vous rappeler
de Celui qui vous a créé

La tulipe ne sera une rose
Et la rose ne sera un pissenlit
à quoi sert espérer être une rose
Quand au fond" Je suis ce que je suis"

Citation : Rancune – Proverbe persan


Le brin de paille se figure que c'est contre lui que la mer s'agite.
_______________________________


Texte : Savoir vieillir - Jean Vernette

J'ai cueilli mes 80 ans dernièrement et j'y pense souvent :
Ainsi le coin de la rue est deux fois plus loin qu'avant.
Ils ont ajouté une montée que je n'avais pas remarquée.
J'ai dû cesser de courir après le bus parce qu'il démarre bien plus vite qu'avant.

Je crois qu'on fait les marches d'escalier bien plus hautes que dans le temps.
Avez-vous remarqué les petits caractères que les journaux se sont mis à employer ?
Tout le monde parle si bas qu'on ne comprend quasi rien.
On vous fait des vêtements si serrés,
surtout à la taille et aux hanches, que c'est désagréable !

Les jeunes gens eux-mêmes ont changé :
ils sont bien plus jeunes que quand j'avais leur âge.
Les gens de mon âge sont bien plus vieux que moi !
L'autre jour, je suis tombé sur une vieille connaissance :
elle avait tellement vieilli qu'elle ne me reconnaissait pas !

Je réfléchissais à tout cela en faisant ma toilette ce matin :
ils ne font plus d'aussi bons miroirs qu'il y a 60 ans !

Citation : Acceptation - Thérèse d’Avila


Quand nous acceptons ce qui nous arrive
et en tirons le meilleur,
nous louons Dieu.
_______________________________


Texte : Un bricoleur de génie ! - Stan Rougier

Dieu est un bricoleur de génie :
Avec un couple stérile, Abraham et Sara, il engendre tout un peuple.
Avec un bègue, Moïse, il en fait "le" prophète de tous les temps.
Avec un petit berger, David, il anéantit les tyrans.
Avec un homme trompé, Osée, il crie sa fidélité.
Avec une femme légère, il évangélise la Samarie.

Avec des lâches, il invente les apôtres.
D'un rénégat, il fait le premier pape.
D'un chef de commando d'extermination de chrétiens,
il fait Paul, l'amoureux de Dieu.
D'un blouson doré, bourré d'argent et de vanité,
il nous fait un François d'Asise.

Dieu choisit ce qui est faible pour confondre la sagesse des sages.
Heureux celui qui croit que chaque être humain, même le plus vil,
est invité à partager l'intimité de Dieu pour toujours.


Citation : Quitter l’ombre - Anonyme


Lève ton visage vers le soleil et l'ombre sera derrière toi...
_______________________________


Conte : Les yeux de l'âme - Anonyme


Deux hommes, tous les deux gravement malades, occupaient ma même chambre d'hôpital. L'un d'eux devait s'asseoir dans son lit pendant une heure chaque après-midi, afin de mieux respirer. Son lit était à côté de la seule fenêtre de la chambre. L'autre devait passer ses journées couché sur le dos.

Les deux compagnons d'infortune se parlaient pendant les heures. Ils parlaient de leurs épouses et familles, décrivaient leur maison, leur travail, leur participation dans le service militaire et les endroits où ils avaient été en vacances. Et chaque après-midi, quand l'homme dans le lit près de la fenêtre pouvait s'asseoir, il passait le temps à décrire à son compagnon de chambre tout ce qu'il voyait dehors. L'homme dans l'autre lit commença à vivre pour ces périodes d'une heure où son monde était élargi et égayé par toutes les activités et les couleurs du monde extérieur :

De la chambre, la vue donnait sur un parc avec un beau lac. Les canards et les cigognes jouaient sur l'eau tandis que les enfants faisaient voguer leurs bateaux modèles réduits. Les amoureux marchaient bras dessus, bras dessous, parmi des fleurs aux couleurs de l'arc-en-ciel. De grands arbres décoraient le paysage et on pouvait apercevoir au loin, la ville se dessiner. Pendant que l'homme près de la fenêtre décrivait tous ces détails, l'homme de l'autre côté de la chambre fermait les yeux et imaginait la scène pittoresque. Lors d'un bel après-midi, l'homme près de la fenêtre décrivit une parade qui passait par-là. Bien que l'autre n'ait pu entendre l'orchestre, il pouvait le voir avec les yeux de son imagination, tellement son compagnon le dépeignait de façon vivante.

Les jours et les semaines passèrent. Un matin, l'infirmière trouva le corps sans vie de l'homme près de la fenêtre, mort paisiblement dans son sommeil. Dès qu'il sentit que le temps était approprié, l'autre demanda s'il pouvait être déplacé à côté de la fenêtre. L'infirmière, heureuse de lui accorder cette petite faveur, s'assura de son confort, puis le laissa seul.

Lentement, péniblement, le malade se souleva un peu, en s'appuyant sur un coude pour jeter son premier coup d'œil dehors : enfin, Il aurait la joie de voir par lui-même ce que son ami lui avait décrit. Il s'étira pour se tourner lentement vers la fenêtre près du lit. Or, ce qu'il vit, fut un mur !

L'homme demanda à l'infirmière pourquoi son compagnon de chambre décédé, lui avait dépeint une toute autre réalité. L'infirmière répondit que l'homme était aveugle et ne pouvait pas voir le mur. "Peut être a-t-il seulement voulu vous encourager", commenta-t-elle !

Épilogue : il y a un bonheur extraordinaire à rendre d'autres heureux, en dépit de nos propres épreuves. La peine partagée réduit de moitié la douleur, mais le bonheur, une fois partagé, s'en trouve doublé.

parc fleuri
- Parc fleuri, par romyna2304 -


Citation : Ressources planétaires - Gandhi


Il y a suffisamment de ressources sur cette planète pour répondre aux besoins de tous, mais il n'y en a pas assez s'il s'agit de satisfaire le désir de possession, l'avidité, la cupidité, fût-ce de quelques-uns.
_______________________________


Citation : Un sourire – Robert Baden Powell


Un sourire est une clef secrète qui ouvre bien des cœurs.
_______________________________


Texte : L’icône endommagée - Anthony Bloom


A moins de regarder une personne et de voir la beauté en elle,
nous ne pouvons l'aider en rien;
on n'aide pas une personne en isolant ce qui ne va pas chez elle,
ce qui est laid, ce qui est déformé.

Le Christ regardait toutes les personnes qu'il rencontrait,
la prostituée, le voleur, et voyait la beauté cachée en eux.
C'était peut-être une beauté déformée, abîmée,
mais elle était néanmoins beauté,
et il faisait en sorte que cette beauté rejaillisse.

C'est ce que nous devons apprendre à faire envers les autres.
Mais, pour y parvenir, il nous faut avant tout
avoir un cœur pur, des intentions pures, l'esprit ouvert…
- ce qui n'est pas toujours le cas ! -
afin de pouvoir écouter, regarder et voir la beauté cachée.

Chacun de nous est à l'image de Dieu : mais une icône endommagée !
Pourtant, si l'on nous donnait une icône abimée par le temps,
par les événements ou par la haine des hommes,
nous la traiterions avec tendresse, avec révérence, le cœur brisé…
C'est à ce qui reste de sa beauté, et non à ce qui est perdu,
que nous attacherions de l'importance.
Nous devons apprendre à réagir ainsi envers chacun...

Citation : Utilité - Anonyme


Même le maillon faible a sa raison d'être !
_______________________________


Texte : N’abandonne surtout pas ! - Collectif

Lorsque dans la vie rien ne va plus,
que les problèmes tourmentent ton esprit
et que l'argent te cause tant de soucis ...
Repose-toi s'il le faut, mais n'abandonne surtout pas.

Lorsque trop d'erreurs ont été commises,
que tout ton univers menace de s'écrouler
et que, fatigué, tu sens la confiance t'abandonner ...
Repose-toi s'il le faut, mais n'abandonne surtout pas.

Tu sais, la vie est parfois étrange,
avec son lot de surprises et d'imprévus,
et il ne nous est pas donné de savoir à l'avance
combien d'étapes nous devrons franchir,
ni combien d'obstacles nous devront surmonter
avant d'atteindre le bonheur et la réussite.

Combien de gens ont malheureusement cessé de lutter
alors qu'il n'aurait peut-être fallu qu'un petit pas de plus
pour transformer un échec en réussite ?
Et, pourtant, un pas à la fois n'est jamais trop difficile.
Tu dois donc avoir le courage et la ténacité nécessaire
pour faire ce petit pas de plus,
en affirmant que la vie est une grande et puissante amie
qui se tient toujours à tes côtés; prête à te porter secours.

Tu verras alors que cette attitude appelleras,
du plus profond de toi-même,
des forces de vie que tu ne soupçonnais même pas
et qui t'aideront à réaliser ce que tu entreprendras.
Mais surtout et avant tout, rappelle-toi bien :
Quand, dans ta vie, des moments difficiles viendront...
Repose-toi s'il le faut, mais n'abandonne surtout pas !

- Tiré et adapté de Assemblée des évêques du Québec et Association québécoise de suicidologie, Un sentier d'espoir. Guide d'accompagnement en prévention du suicide, 1999. Texte tiré du site Web fait par Julien Guillem Lessard pour le Centre prévention suicide de Trois-Rivières -


Citation : Compassion – Mère Teresa


Ne cherchez pas des actions spectaculaires. Ce qui est important, c'est que vous donniez de vous-même. Ce qui compte, c'est le degré de compassion que vous mettez dans vos gestes.
_______________________________


Texte : L'union fait la force - Conte populaire

Il y avait une fois, il y a bien longtemps de cela, dans un petit village, un atelier de menuisier. Un jour que le maître était absent, les outils se réunirent en grand conseil. Les discussions allaient bon train car certains outils n'étaient pas du tout appréciés.
  • L'un prit la parole : "Excluons la scie : elle mord et elle grince des dents, elle a le caractère le plus grincheux du monde !" 
  • Un autre dit : "Nous ne pouvons conserver le rabot qui a le caractère le plus tranchant : il épluche tout ce qu'il touche !" 
  • "Quant au marteau dit un autre, je lui trouve le caractère assommant ; il est tapageur, il cogne toujours et nous tape sur les nerfs. Excluons-le aussi !" 
  • "Et les clous ? Peut-on vivre avec des gens qui ont le caractère aussi pointu ? Qu'ils s'en aillent !" 
  • "Et que la lime et le râpe partent aussi, car vivre avec elles ce n'et que frottement perpétuel..."

Ainsi discouraient, en tumulte, les outils du menuisier. Tout le monde parlait à la fois. C'était une vraie cacophonie !

À côté de ce bruyant atelier, il en existait un autre, tout à fait différent. C'était celui de madame Catherine. Tout y était bien organisé. Il y avait là, des rouleaux de tissus multicolores, des ciseaux finement aiguisés, des aiguilles bien pointues, des bobines de fil alignées dans leurs boîtes, des pelotes de laine serrées les unes contre les autres Des dés argentés, des crochets de toutes tailles...

Et tout ce petit monde s'activait en devisant gaiement. Une vraie ruche quoi ! Et pas question de se dénigrer ; Chacun connaissait son rôle. Les ciseaux coupaient les tissus, les petites aiguilles cousaient, leurs grandes sœurs tricotaient, les dés protégeaient les doigts, les crochets dévidaient leurs mailles. Et de magnifiques réalisations s'entassaient...

Et voilà que Madame Catherine décida de rendre visite à son voisin Célestin qui venait de rentrer dans son atelier. A l'approche du menuisier tous les outils se turent... Célestin saisit alors une planche et la scia avec la scie qui grince, la rabota avec un rabot au ton tranchant. Le ciseau qui blesse la râpe rude, entrèrent en action. Céleston prit aussi les clous au caractère pointu et le marteau qui cogne. Il se servit de tous ses outils au méchant caractère pour fabriquer un magnifique berceau.

Catherine s'approcha doucement, disposa dans le petit lit un drap finement brodé, un moelleux oreiller, une douillette couverture une douce brassière... Pour accueillir l'enfant à naître... Pour accueillir la vie... Pour accueillir la paix !


Citation : Reconnaissance – Robert Guelluy


La reconnaissance est la fleur la plus délicate de la charité.
_______________________________


Prière : Prière du soignant - Mère Teresa


Mon Dieu, puissé-je te voir aujourd'hui et chaque jour
Dans la personne de tes malades
Et te servir en les soignant.

Si tu te caches
Sous la déplaisante figure du coléreux,
Du mécontent, de l'arrogant,
Puissé-je encore te reconnaître et dire :
Jésus, mon patient, comme il est doux de te servir…

Ô Dieu, puisque tu es Jésus, mon patient,
Daigne aussi être pour moi un Jésus de patience,
Indulgent à mes fautes,
En tenant compte de l'intention,
Car elle est de t'aimer et te servir
Dans la personne de chacun de tes malades.

Seigneur, augmente ma foi,
Bénis mes efforts et ma tâche
Maintenant et à jamais.


Texte : Que ta vie soit un sourire ! - Arsène Garnier


Que ta vie soit un jardin où fleurit le sourire !
sourire accueillant, sourire indulgent...
sourire d'amis, sourire de frère...
sourire d'inconnu qui t'a demandé son chemin
sourire à l'homme pressé qui en passant, t'a bousculé...
sourire de ta bouche, sourire de tes yeux...
sourire lumineux de tout ton visage...
sourire qui s'excuse, sourire qui pardonne...
sourire qui comprend...
sourire facile et spontanné...
sourire qui a de la peine à se dessiner...
sourire où passe ta joie,
sourire ou bat ton coeur...
Chaque sourire a son éclat,
chaque sourire a son parfum,
chaque sourire porte sa joie !


Texte : Naître - Jean Debruynne

Naître, c'est oser,
C'est prendre le risque,
C'est quitter la terre ferme,
C'est ne pas savoir à l'avance
Ce qu'il y a devant,
C'est accepter l'inconnu,
L'inattendu,
L'imprévu et la rencontre.

Naître, c'est quitter son abri,
C'est essuyer le vent de face
Et porter le soleil sur son dos.
Naître, c'est avoir trop froid
Et trop chaud.
Naître, c'est n'avoir plus d'autre maison
Que le passage...


Citation : Les plus grandes pauvretés – Mère Teresa


La solitude
et le sentiment de ne pas être désiré
sont les plus grandes pauvretés.
_______________________________


Audio 4 mn : Défendons les riches, taxons les pauvres - François Morel






Citation : Comprendre – Marie Curie


Dans la vie,
rien n'est à craindre,
tout est à comprendre.
_______________________________


Texte : Conte du colibri - Anonyme

La forêt tropicale est en feu.
Les animaux fuient...
Tous les oiseaux s'envolent,
Sauf un petit colibri qui va chercher une minuscule goutte d'eau dans la rivière
Pour ensuite aller la déverser sur les flammes.
Et ainsi de suite, goutte d'eau après goutte d'eau...
Les animaux l'interpellent : "Mais enfin, colibri,
Tu ne parviendras jamais à éteindre l'incendie ainsi !"
Le colibri répondit : "Je sais, mais je fais ma part !"


Citation : Assez riche - Jacques Delille


Qui borne ses désirs est toujours assez riche.
_______________________________


Texte : Un petit héros ordinaire - Un médecin anonyme


Un jour, un enfant est arrivé aux urgences gravement accidenté. Les parents et le petit frère se sont précipités à l'hôpital pour entendre le médecin dire qu'il lui fallait une transfusion de sang de toute urgence. Or, le petit frère était le seul à être compatible pour son frère.

Alors, avec l'accord des parents, le médecin demanda au petit frère, avec beaucoup de précautions, s'il acceptait de donner son sang pour sauver son frère. Le petit garçon hésita, regarda ses parents, regarda son frère, et regarda le médecin et l'infirmière, puis finit par répondre : "d'accord !"

La transfusion fut un succès et permit au grand frère de s'en sortir sans trop de dommages. Au sortir de la salle de transfusion, le médecin, bienveillant, vint voir le petit garçon, et lui demanda s'il avait des questions à lui poser à propos de ce qui s'était passé. Il en avait une, en effet ; après avoir hésité un peu, le petit garçon demanda au médecin : "Et maintenant, c'est quand que moi, je vais mourir ?"

Fleur violette
- Violette, fleur de l'humilité et de la générosité, par Wati-B -


Prière : Dieu avait besoin - Jean-Baptiste Pham Minh Man


Dieu avait besoin d’un père pour son peuple,
il choisit un vieillard !
Alors Abraham se leva…

Il avait besoin d’un porte-parole,
il choisit un timide qui bégayait !
Alors Moïse se leva…

Il avait besoin d’un chef pour conduire son peuple,
il choisit le plus petit, le plus faible !
Alors David se leva…

Il avait besoin d’un roc pour poser l’édifice,
il choisit un renégat !
Alors Pierre se leva…

Il avait besoin d’un visage pour dire aux hommes son amour,
il choisit une prostituée !
Ce fut Marie de Magdala…

Il avait besoin d’un témoin pour crier son message,
il choisit un persécuteur !
Ce fut Paul de Tarse…

Il avait besoin de quelqu’un pour
que son peuple se rassemble,
et qu'il aille vers les autres !
Alors il t’a choisi…

Et même si tu trembles, pourrais-tu ne pas te lever ?


Bible : Artisans de paix - Saint Matthieu

Jésus dit :

Heureux les artisans de la paix,
car ils seront appelés fils de Dieu.
_______________________________
- Matthieu 5,9 - 

Texte : La Fable du temps - David Brouwer


Prenons les six journées de la Genèse comme image pour représenter 
ce qui, en fait, s'est passé en quatre milliards d'années : 
Une journée représente donc environ six cent soixante millions d'années. 

Notre planète est née le Lundi à zéro heure. 
Lundi, mardi et mercredi jusqu'à midi, la Terre se forme...

La vie commence mercredi midi, 
et se développe dans toute sa beauté organique
pendant les trois jours suivants. 

Samedi à quatre heures de l'après midi seulement,
les grands reptiles apparaissent.

Cinq heures plus tard , à neuf heures du soir, 
lorsque les séquoias sortent de terre, 
c'est le tour des grands singes. 

L'homme n'apparaît qu'à minuit moins trois minutes samedi soir. 
A un quart de seconde avant minuit, le Christ naît. 
A un quarantième de seconde avant minuit, commence la révolution industrielle...

Il est maintenant minuit, samedi soir, 
et nous sommes entourés de gens 
qui croient que ce qu'ils font depuis un quarantième de seconde 
peut continuer indéfiniment. 

Horloge solaire, sans soleil.
- Horloge solaire, sans soleil - de Sylvain Carle -

Texte : La tendresse - Michel Collard


La tendresse, c'est quand on est comme ça,
petit... tout brisé devant l'autre,
Et que dans son regard,
on découvre qu'on existe.

La tendresse, c'est quand on partage tout,
Et que la communion ne prend rien
de ce jardin secret
qui jamais à l'autre n'appartient.

La tendresse, c'est quand on pleure
les larmes de l'autre
Et que sur son visage
elles sèchent d'un sourire.

La tendresse, c'est quand on se met à genoux
devant la liberté de l'autre,
Et que là où s'élargit la blessure,
brusquement grandit l'amour.


blogger