Texte : Une seule vie à vivre - Phil Bosmans

Tu n'as qu'une seule vie à vivre.
Aime la vie comme elle est.
Essaie de goûter cette vie-ci.
T'y refuser serait te priver de la vie.

Il suffit de regarder autour de soi pour
se rendre compte d'une chose :
beaucoup de personnes n'ont pas le goût de vivre.
La vie leur est un fardeau.
Elles ne s'attardent qu'au côté sombre des choses,
sans jamais remarquer ce qui est bon.

Jamais elles ne lèvent les yeux vers le haut,
vers la lumière.
Elles oublient les étoiles.
Elles sont aveugles.
Les nombreux plaisirs du quotidien,
Elles ne les voient pas.

Une personne qui est en paix n'attend pas plus de la vie
que ce que la vie peut lui donner.
Il y a des journées sombres et des journées radieuses.

Une personne qui est en paix  goûte les journées
comme elles lui sont données.
Nourrir trop d'attentes,
c'est s'attirer des nuages sombres.
C'est être soi-même la cause de ses mauvais jours.

Suspends tes nuages de pluie,
le soleil se chargera bien de les sécher !

Citation : Se relever - Confucius


- Photo "Mondiaux de ski de Beaver Creek" de 20 Minutes -


La plus grande gloire n'est pas de ne jamais tomber,
mais de se relever à chaque chute.
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Cri de pauvre : La pauvreté, un crime ! - Tewfik Fares


La « pauvreté » est un crime contre l’humanité. Elle est un crime parce qu’elle tue le projet de vie que porte en eux tout homme ou toute femme qui naît au monde. Elle est un crime contre l’humanité parce qu’elle frappe des millions d’êtres humains sur la Terre. Elle est le seul crime dont on dresse rarement les statistiques de la progression ou de la régression parce que, volens nolens, il est partout en progression géométrique. Le dernier rapport de l’Organisation des Nations Unies sur le réchauffement climatique prévoit un « boum » de la pauvreté « irréparable ». Autrement dit, plus il fera chaud, plus les « pauvres » auront froid ! Dans notre monde « mondialisé », les riches deviennent chaque jour plus riches, et les pauvres chaque jour plus nombreux. On ne dit d’ailleurs plus « les riches ». On dit G7, c’est moins provoquant. On dit « seuil de pauvreté », c’est plus rassurant.

La pauvreté ne dit pas son nom. Elle se déguise, se cache, se contient, sous les équivoques de sigles et de périphrases qui témoignent de la grande hypocrisie humaine : « tiers » ou « quart-monde », RMI, CMU, SDF, Pôle Emploi, « sans-abri », « mal-logés », « sans-papiers », « personnes défavorisées », « personnes à faibles revenus », « personnes en difficultés », comme si le mot « Pauvreté » était une appellation contrôlée par les Ministères des Économies et remisée dans les oubliettes des mots honteux. 

Dans les temps reculés, pas si loin pourtant, du siècle dernier, l’espoir d’en sortir était encore un projet sociétal à portée de main. Le Progrès promettait aux enfants ce que les parents n’avaient pas pu avoir. Le niveau de vie montait peu à peu, comme le niveau de l’eau au printemps. Les fils et les filles des pauvres finissaient par faire des enfants de riches. Aujourd'hui, les fils et les filles de riches peuvent devenir des parents pauvres. La misère, aujourd'hui, est à la portée de tous !

Qu’on y prenne garde ! Le cri de l’Abbé Pierre : « la Misère a déclaré la guerre au monde ! » semblait une de ces outrances dont il fut très familier, veilleur magnifique et éveilleur tragique, prophète coupable d’insurrections importunes à la symphonie concertante de la Nouvelle Société de Consommation en laquelle chacun croyait trouver une illusoire consolation.

Qu’on y prenne garde ! Le cri de l’Abbé Pierre était plus qu’un avertissement. C’était un cri de désespoir face à « l’irréparable » qui nous guette : la Pauvreté qui croît pour le plus grand nombre proportionnellement à la richesse pour le plus petit nombre. Nul ne peut plus se dire à l’abri de cette involution qu’aucun Gouvernement, aucune Institution, ne semble en mesure de combattre, de vaincre, ni même de conjurer. Tous les repères sociaux s’estompent nous laissant dans un « brouillard d’avenir » où les loteries (grattages ou « cochages »), deviennent les deux mamelles où s’abreuvent des rêves de jours meilleurs mais improbables. Ni l’École, ni le Travail, ne tracent plus ces lignes de vies où chacun trouvait des chemins à gravir.

Le 9 juillet 1849, à la tribune de l’Assemblée, Victor Hugo s’écriait : « La misère, messieurs… voulez-vous savoir où elle en est, la misère ? Voulez-vous savoir jusqu'où elle peut aller, jusqu'où elle va, je ne dis pas en Irlande, je ne dis pas au Moyen-Âge, Je dis en France, je dis à Paris, et au temps où nous vivons !
Ces jours derniers, un homme, mon Dieu, un malheureux homme de lettres, car la misère n’épargne pas plus les professions libérales que les professions manuelles, un malheureux homme est mort de faim, mort de faim à la lettre, et l’on a constaté, après sa mort, qu’il n’avait pas mangé depuis six jours… Eh bien, messieurs, je dis que ce sont là des choses qui ne doivent pas être ; je dis que la société doit dépenser toute sa force, toute sa sollicitude, toute son intelligence, toute sa volonté, pour que de telles choses de soient pas ! Je dis que de tels faits, dans un pays civilisé, engagent la conscience de la société tout entière… » Et le grand visionnaire de s’écrier, sous les bravos et les applaudissements de ses honorables collègues : « Je voudrais que cette assemblée n’eût qu’une seule âme pour marcher à ce grand but, à ce but magnifique, à ce but sublime, l’abolition de la misère ! ».

Citation : La routine - Paulo Coelho

Quand les jours sont ainsi semblables les uns aux autres,
c’est que les gens ont cessé de s’apercevoir
des bonnes choses qui se présentent dans leur vie.
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Texte : La mère - Khalil Gibran

La mère est tout dans la vie.
Elle est la consolation dans la tristesse,
le secours dans la détresse,
la force dans la faiblesse...
Elle est la source de la tendresse,
de la compassion et du pardon...
Celui qui perd sa mère,
perd un sein où poser sa tête,
une main qui le bénit
et un regard qui le protège...
Pour tout être sur terre,
le mot le plus limpide est celui de "mère"
et l'appel le plus doux celui de "maman".


Texte : Le temps présent - Anonyme

Ne pleure pas le passé,
Laisse le s'en aller,
Accepte tes souvenirs
Sans les retenir.

Ne regarde pas non plus
Trop vers l'avenir,
Pense que demain
C'est déjà très loin,
Qu'hier t'éloigne du présent,
et le futur de maintenant.

Essaie de vivre le moment,
Et tu verras que chaque instant
Eut être très enrichissant
En profitant du temps présent


Citation : Si la faiblesse - Michel Scouarnec

Si la faiblesse t'a fait tomber au bord du chemin,
tu sauras ouvrir tes bras,
alors tu pourras danser au rythme du pardon !
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Texte : Réjouissance du cœur - Anselm Grün


En parcourant les champs, nous nous réjouissons
de la magnifique couleur des coquelicots.
Aux endroits où ils fleurissent,
Dans les champs de céréales,
La nature est plus forte que les pesticides
Destinés à détruire
Tout ce qui peut porter préjudice aux récoltes.

Les fleurs de coquelicots dans les champs de céréales
Symbolisent la liberté de l’amour.
La recherche de l’utile et de la rentabilité
Porte ombrage à l’amour.
Mais l’amour est plus fort que les calculs.
Il ne se laisse pas enfermer dans des prévisions.
Il s’épanouit où et quand il veut.

« La rose fleurit parce qu’elle fleurit »,
constate Maître Eckhart.
Elle n’a nulle finalité.
Elle est, tout simplement.

L’amour n'a nul besoin de justification.
Il est, tout simplement.
Il triomphe de tous les plans.
Il est libre et ne se laisse pas prescrire
Où et quand il peut s'épanouir.
Il s'épanouit, tout simplement,
Et il réjouit notre cœur.

Cri de pauvre : Le handicapé - Guy Gilbert


Le handicapé souffre, autant moralement que dans sa chair.
La société l’enferme dans son corps,
Comme elle enferme le Noir ou le Jaune dans sa couleur.

Les incivilités commises contre les handicapés sont légion.
On voit juste qu’ils n’ont plus d’appuis sur leurs pieds, point barre !

Les voitures des bien-portants se garent à leur place ;
Leurs toilettes réservées sont toujours occupées, etc.

Personne ne semble imaginer combien leur vie quotidienne peut être compliquée.
La société crée le handicapé,
Comme le raciste crée le Noir ou le Juif.

Le handicapé est tout simplement un homme,
Une femme, un enfant, comme toi.

Ce qui le meurtrit, c’est surtout l’indifférence.
Comme s’il était contagieux…
Terrible sentiment de solitude !

Quand on reproche à un jeune son handicap,
On ne le regarde pas, on le juge.
Apprenez à le regarder
avec les yeux de l’émerveillement ! 

Bible : "LE" cadeau de Dieu - Saint Luc


Si vous, qui êtes mauvais, 
vous savez donner de bonnes choses 
à vos enfants, 
combien plus, le Père du ciel 
donnera l’Esprit Saint 
à ceux qui l’en prient !
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Evangile de Luc 11,13 
Esprit Saint : le défenseur, le consolateur, le souffle de l'inspiration divine, etc... : l'Amour infini de Dieu dans nos propres cœurs mis là pour accompagner ceux qui en ont besoin. 


Citation : Je suis la rosée née de la pluie - Hildegarde de Bingen

Je suis la rosée née de la pluie
- Photo "Je suis la rosée née de la pluie" de Ouistitis

Je suis la brise qui nourrit ce qui est vert.
J'implore les fleurs pour qu'elles donnent des fruits dorés.
Je suis la rosée née de la pluie
Qui faire rire l'herbe,
Heureuse d'être en vie.

Hildegarde de Bingen (via Katherine Scholes dans « La reine des pluies »)


Texte : Accepter de vieillir - Guy Gilbert


Nous vivions dans une société
*où la culture de la réussite est dominante.
Le handicapé, le vieillard, le pauvre
Nous gênent et nous embêtent.
Seul ce qui est beau, ce qui est fort
Et ce qui est compétitif est intéressant.
Le reste ne compte pas,
On refuse l’échec et la faiblesse.
C’est pourquoi, quand la vieillesse vient
Nous tombons de très haut !

Il faut accepter de vieillir,
Alors la vie devient superbe.
Accepter de vieillir,
C’est se mettre une bonne fois pour toute
Devant sa glace et se dire :
« tes rides, tes poches, ton dentier,
ton ventre, ton double menton, je m’en fous ! »
Et on s’en fiche réellement !
On ajoute : « avec mes vieux os,
Je vais enfin vivre pleinement ! »

Bien vieillir, c’est vivre sa vieillesse
dans le présent de chaque jour.
La relation à l’autre change.
L’ancien prend du poids et de l’autorité,
Il regarde les événements avec un certain dépouillement.
Parce qu’il va à l’essentiel.

Il y a aussi une grande beauté à vieillir
Devant le large fleuve de la vie
Qui jamais ne s’arrête,
Le vieil homme s’émerveille et atteste la beauté.

Citation : La fraternité - D'après Albert Einstein

Balades à vélo en Béarn des Gaves

La fraternité c'est comme le vélo,
Si tu t'arrêtes, tu tombes
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- Entendu à Lourdes, pendant le rassemblement Diaconia 2013 - 


Texte : L’autorité parentale - Eric Janssens


La verticalité des relations parents/enfants
doit toujours demeurer pour préserver les enfants.
Nous sommes responsables d’eux.
Il y a en quelque sorte une crise de l’autorité aujourd'hui.
Les parents éprouvent de plus en plus de difficultés
à « en imposer à leurs enfants ».
La tentation est forte de céder au « laisser tout faire, tout choisir ».
C’est un cadeau empoisonné.
Ils ont besoin d’adultes solides et fiables.
Ils ont un besoin viscéral de limites et de cadre.


Citation : Si vous avez l'impression... - Dalaï Lama

Si vous avez l'impression que vous êtes trop petit
pour pouvoir changer quelque chose,
essayez donc de dormir avec un moustique
et vous verrez lequel des deux empêche l'autre de dormir.
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Prière : La prière exaucée - Guy Gilbert


Quand nous demandons à Dieu de la force,
Pour atteindre le succès, la célébrité,
Il nous accorde la faiblesse,
Afin de nous apprendre l’humilité,
Et d’apprécier le besoin de Dieu…

Quand nous lui demandons la santé,
Pour renverser les montagnes,
Il nous donne l’infirmité
Pour faire des choses meilleures…

Quand nous lui demandons de l’argent,
Encore plus d’argent,
Pour être ainsi les plus heureux des hommes,
Nous recevons la pauvreté
Pour accéder à la sagesse…

Quand nous lui demandons un  compagnon ou une compagne
Afin de ne pas vivre seul,
Il nous donne un cœur
Afin que nous puissions aimer
Tous nos frères et nos sœurs.

Quand nous lui demandons tous les biens de la terre
Qui pourraient réjouir notre vie,
Il nous accorde la Vie,
Afin de nous réjouir de toutes choses…

En fait, nous ne recevons de Dieu
Aucun des cadeaux que nous demandons,
Mais nous recevons
Tout ce que nous avions pu espérer.

Méditons cela,
Afin d’être un peu moins malheureux !




Texte : Religion nouvelle - d’après Paul VI (Jean-Baptiste Montini)


On est entrain de remplacer
la religion de :
« Dieu qui s’est fait homme
pour que l’homme devienne Dieu »,
par celle de :
« l’homme qui veut se faire Dieu tout seul »…
On commence à entrevoir dès à présent
ce que cette ambition est entrain de donner
dans la société…

Cri de pauvre : Aimer c’est espérer - Christian


Aimer quelqu'un,
C’est lui dire qu’il peut s’en sortir,
Quelle que soit sa situation,
Sa souffrance ou son désespoir.

C’est lui dire :
« n’aie pas peur de toi et de ton passé,
N’aie pas peur de tes blessures,
Et du mal qu’on t’a fait,
Des conneries que tu as faites,
De l’enfance que tu as eue.
Tu es libre, tu peux changer,
Tu peux reconstruire ta vie. »

Aimer, c’est croire que chaque personne,
Blessée dans sa mémoire, dans son cœur
Ou dans son corps,
Peut faire de sa blessure
Une source de vie.

Aimer, c’est espérer pour l’autre
Et lui transmettre
Le virus de l’espérance.

- Christian est aumônier des prisons -

Citation : Misère ou abondance - Michel Scouarnec


Si la misère t'a fait chercher aux nuits de la faim,
 tu auras le cœur ouvert,
 alors tu pourras donner le pain de pauvreté!

 Si l'abondance t'a fait mendier un peu d'amitié,
 tu auras les mains tendues,
 alors tu pourras brûler l'argent de tes prisons !
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Texte : Les vacances - François Plouidy


Ils sont venus de Cambrai, de Rennes ou de Laval… 
Marie, Nadia, Thomas, Rachid et Natacha…
Ils ont quitté leurs cités, leurs H.L.M. et débarqué en Finistère, 
qui est le «Pen-ar-Bed» le «bout du monde.»

Des sourires d’hommes, de femmes, d’enfants, les ont accueillis, 
ces gamins doux, peureux, ou rebelles et nerveux !
Ils ont découvert, émerveillés, les arbres et les fleurs, 
les vaches, le chien et les lapins, les bords de mer, le sable, 
les rochers et la mer. Ils ont joué, ri, crié, pleuré.

Aujourd'hui, ils sont repartis vers leurs cités, leurs H.L.M, 
les yeux et le cœur remplis de soleil.
Elles ne sauront sans doute jamais, 
ces familles qui simplement, sans bruit, 
ont donné de leur temps, de leur cœur, 
ce qui, ces jours-là, aura germé au plus profond de ces gamins.
Qu’elles sachent qu’aucun geste d’amour n’est jamais perdu ! 

Citation : Tous des génies ! - Albert Einstein


Tout le monde est un génie.
 Mais si vous jugez un poisson
 sur ses capacités à grimper à un arbre,
 il passera sa vie à croire qu'il est stupide.
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Prière : Prière de l’étudiant - Thomas d’Aquin


Créateur ineffable,
Vous êtes la vraie source de la lumière et de la sagesse.
Daignez répandre votre clarté
Sur l’obscurité de mon intelligence.
Chassez de moi les ténèbres du péché et de l’ignorance.

Donnez-moi :
La pénétration pour comprendre,
La mémoire pour retenir,
La méthode et la facilité pour apprendre,
La lucidité pour interpréter,
Une grâce abondante pour m’exprimer.

Aidez le commencement de mon travail,
Dirigez-en le progrès,
Couronnez-en la fin,
Par Jésus,
Amen.


Cri de pauvre : Si tu prends soin de moi - Hubert Renard

Si tu espères en moi, même quand je doute,
Si pour m’accompagner, tu modifies ta route,
Si tu comprends sans mot mes peurs et mes soucis,
Si le geste convient et aussi la tendresse,
Si, avec moi, silencieusement, tu pries,
Le soleil de ta présence
Réchauffera mon corps endolori.

Comme le grain de blé tombé en terre
Devient herbe nouvelle au sortir de l’hiver,
Je comprendrai alors, qu’avec moi, tu choisis la vie.



Texte : Vivre la réalité - Jean Vanier


Mademoiselle Zoë.
- Photo "Mademoiselle Zoé" de M. pour Mélodie -

Être sage, c’est aimer la réalité, l’accueillir et la comprendre.
Nous sommes tous pleins de fragilités, de violences.
Nous sommes tous faits pour vivre, nous affaiblir, mourir.
Nous voudrions l’oublier, mais la vérité est là.
Or, nous vivons dans la tyrannie de la normalité.
Pourtant, ce dont nous avons le plus besoin,
ce n’est pas d’être normal, c’est d’être aimé !

Dès l’enfance, nous sommes engagés dans une course
pour être plus performant que les autres
au risque de nier notre humanité.
La sagesse est de prendre conscience que chaque être est beau.
Aimer quelqu’un, c’est lui révéler la beauté qui est en lui.
Quand on est humilié, parce qu’on est différent,
on a d’abord besoin d’une présence vraie à ses côtés,
c’est-à-dire de quelqu’un qui sait écouter avec un cœur humain.

- Interview de Patricia Boyer de Latour pour Madame Figaro - 


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