Texte : Marins pêcheurs - Xavier Grall

Sept marins concarnois sont morts au large de Pointe Noire.
Perdus, disparus, disloqués, broyés.
Finis.
Ceux-là ne verront plus la maison blanche à la proue de leur terre.
Finis, disparus.
Naufragés...

Je connais ce peuple.
Ses joies brillantes, ses peines muettes.
Touristes qui passez par Trégunc, Trévignon, Moëlan, Doélan,
s'il vous plaît, ne cherchez pas les masures pittoresques.
Les marins les ont désertées.
Leurs demeures sont de ce temps,
comme est de ce temps leur amour de la vie.

Et ramassez vos appareils photos :
Vous blesseriez ces hommes à les prendre pour des êtres de l'âge de pierre.
Ils sont d'aujourd'hui.
Seule, éternelle, la dureté de leur existence.
Comme le bruit de la mer dans le rideau des fenêtres.

Vous verrez tout à la télé,
hormis les heurs et les malheurs de tant de matelots,
de tant de capitaines. ...

C'est faire injure à ceux qui affrontent et la lame et le vent
que de ne voir l'océan que par la lorgnette de la régate et de la course.
Foin de vedettes. La mer n'est pas aux cabotins.
Elle est aux hommes. ...

Je me tais. Pas de littérature.
Une prière seulement pour ceux-là qui allaient prendre un verre
au caboulot de Fine-Jeannie à Trégunc, avant de s'embarquer.
Tout simplement... comme s'ils allaient au marché...
Au marché des corps et des biens.
Perdus...

Texte : S'aimer pour de vrai - Charlie Chaplin

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai compris qu’en toutes circonstances,
j’étais à la bonne place, au bon moment.
Et alors, j’ai pu me relaxer.
Aujourd'hui, je sais que cela s’appelle… l’Estime de soi.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai pu percevoir que mon anxiété et ma souffrance émotionnelle
n’étaient rien d’autre qu’un signal
lorsque je vais à l’encontre de mes convictions.
Aujourd'hui, je sais que cela s’appelle… l’Authenticité.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
J’ai cessé de vouloir une vie différente
et j’ai commencé à voir que tout ce qui m’arrive
contribue à ma croissance personnelle.
Aujourd'hui, je sais que cela s’appelle… la Maturité.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai commencé à percevoir l’abus
dans le fait de forcer une situation ou une personne,
dans le seul but d’obtenir ce que je veux,
sachant très bien que ni la personne ni moi-même
ne sommes prêts et que ce n’est pas le moment…
Aujourd'hui, je sais que cela s’appelle… le Respect.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai commencé à me libérer de tout ce qui n’était pas salutaire,
personnes, situations, tout ce qui baissait mon énergie.
Au début, ma raison appelait cela de l’égoïsme.
Aujourd'hui, je sais que cela s’appelle… l’Amour propre.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai cessé d’avoir peur du temps libre
et j’ai arrêté de faire de grands plans,
j’ai abandonné les méga-projets du futur.
Aujourd'hui, je fais ce qui est correct, ce que j’aime
quand cela me plait et à mon rythme.
Aujourd'hui, je sais que cela s’appelle… la Simplicité.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai cessé de chercher à avoir toujours raison,
et je me suis rendu compte de toutes les fois où je me suis trompé.
Aujourd'hui, j’ai découvert … l’Humilité.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai cessé de revivre le passé et de me préoccuper de l’avenir.
Aujourd'hui, je vis au présent, là où toute la vie se passe.
Aujourd'hui, je vis une seule journée à la fois.
Et cela s’appelle… la Plénitude.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai compris que ma tête pouvait me tromper et me décevoir.
Mais si je la mets au service de mon cœur,
elle devient une alliée très précieuse !
Tout ceci, c’est… le Savoir vivre.

Citation : L’argent – Chef Sioux

Quand le dernier arbre sera coupé, 
La dernière rivière empoisonnée, 
Et le dernier poisson mort, 
Alors l'homme découvrira 
Que l'on ne se nourrit pas d'argent... » 

- Extrait de son discours à Seattle en 1854 -


Citation : Contestations - Jules Claretie


Tout homme qui dirige,
qui fait quelque chose,
a contre lui :
ceux qui voudraient faire la même chose,
ceux qui font précisément le contraire
et surtout la grande armée des gens,
d'autant plus sévères,
qu'ils ne font rien du tout.
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Texte : Crise de la paternité - Pierre Sullivan

Père et fils
- Photo "Père et fils" de Jean-Pierre Brindeau

La paternité est en crise. ...
Le désistement des pères est sensible partout
et ce ne sont pas ces images d’hommes
attendris par les mystères de la maternité,
ces "hommes-mère"
que la psychologie et la publicité "bobo"
cherchent conjointement à nous vendre,
qui nous rassurent.

Qui va décider du monde s’il n’y a plus de pères ?
S’il n’y a plus que des assistants-maternels ? ...

Citation : Contrastes bénéfiques - A. Ramaiya


Il faut des nuits sans lune
pour voir briller les étoiles,
des silences
pour que s'entendent les rires,
des jours de tristesse
pour mesurer la joie.
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Texte : Ode à la vraie vie - Gabriel Garcia Marquez

Si Dieu m'offrait encore un morceau de vie,
Je ne dirais peut-être pas tout ce que je pense,
Mais je penserais tout ce que je dis.

J'accorderais aux choses la valeur
non pas de ce qu'elles valent,
mais de ce qu'elles signifient.

Je dormirais peu, rêverais davantage,
car je sais qu'à chaque minute passée les yeux clos
On perd soixante secondes de lumières….

Mon Dieu, si j'avais un morceau de vie …
je ne laisserais pas passer un jour
sans dire aux gens que j'aime que je les aime …

Un enfant, je lui donnerais des ailes,
mais je le laisserais apprendre à voler tout seul.

Les vieux, je leur apprendrais
que la mort n'est pas le lot de la vieillesse,
mais celui de l'oubli.

J'ai tant appris de vous, les hommes ….
J'ai appris que tout le monde veut vivre sur la cime de la montagne,
Sans savoir que le vrai bonheur
réside dans la manière dont on gravit la pente.

J'ai appris que lorsqu'un nouveau-né serre de son petit poing
Pour la première fois, le doigt de son père, il le tient à jamais.

J'ai appris qu'un homme n'est jamais autorisé à en regarder
Un autre de haut que pour l'aider à se relever.

Citation : La paix dans le monde - Mère Teresa


Que pouvez-vous faire pour promouvoir la paix dans le monde ?
Rentrer chez vous et aimer votre famille !
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Texte : Avoir des projets – Yves Boulvin


Comme le mot « projets » est important !
On ne peut pas vivre, avoir envie de vivre, sans projets.
Mes projets anciens n’ont peut-être pas toujours pu être réalisés,
m’ont déçus ou m’ont découragés…
pourtant, j’ai un projet qui est d’accomplir une mission , une vocation...
Chacun de nous a une mission à accomplir.
C’est cette mission qui va nous rendre vraiment heureux,
qui va nous développer, nous épanouir, nous donner la joie intérieure.
Alors aujourd'hui, je réfléchis sur mon projet de vie.

Si j’ai chaque jour un projet pour la journée, la semaine, le mois ou plus,
ne fût-ce qu’un simple projet de vacances, je vais être beaucoup mieux,
car son organisation projetée va me permettre, quand je travaille beaucoup,
de respirer déjà l’air de la mer ou de la montagne, de ce lieu où j’aime aller.
Ainsi, ces vacances, je vais déjà les vivre « avant »,
je vais apprendre à bien les vivre « pendant »
et, « après », de me souvenir de tout ce qu’elles ont donné de bon.

Avoir des projets, c’est « avant », « pendant », et « après ».
Cela va construire ma vie, la cristalliser en positif.
Que je ne dise plus : « ma vie n’a pas de sens,
je ne suis rien, je ne vaux rien, je ne peux rien attendre... »
Dieu m’invite à percevoir, à mettre en mots, en forme, en pratique,
les projets qui sont en moi.
Car j’ai en moi des dons, un potentiel, des projets.
Je vais me donner le temps – en choisissant un accompagnement –
de les mettre au jour pour les réaliser.


Citation : Vivre comme des frères - Martin Luther King

Nous devons apprendre à vivre
ensemble comme des frères,
sinon nous allons mourir
tous ensemble comme des idiots.
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Citation : Le jeu de la vie – Pape François

Jardinier ...
- Photo "Jardinier" de Eric Journ'obs

Si on vit la vie comme un jeu,
la vie est triste,
mais quand on la vit pleinement et sérieusement,
cette vie-là donne la joie.
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Texte : Tisser la vie – Frédéric Ozanam

Nous sommes tous comme les ouvriers des Gobelins qui,
suivant les plans d' un artiste inconnu, 
s'appliquent à assortir les fils de diverses couleurs 
sur le revers de la trame. 

Ils ne voient pas le résultat de leur travail. 
C'est seulement quand tout est terminé 
qu' ils peuvent admirer à l' aise ces fleurs, ces figures, 
ces scènes splendides et dignes des palais des rois. 

Ainsi de nous : nous travaillons, 
nous souffrons ici-bas sans en voir le terme ni le fruit. 
Mais Dieu le voit, et quand Il nous relève de notre tâche, 
Il montre à nos regards émerveillés ce que Lui, 
le Grand Artiste invisible et présent partout, 
a fait de toutes ces fatigues qui nous semblent si stériles, 
et il daigne placer, dans Son grand palais,
ces faibles œuvres de nos mains".

Citation : La volonté - Paulo Coelho


Quand tu veux vraiment une chose,
tout l’univers conspire à faire en sorte
que tu parviennes à l’obtenir.
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Texte : Deux poids deux mesures - Pierre Descouvemont

Reconnaissons que nous avons souvent deux poids et deux mesures pour juger notre conduite et celle des autres.

  • Quand lui n'achève pas son travail, je me dis, il est paresseux.
    Quand moi, je n'achève pas mon travail, c'est que je suis trop occupé, trop surchargé.
      
  • Quand il parle de quelqu'un, c'est de la médisance.
    Quand je le fais, c'est de la critique constructive.
      
  • Quand lui tient à son point de vue, c'est un entêté.
    Quand moi je tiens à mon point de vue, c'est de la fermeté.
      
  • Quand lui prend du temps pour faire quelque chose, il est lent.
    Quand moi je prends du temps pour faire quelque chose, je suis soigneux.
      
  • Quand lui est aimable, il doit avoir une idée derrière la tête.
    Quand moi je suis aimable, je suis vertueux.
      
  • Quand lui est rapide pour faire quelque chose, il bâcle.
    Quand moi je suis rapide pour faire quelque chose, je suis habile.
      
  • Quand lui fait quelque chose sans qu'on le lui dise, il s'occupe de ce qui ne le regarde pas.
    Quand moi je fais quelque chose sans qu'on me le dise, je prends des initiatives.
      
  • Quand lui défend ses droits, c'est un mauvais esprit.
    Quand moi je défends mes droits, je montre du caractère…


Citation : Être fort - Madeleine Delbrêl

We must grind grain
- Photo "We must grind grain" de Sébastien Ernest

Il ne nous est pas demandé d'être forts aux moments de souffrance.
On ne demande pas au blé d'être fort quand on le broie
 mais de laisser le moulin en faire de la farine.
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Texte : Ici et maintenant - Luce Joshin Bachoux

  • Je n'en peux plus, tu sais !
              L'accent de Marseille chante, mais la voix est lasse :
    L'an dernier c'était le fils, cette année la fille, sans compter les problèmes d'argent. Je ne sais plus quoi faire, où donner de la tête. La nuit, je tourne et je retourne tout ça ! 
Odette a perdu le sourire qui l'avait jusqu'alors aidée à traverser la vie. Je la connais depuis vingt ans, j’aime son courage et son humour, elle est chrétienne et nous avons souvent parlé de nos engagements respectifs.
  • Alors, continue-t-elle, toi qui es bouddhiste, donne-moi un conseil, quelque chose qui m'aide. 
Je regarde son visage fatigué :
  • "Ici et maintenant...", voilà !
  • Ici et maintenant ? Qu'est-ce que tu veux dire ?  
  • Vois-tu, sur les problèmes réels, nous rajoutons notre souci : nous nous racontons des histoires sur les catastrophes qui vont arriver, nous construisons des scénarios basés sur notre peur. Le jour, la nuit, notre esprit s'agite et nous ne trouvons plus de repos… Au bout du compte, on embrouille tout, il n'y a plus d¹espace dans notre tête. C’est pourquoi il faut revenir à "ici et maintenant..."
    Essaye : deux ou trois fois par jour, tu t'assois sur une chaise. Tu te poses, sans t'effondrer, mais pas non plus assise à moitié. Tu prends le temps de respirer, naturellement, doucement…
    Tu est ici et maintenant...
    Ne t'inquiète pas si des dizaines de pensées déboulent, n'essaie pas de les faire partir. Reste assise tranquillement, ici et maintenant.
    Dans le bouddhisme, les sages comparent notre esprit à un cheval sauvage. Il flâne ici et là, puis brusquement fait volte-face et part au galop pour s'arrêter soudain, s'immobiliser, et repartir. Nos inquiétudes nous emmènent souvent au grand galope, et nous nous perdons de vue nous-mêmes.
    "Ici et maintenant...", c'est calmer ce cheval sauvage.
    L'important est de prendre quelques instants pour se retrouver soi-même au milieu de l'agitation du quotidien, refaire connaissance avec soi-même.
    On s'accueille soi-même comme on accueillerait un invité.
    Quelques instants pour soi dans la journée, ce n'est pas une action égoïste !
    Nous savons bien que les jours où nous nous levons de mauvaise humeur, elle va se propager toute la journée qui risque de devenir épouvantable !
    Au contraire, lorsque notre corps et notre esprit sont tranquilles, notre calme touche également les autres et aide à dénouer des situations tendues ou difficiles.
    Mais le calme, on ne peut pas le décréter ! Car ce ne sont pas nos mots que les autres perçoivent mais directement notre état d'esprit. 
Depuis, je reçois régulièrement des coups de téléphone d'Odette :
  • Tu sais, ça marche ! Quand quelque chose me tombe sur la tête, je m'assois, et je me dis : ''Ici et maintenant.'' D'ailleurs, je le fais chaque jour, même quand tout va bien.
    On ne peut pas croire qu'une si petite chose ait de si grands effets. Oui, revenir à soi-même, respirer, lâcher les pensées qui tournent en tous sens : apprécier le goût de ''Ici et maintenant'', c'est une grande découverte... et si simple !

Citation : Education - Proverbe africain


Il faut tout un village,
(tout un quartier,
toute une famille...)
pour élever un enfant !
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Texte : Eloge de la prière - Christiane Rancé

Tout s’emballe. Tout s’exploite.
Tout devient spectacle, jusqu’au plus secret de l’âme.
Et cela inquiète, trouble, terrorise.
Contre cette peur, existe un rempart : la prière.

Lorsque le silence du quotidien devient retentissant,
que l’emballement de nos vies
ne laisse place qu’au vide et à la solitude,
alors on se tourne vers l’autre, cet au-delà de nous,
alors on prie.
On entre en soi, on médite, on contemple
et, dans le seul langage du coeur, on demande,
on supplie, on implore, on remercie.

La prière est pur acte intérieur.
Au-delà de toute religion.
Que l’on soit croyant ou non,
elle devient espérance,
cette vertu majeure capable de sauver le monde.
Elle se présente comme une véritable attitude existentielle,
une manière d’être en profondeur.

        - Extrait de "Prenez-moi tout, mais laissez-moi l'extase" -

Texte : Changement de société ? - Pape François

Notre humanité vit en ce moment un tournant de son histoire,
par les progrès enregistrés en divers domaines.
Il faut faire l’éloge des acquis positifs qui contribuent au bien-être authentique de l’humanité.

Toutefois, la plupart des hommes et des femmes de notre temps
continuent de vivre dans une précarité quotidienne aux conséquences funestes :
la peur et la désespérance saisissent les cœurs de nombreuses personnes
même dans les pays dits riches ;
la joie de vivre s’amenuise ; l’indécence et la violence prennent de l’ampleur ;
et la pauvreté devient plus criante.
Il faut lutter pour vivre, et pour vivre souvent indignement.

L’une des causes de la crise financière  se trouve dans le rapport que nous entretenons avec l’argent,
et dans notre acceptation de son empire sur nos êtres et nos sociétés.
L’origine première de cette situation vient d’une profonde crise anthropologique :
la négation de la primauté de l’homme !
On s’est créé des idoles nouvelles au visage nouveau et impitoyable :
le fétichisme de l’argent, et la dictature de l’économie sans visage ni but vraiment humain.

La crise mondiale réduit l’homme à une seule de ses nécessités : la consommation.
Et pire encore, l’être humain est considéré aujourd'hui
comme étant lui-même un bien de consommation qu’on peut utiliser, puis jeter.

Cette dérive se situe au niveau de l’individu et de la société.
Et elle est promue !
La solidarité qui est le trésor du pauvre, est souvent considérée comme contre-productive,
comme contraire à la rationalité financière et économique.
Avec l’autonomie absolue des marchés et de la spéculation financière,
niant ainsi le droit de contrôle aux États chargés pourtant de pourvoir au bien-commun,
le revenu d’une minorité s’accroît de manière exponentielle,
et celui de la majorité s’affaiblit.

Ses lois et ses règles installe alors une nouvelle tyrannie invisible et virtuelle,
qui s’impose unilatéralement, et sans recours possible.
En outre, l’endettement et le crédit éloignent les pays de leur économie réelle,
et les citoyens de leur pouvoir d’achat réel.
A cela s’ajoute, si besoin en est, une corruption tentaculaire
et une évasion fiscale égoïste qui ont pris des dimensions mondiales.
La volonté de puissance et de possession est devenue sans limite.

Derrière cette attitude se cache le refus de l’éthique, le refus de Dieu.
Tout comme la solidarité, l’éthique dérange !
Elle est considérée comme contre-productive ; comme trop humaine, 
car elle relativise l’argent et le pouvoir ;
On la voit comme une menace,
car elle refuse la manipulation et l’assujettissement de la personne. …

L’éthique - une éthique non idéologique naturellement –
permet  de créer un équilibre et un ordre social plus humains.
En ce sens, j’encourage les maîtres financiers et les gouvernants de vos pays,
à considérer les paroles de saint Jean Chrysostome :
"Ne pas faire participer les pauvres à ses propres biens,
  c’est les voler et leur enlever la vie.
  Ce ne sont pas nos biens que nous détenons, mais les leurs".

L’argent doit servir et non pas gouverner !
Le Pape aime tout le monde : les riches comme les pauvres.
Mais il a le devoir de rappeler au riche qu’il doit aider le pauvre, le respecter, le promouvoir.
Il appelle à la solidarité désintéressée et à un retour de l’éthique pour l’humain 
dans la réalité financière et économique.

Le bien commun ne devrait pas être un simple ajout,
un simple schéma conceptuel de qualité inférieure inséré dans les programmes politiques,
mais créer une nouvelle mentalité politique et économique
qui contribuera à transformer l’absolue dichotomie 
entre les sphères économique et sociale en une sa,ine cohabitation. …

     - Extraits du discours aux ambassadeurs du 16 mai 2013 -

Texte : Jouer avec la peur des peuples - Dominique Moïsi

Cimetière français
- Photo de Brigitte Chanson. -

Il est dangereux de jouer avec la peur :
Comme un boomerang, elle peut se retourner
contre ceux qui s’en servent,
paralysant les énergies positives
et favorisant les énergies négatives
[qui détruisent tout ce qu’on voulait protéger].

Citation : Le monde est dangereux - Albert Einstein


Le monde est dangereux à vivre :
Non pas tant à cause de ceux qui font le mal,
mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire…
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Texte : Attrape-singe - Carole Braéckman

Savez-vous comment l’on attrape les singes dans certains endroits d’Inde ?
On prend un récipient à l’embouchure étroite,
que l’on remplit de noix et d’autres aliments favoris des singes ;
on pose ce vase sur le sol.

Un singe arrive pour prendre les noix.
Il passe la main dans le récipient et empoigne une grosse quantité de noix.
Une fois la main pleine, il ne peut plus la sortir du pot dont l’encolure est étroite.
Cela lui serait facile de s’échapper en lâchant son butin,
mais il est trop bête pour l’abandonner et il est ainsi fait prisonnier.

En s’accrochant à quelques noix,
le malheureux singe perd la forêt toute entière pleine d’arbres magnifiques,
le vaste espace où il pouvait évoluer en toute liberté, jouer et profiter de la vie à volonté.
Il a perdu l’abondance de fruits frais et délicieux qui poussaient dans la forêt,
uniquement pour sauvegarder quelques noix.
Il a tout perdu.

A beaucoup d’égards, les humains se conduisent de la même façon.
Une personne crie à l’aide : "Délivrez-moi ! Je veux la liberté !".
Mais qui l’a emprisonnée ? Qu’est-ce qui la retient attachée ?
Rien, ni personne...
Il lui suffit de lâcher les quelques noix auxquelles elle s’accroche...
Elle sera libre pour toujours.
Le monde entier sera à elle.

Citation - Les ordinateurs pensants - Sydney J. Harris

Numérik'Art par FRH_01_Qui je suis
- Photo "Numerik'Art" de François-Régis Hoareau -

Le vrai danger,
ce n'est pas quand les ordinateurs penseront comme les hommes,
c'est quand les hommes penseront comme les ordinateurs.
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