Texte : Quand le travail manque.. - Pape François

Muguet du 1er mai
- Photo "Muguet du 1er mai" de Tetue -

Pensons au pourcentage de jeunes
qui en ce moment sont sans travail :
dans certains pays on parle de 40 %
de jeunes sans travail, ou plus encore !

Une hypothèque pour un futur !
Et si cela n’est pas résolu rapidement,
c’est la certitude d’un futur trop faible
ou d’un non-futur ! ...

Et pourtant, on ne peut avoir
de développement authentique,
de croissance harmonieuse d’une société
si l’on nie la force des jeunes
et la mémoire des anciens. ...

Le travail ne doit pas manquer.
Il est source de dignité.
Ce doit donc être
la préoccupation centrale de tous,
et notamment des instances compétentes,
de faire en sorte qu’il ne manque à personne.


Texte : Les vérités suprêmes - Gustave Thibon

Les vérités suprêmes manquent d'arguments.
Elles savent se donner,
elles ne savent pas plaider leur cause.

Nos certitudes les plus intimes,
les plus nourricières
sont aussi les plus vulnérables
sur le terrain dialectique.

Les défendre, c'est déjà les trahir :
leur innocence, leur fraîcheur,
leur magnétisme divins
étouffent sous la cuirasse des arguments

Texte : L'amour nous lie... - Frédéric Lenoir

L'amour nous lie
sans nous attacher.
L'amour nous engage
sans nous enfermer.

L'amour nous fait trembler
sans nous mettre dans la crainte.
L'amour nous fait pleurer
sans refermer notre cœur.

L'amour nous fait désirer
sans posséder.
L'amour nous enchaîne
et nous rend libre.
L'amour nous ancre
et nous ouvre à l'univers entier.

Texte : La parole partagée - Anonyme

Happy couple
- Photo "Happy couple" de Uzaigaijiin -

Dire, c'est déposer son sac
pour en partager le contenu ;
et quand le poids est partagé
il est déjà moins lourd.

Dire, c'est déposer hors de soi,
passer de la subjectivité
à l'objectivité,
de l'imaginaire au réel.

Dire, c'est faire venir au jour
ce qui était tenu à l'intérieur
pour y voir plus clair
grâce à la part de lumière
que chacun détient.

Dire, c'est m'entendre moi-même
et m'entendre avec moi-même,
mettre de l'ordre,
de l'entente entre mes différents "moi",
c'est faire la paix avec moi-même.

Dire, c'est sortir de soi,
c'est s'exposer, se livrer.

Dire, c'est faire confiance aux autres,
à leur regard bienveillant et aidant.

Dire, c'est renoncer à sa suffisance,
c'est attendre des autres un retour,
une nourriture.

Dire, c'est, par la médiation de la parole,
me protéger de la tendance fusionnelle
avec ceux que j'aide.

Dire, c'est me libérer
de mes projections et de mes craintes.

Citation : Je ne suis pas libre - Nelson Mandela

Je ne suis pas libre
si je prive quelqu'un d'autre
de sa liberté.
L'opprimé et l'oppresseur
sont tous deux dépossédés
de leur humanité.
____________________


Citation : L'injustice inévitable - Jean Rostand

Ceux qui prétendent
que l'injustice est inévitable
oublient qu'elle ne l'est
que parce que trop de gens
leur ressemblent.
____________________


Texte : La résurrection, c'est aujourd'hui - Annick Lhuillier

La résurrection, ce n'est pas qu'après la mort,
C'est dès aujourd'hui, si je vis pleinement !

Dès que je quitte mes habitudes mortifères :
doutes, découragements, pessimisme, crainte...
tout ce qui m'empêche d'aller de l'avant,
d'agir, de construire, d'envisager l'avenir,
et de vivre à cent pour cent ma vie d'aujourd'hui,
Alors, je ressuscite à moi-même !

Quand je crois en une bonne vie qui m'attend,
sans m'appesantir sur difficultés et souffrances,
angoisses et inquiétudes, pleurs et deuils,
pour admirer et apprécier ce qui m'entoure...
Quand je cesse de m'apitoyer sur mon sort,
de contempler mon nombril,
pour m'intéresser aux autres,
Alors, je ressuscite à moi-même !

Quand je fais des projets sans ressasser le passé,
si je sors enfin de mon blockhaus hyper-sécurisé,
et que j'ose aller de l'avant, en confiance,
pour découvrir les merveilles qui m'entourent,
la beauté cachée de mon environnement quotidien :
cette nature si généreuse, si délicate, si harmonieuse...
la douceur du temps, ou la force des éléments...
les belles âmes des personnes que je rencontre...
les regards tristes ou étonnés, craintifs ou amusés,
indifférents ou rieurs, de tous ceux que je croise...
Oui, je ressuscite à moi-même !

La résurrection, c'est dès maintenant si je le veux !
Je la découvre, je la vis, je la savoure chaque jour,
je la partage avec les autres...
- enfin, ceux qui le veulent bien ! -
Alors, quand la mort viendra, elle ne me fera plus peur :
ainsi apprivoisée, elle deviendra le prolongement naturel
des moments les plus extraordinairement doux
et bienheureux de ma vie de ressuscitée.

- "Car voici, le royaume de Dieu est à l'intérieur de vous et autour de vous..." Lc 17,21" - 

Texte : Le petit grain de blé - Johannes Joerguensen

Le petit grain de blé est heureux, tout heureux,
bien au chaud dans un gros tas de blé, tout au fond du grenier,
juste un petit courant d'air qui permet de bien respirer;
jamais une goutte de pluie pour mouiller le tas de blé.
Les autres petits grains sont très gentils, très polis,
ce sont de très bons amis.
Aussi, quand il fait sa prière,
le petit grain de blé remercie le Seigneur:
"Merci mon Dieu, je suis tellement heureux,
que je voudrais que cela dure toujours."

Mais un jour, il y a un grand bruit dans le grenier.
Des hommes arrivent avec de grosses pelles,
et notre petit grain de blé, avec tous ses copains,
est jeté dans une charrette.
Et la charrette démarre comme pour une promenade.
Au hasard des secousses, le petit grain de blé voit
tantôt un coin de ciel bleu, tantôt des jolies fleurs,
tantôt un papillon ou une coccinelle...
C'est vraiment très joli, bien plus beau que le grenier.

Bientôt, tout le monde s'arrête, au bord d'un champ bien labouré.
Sans ménagement, les hommes jettent
le tas de blé dans un coin du champ.
Cela fait un choc! Mais c'est frais, c'est bon...
Le grain de blé a le temps de faire une petite prière:
"Mon Dieu, je voudrais bien rester là,
dans la fraîcheur, le plus longtemps possible..."

Mais voici que le grain de blé s'enfonce dans la terre...
C'est tout noir... c'est humide... le petit grain de blé étouffe...
le froid le pénètre au plus profond de lui-même.
Il fait une dernière prière: "Mon Dieu, c'est fini, je vais mourir..."

Mais voici qu'il se passe quelque chose d'extraordinaire!
Le petit grain se sent traversé par une force immense...
ça éclate en lui de partout...
et voilà qu'il devient une petite pousse de blé,
puis une petite tige, elle monte la tige, elle monte...
elle perce la croûte de la terre,
et elle devient un épi de blé magnifique,
avec au moins soixante petits grains de blé !
Et tous ensemble ils disent leur prière:
"Merci, Mon Dieu, c'est Toi qui nous donnes la vie !".

Citation : Ambition - Montesquieu

Pour faire de grandes choses,
il ne faut pas être un si grand génie,
il ne faut pas être au dessus des hommes,
il faut être avec eux.
___________________


Texte : La fenêtre de la vie - François Gervais

- Photo "Fenêtre" de Armeline73 -

Si tu regardes la vie comme une compétition,
chacune de tes défaites t'apportera une douloureuse déception.
Si tu regardes la vie en écoutant ce que les autres disent de toi,
tu n'entendras plus les secrets de tes talents.

Si tu regardes la vie comme la couleur de tes cheveux ou de ta peau,
tu seras triste quand le ciel sera gris.
Si tu regardes la vie comme une popularité à conquérir,
tu sentiras l'ennui et le vide quand tu te trouveras face à toi-même.

Ne regarde pas la vie
comme un compte en banque à garnir,
une promotion à gagner,
une maison à payer,
une auto à réparer,
des vêtements à acheter.

Ne perds pas ta vie à la consommer :
elle n'a pas de prix quand tu sais la goûter.
Conserve toujours une belle image de toi-même,
car c'est la fenêtre à travers laquelle tu vois vraiment la vie.

Elle te paraîtra toujours merveilleuse
si elle est teintée par la confiance en tes forces,
par les relations significatives
tissées de la qualité de ta présence
et de l'amour donné et reçu...


Citation : Espoir, foi et courage - Anonyme

L'espoir, c'est vouloir quelque chose.
La foi, c'est croire en quelque chose.
Le courage, c'est faire quelque chose.
_____________________


Texte : Aimer quelqu'un - Un bénévole

Aimer quelqu'un,
c'est lui dire qu'il peut s'en sortir,
quelle que soit sa situation,
sa souffrance ou son désespoir.

C'est lui dire :
"N'aie pas peur de toi et de ton passé,
N'aie pas peur de tes blessures,
du mal que l'on t'a fait,
des bêtises que tu as faites,
de l'enfance que tu as eue...
Tu es libre,
tu peux changer,
tu peux reconstruire ta vie !"

Aimer, c'est croire que chaque personne,
blessée dans sa mémoire,
dans son cœur ou dans son  corps,
peut faire de ses blessures
une source de vie

Aimer, c'est espérer pour l'autre
et lui transmettre
le virus de l'espérance.

Citation : La civilisation de l'amour - Karol Vojtyla

Chers jeunes,
acceptez que je vous confie mon espérance :
vous devez être ces bâtisseurs.
Vous êtes les hommes et les femmes de demain ;
dans vos cœurs et dans vos mains est contenu l'avenir.
À vous Dieu confie la tâche, difficile mais exaltante,
de collaborer avec lui pour édifier la civilisation de l'amour.
_____________________


Citation : Relations humaines - Albert Camus

Chardon et papillon sphinx colibri
- Photo "Chardon et papillon" de Bruno Bord -

On aide plus un être
en lui donnant de lui-même
une image favorable
qu'en le mettant sans cesse
en face de ses défauts.
___________________


Texte : Identité européenne - Julia Kristeva

Partout dans le monde aujourd'hui,
l'identité est un culte :
"je suis gay, je suis bulgare,
français, musulman..."
L'identité est un antidépresseur :
"sans identité, je suis dans le désert !"
Mais si cet antidépresseur se crispe,
se cristallise, s'ossifie,
c'est la guerre, il n'y a plus de paix...

C'est pourquoi, nous devons être européens,
c'est le seul endroit au monde, qui,
grâce à sa culture grecque, juive et chrétienne
qui interroge les valeurs,
où l'identité n'est pas un culte
mais une permanente interrogation.

C'est seulement sur cette base là
qu'on peut demander aux Musulmans :
"qui êtes-vous,
comment êtes-vous arrivés à la modernité,
y a-t-il des Lumières musulmanes ou non,
est-il possible de donner des places aux femmes...",
mais pour cela, il nous faut connaître leur religion,
et eux connaître les nôtres...
En Europe, nous pouvons apprendre
l'histoire de nos mémoires.

Texte : Pleine vie - Etty Hillesum

L'éventualité de la mort
est intégrée à ma vie ;
regarder la mort en face
et l'accepter comme partie intégrante de la vie,
c'est élargir la vie.

A l'inverse,
sacrifier dès maintenant à la mort
un morceau de cette vie,
par peur de la mort
et refus de l'accepter,
c'est le meilleur moyen de ne garder
qu'un pauvre petit bout de vie mutilée,
méritant à peine le nom de vie.

Cela semble un paradoxe :
en excluant la mort de sa vie
on se prive d'une vie complète
et en l'y accueillant
on élargit et on enrichit sa vie.


Citation : Rien n'est petit dans l'amour - Laure Conan

Baiser d'inséparables
- Photo "Baiser d'inséparables" de iNyar - 

Rien n'est petit dans l'amour.
Ceux qui attendent les grandes occasions
pour prouver leur tendresse
ne savent pas aimer.
______________________


Texte : L'homo Juridicus -Gustave Thibon

L'ère moderne est caractérisée
par la montée de "l'homo juridicus",
de l'homme qui a des droits,
qui ne pense qu'à ses droits,
et dont l'orgueilleuse platitude,
assise en reine sur l'univers,
a désappris, pour jamais peut-être,
cette extase héroïque de l'être qui reçoit
ou qui conquiert quelque chose de gratuit,
de mystérieux et de vierge.
Cet instinct du droit tue l'amour :
elle en tarit la source la plus profonde,
qui est la gratitude.

Citation : Sacrifier sa liberté ? - Thomas Jefferson

Quiconque est prêt à sacrifier sa liberté
pour un peu de sécurité provisoire
ne mérite ni l'une ni l'autre
et perdra les deux. 
_____________________


Texte : Connaître la douleur - Khalil Gibran

Jacinthe en train de germer
- Photo "Jacinthe en train de germer" de Gelinh -

Tout comme le noyau se brise pour exposer son cœur au soleil,
il vous faut connaître la douleur.

Et si votre cœur pouvait s'émerveiller en permanence
devant les miracles quotidiens de votre vie,
votre douleur ne lui paraîtrait pas moins étonnante
que votre joie.

Et vous accepteriez les saisons de votre cœur
de la même façon que vous avez toujours accepté
la succession des saisons dans vos campagnes.
Et vous veilleriez sereinement
au long des hivers de votre souffrance.

blogger