Citation : Cynisme - Nelson Mandela

Souvent, les révolutionnaires d’autrefois
ont succombé à l’appât du gain,
et se sont laissés prendre
à la tentation de confisquer
des ressources publiques
pour leur enrichissement personnel.
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Texte : L’art d’aider vraiment - Philippe Perdrix

Dans la cour de récréation, un enfant handicapé,
se déplaçant avec des béquilles, fait une chute.
Les autres enfants s’écartent, laissant s’approcher l’instituteur.
Celui-ci lui dit :
« Allez, relève-toi, ce n’est pas grave
- Mais tu vois bien que je ne peux pas…
- Je suis sûr que tu peux le faire ! »

L’enfant commence par se mettre en colère,
puis lentement, en maugréant, commence à se relever.
Au bout de quelques minutes, en sueur, il est debout.
« Tu vois bien que tu pouvais le faire, reprend doucement l’instituteur.
- Oui, mais ce n’est pas grâce à toi, répond l’enfant d’un ton rageur. »

Puis il réfléchit un moment et,
alors que l’enseignant retourne vers sa classe,
il reprend à voix basse :
« Si, en fait, tu m’as bien aidé ! »

Texte : Passé prison ? - Jacques Ricot

- Photo de Jason Powers -

Entre le malheur d'une victime
et celui responsable du malheur de cette victime,
il existe un lien.
Non que la victime et le bourreau
soient assimilables, bien évidemment,
mais tous deux peuvent se laisser emprisonner
dans la prison du passé.
La victime peut devenir l'esclave de sa rancune,
le bourreau, de son remord.
Le fardeau du passé obstrue l'horizon du futur
dans les deux cas.

Il existe pourtant un moyen,
mais pas toujours humainement possible,
de sortir de cet enfermement :
l'offensé peut convertir sa rancune en pardon,
et l'offenseur peut transformer son remord en repentir.
Ainsi, on peut quitter la prison du passé
et s'ouvrir à la nouveauté d'un avenir
enfin devenu possible.


Citation : Individualisme - Martin gray

Il ne peut y avoir de frontière
entre soi et les autres.
Celui qui croit être le centre du monde,
celui qui refuse de comprendre
qu’il fait partie de l’ensemble des hommes,
celui-là, un jour, connaît la douleur
et l’extrême pauvreté.
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Texte : L'assiette en bois - Anonyme

Autour de la longue table de la salle à manger,
dans la ferme familiale, les grands-parents, les enfants,
les petits-enfants prennent leurs repas à heure fixes.
Le chef de famille règne en bout de table
et veille au bon déroulement des agapes.

Il surveille tout particulièrement le grand-père
qui casse régulièrement son assiette
à cause des tremblement dus à la maladie de Parkinson.
Une fois de plus, ce jour là, l'assiette tombe et se brise en morceaux.
Excédé, le père ordonne à sa femme
de donner au grand-père maladroit une assiette en bois.
Personne n'ose contredire...

Quelques jours plus tard, le plus jeune des petits-enfants est très concentré :
son petit couteau dans une main et un rondin dans l'autre,
il est très occupé. Intrigué, le père fronce les sourcils : 
"Que fais-tu donc, avec ce morceau de bois ?
- Je creuse ton assiette pour quand tu seras vieux",
 répond l'enfant sagement.

Texte : Un cœur de grand-mère - Anonyme

Sourire de la grand-mère
- Photo "Sourire de la grand-mère" de Gongashan -

Un cœur de grand-mère,
ça veut du bonheur
du bonheur pour tous ses enfants.
ça a toujours peur,
ça tremble pour petits et grands ;
ça se laisse grignoter
par les événements.
Un cœur de grand-mère,
ça se donne sans compter :
c'est toujours un cœur de maman !

Un cœur de grand-mère,
ça n'aime pas la solitude.
C'est hospitalier,
ça aime les visites.
"Ne partez pas, vous avez le temps"
"Encore un biscuit"...
"Restez encore un instant."
ça aime qu'on lui dise
un "petit merci" en passant.
ça voudrait une bise,
mais les jeunes en ont-il le temps ?

Un cœur de grand-mère,
c'est disponible, pas pressé.
ça ne pense qu'à donner,
ça a de l'expérience.
ça doit rester longtemps,
pour donner confiance dans la vie
à ses petits enfants.

Un cœur de grand_mère,
ça ne vieillit pas.
c'est plein de finesse,
ça sait deviner,
ça voit la tristesse,
ça sait regarder
sans oser rien dire.
C'est plein de bonté,
ça vit de souvenirs.

Un cœur de grand-mère
ça ne peut pas mourir,
demain, oui, peut-être,
mais pas aujourd'hui.
ça doit être là
pour les autres fêtes
voir grands et petits,
consoler, encourager.
ça doit toujours rester,
pour aimer, pour aimer, pour aimer...


Citation : Critiquer ou agir ? - Bernard Shaw

Certaines personnes voient les choses telles qu'elles sont
et se disent "pourquoi ?"
Je rêve de choses qui n'ont jamais été
et je me dis "pourquoi pas ?"
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Les plus pauvres sont nos maîtres - Gilles Rebêche

Les plus humbles et les marginaux m'ont enseigné l'espérance.
J'ai souvent été en admiration devant leur persévérance :
ils encaissent des coups et malgré tout tiennent bon,
et continuent à avoir des projets.

Ils son très sensibles à l'expérience de la croix du Christ :
ils traversent des épreuves, sont disqualifiés,
mais la misère n'a pas le dernier mot dans leur vie.

Dans l'Eglise, "le pauvre est notre maître" disait saint Vincent de Paul.
Quand le Christ proclame "Heureux les pauvres de cœur,
car le royaume des Cieux est à eux" (Mt 5,3),
il indique que nous ne devons pas nous installer en hommes satisfaits.

Heureux sommes-nous si nous sommes humbles,
car nous reconnaissons alors
que nous sommes plus "éclopés" que "en règle",
et que nous devons toujours nous mettre en route pour chercher la sainteté.

La richesse nous renferme et nous mène à la peur de manquer.
A l'école des plus humbles, nous découvrons nos propres fragilités ;
ainsi, nous ne nous suffisons pas à nous-mêmes
mais avons besoin des autres et de Dieu.
Or, apprendre à recevoir est plus dur qu'apprendre à donner.
Enfin, en contemplant nos limites, nous comprenons la patience de Dieu,
qui ne se lasse pas de croire en nous.

Dans l'Eglise, nous devons nous convertir
en quittant la posture consistant à faire des choses "pour" les personnes,
mais apprendre à œuvrer "avec" elles, à partir d'elles et de leurs talents.
Cessons de réduire autrui à un objet de compassion,
reconnaissons-le "sujet de la foi".

Un jour, une dame africaine qui était en demande d'asile politique,
est venue à l'accueil ; sans réfléchir, on lui a parlé de la banque alimentaire.
Elle est partie en pleurs : ce qu'elle voulait, elle,
c'était offrir de son temps pour la chorale et la catéchèse...

Texte : La vie d’un nuage - Bruno Ferrero

On sait que la vie des nuages est aussi courte que mouvementée.
Or, un jour, un très jeune nuage entreprit sa première cavalcade.
Quand ils survolèrent l'immense désert du Sahara,
les autres nuages, plus expérimentés, l'encourageaient :
" Plus vite, plus vite ! Si tu traînes, tu es perdu ! "
Mais, comme tous les jeunes, le petit nuage était curieux
et il se laissa glisser à l'arrière des autres nuages qui, eux,
ressemblaient à un troupeau de bisons en pleine galopade.

" Que fais-tu, remue-toi ! " , lui cria le vent.
Mais le petit nuage avait aperçu les dunes de sable doré :
un spectacle fascinant.
Et il se laissait planer d'un vol de plus en plus léger.
Les dunes ressemblaient à des nuages d'or caressés par le vent.

L'une d'elle lui sourit. "Bonjour ! Je m'appelle Age ".
- Et moi, Une " , répondit la dune". Comment vis-tu là-dessous ? "
- " Eh bien… avec le soleil et le vent.
Il fait un peu chaud, mais on s'y fait ! Et toi, comment vis-tu là-haut ? "
- " Avec le soleil et le vent…, et de grandes courses dans le ciel.
" Ma vie à moi est très courte.
Et quand reviendra le vent, je disparaîtrai peut-être. "
- " Cela t'ennuie ? " , demanda le nuage.
- " Un peu. J'ai l'impression d'être inutile. "
- " Moi également. Je me transformerai bientôt en pluie et je tomberai.
C'est mon destin. "

La dune hésita un instant et dit :
" Sais-tu que la pluie, nous l'appelons Paradis ? "
- " Non ! Je ne savais pas que j'étais si important ! "
dit le nuage dans un beau sourire.
- "J'ai entendu raconter par quelques vieilles dunes combien la pluie était belle.
Nous nous habillons alors de parures qu'on appelle herbe et fleurs. "
- " Oui, c'est vrai, je les ai vues " , confirma la nuage.
- " Je ne les verrai sans doute jamais ", conclut tristement la dune.
Le nuage réfléchit un moment et ajouta :
- " Je pourrai te couvrir de pluie… "
- " Mais tu en mourrais… "
- " Oui, mais toi, tu fleurirais " , dit le nuage.
Et il se laissa tomber, se transformant en pluie aux couleurs de l'arc-en-ciel.
Le lendemain, la petite dune était couverte de fleurs.

Citation : Travaux efficaces - Anthony Trollope

Une toute petite tâche quotidienne
et quotidiennement accomplie,
donne de meilleurs résultats
que de sporadiques travaux d'Hercule.
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Texte : Quel est l'homme ? - Maurice Zundel

Quel est l'homme qui va transformer l'homme ?
Quel est l'homme qui est capable d'ébranler nos profondeur ?
Quel est l'homme qui nous émeut
et qui nous conduira à une véritable conversion ?

C'est toujours et uniquement celui qui se convertit lui-même,
celui qui est dans la vérité de la vie,
celui qui se situe en face de Dieu,
qui respire sa présence et qui communique son Amour.

Nous avons lu des livres en quantité.
Nous avons entendu d'innombrables sermons.
Nous sommes pleins d'idées et de conseils.
Et tout cela ne nous sert de rien !

Car, pour nous ébranler, pour nous transformer,
il faut que quelqu'un en paie le prix,
qu'il nous fasse la courte échelle
et qu'il nous élève au niveau du cœur de Dieu
où commence le dialogue qui constitue notre véritable intimité.


Citation : Réceptivité - Douglas Mac Arthur

Montagnes de Balagne
- Photo "Montagne de Balagne" de Régis Corbet -

Vous resterez jeune tant que vous serez réceptif.
Réceptif à ce qui est beau, bon et grand.
Réceptif aux messages de la nature, de l’homme et de l’infini.
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Texte : Le silence - Jeanne Signard

Le silence peut être une arme plus blessante,
plus menaçante, plus vengeresse que la parole.
Une colère parlée est plus facile à mesurer pour celui qui en est l’objet.
Mais ce silence né sur le terreau d’une contrariété que veut-il dire ?

S’agit-il d’une épée qui se prépare à un duel sanglant,
bien cachée dans son fourreau ?
Ou s’apprête-t-elle à trancher les liens d’une amitié
ou d’une collaboration que nous pensions solides ?
S’agit-il d’une lance qui s’affûte en secret
et cherche le lieu exact de sa pénétration,
ou bien d’un canon qui se prépare à détruire notre maison commune ?
Alors, surtout s’il se prolonge, on imagine le pire !

Le silence peut servir de refuge à celui qui a peur :
peur de ne pas savoir dire, peur de ne pas dire ce qu’il faut dire,
peur d’être contredit, peur de blesser, peur de dire ou d’entendre la vérité.
Silence-prison où s’amoncellent tant de paroles interdites de sortie !
Le jour où les verrous de la « porte de prison » sautent mieux vaut « dégager »

Il y a le silence boudeur de « l’enfant » contrarié
qui se retire pour n’avoir pas à formuler plus clairement son besoin ou sa pensée,
pour éviter d’avoir à s’expliquer.
Il est persuadé qu’on lui en veut et que parler ne servirait à rien,
voire aggraverait son cas.
Éternel incompris qui préfère se retirer du jeu
et qui ne pèse plus très lourd dans la balance des décisions.

Il y a les silences de plomb, lourds de sous-entendus,
d’arrières- pensées, de jugement définitifs....
Il y a le silence de mort plus souvent ressenti au sein d’un groupe,
 frappé de stupeur devant une catastrophe ou un comportement inhumain.
Manifestation de l’horreur devant l’innommable.
On est « cloué sur place » et on reste « bouche bée ou bouche close ».
Absence de tout commentaire.

Il y a le silence des rencontres légères et passagères
 qu’il faut à tout prix meubler par des « Comment ça va ? »
dans lesquels peuvent s’engouffrer toutes les plaintes
que chacun trimbale dans son sac à malheurs
et qui ne sont souvent qu’une « forme bavarde du renoncement ».

Il y a aussi le silence éloquent, parfois assourdissant.
Ce silence-là rend sourd à toutes les paroles qui vont suivre.
Il peut naître d’une remise en cause radicale,
de l’annonce d’une nouvelle inattendue qui laisse sans voix
ou de la sidération face à la beauté d’un lieu, d’un geste, d’un témoignage.

Il y a le silence habité où la complicité supplée les paroles,
impuissantes à exprimer la profondeur les sentiments ou le poids d’un vécu.
Silence de la respiration dans ses deux mouvements :
expiration où l’on se donne et aspiration où l’on se reçoit.
C’est ce silence qui ponctue nos « conversations aimantes ».

Pour goûter ce silence-là il ne suffit pas de se taire.
Il faut qu’il pénètre et s’installe au fond de nous-mêmes
pour nous disposer à accueillir et à écouter un mouvement intérieur,
une parole de Dieu ou d’un frère, d’une sœur
sans rien rejeter, humblement, avec respect.
« Une journée pleine de bruits et pleine de voix peut être une journée de silence
si le bruit devient écho pour nous de présences. » (Madeleine Delbrel)

N’oublions pas le « grand silence » du soir
qui recueille les joies de la journée en offrande vespérale
et qui transfigure les peines en perles précieuses
 Puis vient le silence profond de la nuit.

Citation : La beauté intérieure - Gaston Bachelard

La beauté intérieure du cœur
est celle qui résiste le mieux au temps.
La beauté des choses
vit dans l'âme de celui qui la reconnaît.
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Citation : Vanité au quotidien - Gustave Thibon

Tant d'efforts pour éblouir son prochain
et pour n'aboutir en fait qu'à susciter
chez les médiocres l'envie
et chez les meilleurs la pitié.
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Texte : La simplicité volontaire - Matthieu Ricard

Le mot "austérité" évoque la privation des plaisirs quotidiens,
une vie morne et des restrictions interdisant
de s'épanouir librement dans l'existence.
De plus, d'après certains économistes,
les programmes d'austérité sont généralement peu efficaces
car ils conduisent au chômage et à la récession.

La simplicité volontaire est un concept très différent.
Elle ne consiste pas à se priver de ce qui nous rend heureux
- ce serait absurde - mais à mieux comprendre
ce qui procure une satisfaction véritable
et à ne plus être assoiffé de ce qui engendre
davantage de tourments que de bonheur.
La simplicité volontaire va de pair avec le contentement.

Selon Duane Elgin,
"C'est une vie extérieurement simple et intérieurement riche".
Elle n'exige pas un retour à la nature pour ceux qui l'ont déjà quittée
et peut être pratiquée dans toutes les situations.
Simplifier notre existence, c'est avoir l'intelligence d'examiner
ce qu'on considère habituellement comme des plaisirs indispensables
et de vérifier s'ils apportent un authentique mieux-être.
La simplicité volontaire peut être ressentie comme un acte libérateur.
Elle n'implique donc pas de vivre dans la pauvreté,
mais dans la sobriété...

[Selon certains sondages récents], 74% des personnes interrogées
préféreraient une vie plus simple,
centrée sur l'essentiel et l'indispensable,
à une vie opulente liée à de nombreux avantages matériels
obtenus au prix d'un stress élevé.
La simplicité volontaire n'est pas non plus une mode
née dans les pays riches.
Cette façon de vivre, parfois associée à la sagesse,
a été louée de tout temps dans toutes les cultures.

Citation : Attitude - Jean Harang

Celui qui excuse,
  pardonne,
    partage,
      ne juge pas,
        soutient,
          vient en aide.
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Texte : Inconnus mais pas étrangers - Yvon Le Men

Mali, West-Afrika, jan./febr. 2008
- Photo "Mali" de Martha de Jong-Lantink -

Depuis longtemps nos langues nous séparent
malgré les montagnes, les plaines, les rivières
que nous avons grimpées, traversées, longées.
Depuis longtemps nos dieux nous séparent
malgré le désert, le ciel et la mer que nous avons priés.

Le pommier est-il l'étranger du pin, l'oranger celui du chêne
Le reflet du peuplier dans la rivière de Castille
est il plus clair que celui du bouleau dans un lac en Finlande ?
La neige qui tombe à Odense au Damemark le jour de Noël
est elle plus blanche que celle qui tombe
des rêves du Touareg à Bamako, le jour de l'Aïd ?

La lune que je contemple ce soir dans l'hémisphère nord
est elle plus ronde que celle que l'on ne voit pas ce soir dans I'hémisphère sud ?
Depuis longtemps nos langues nous attirent grâce aux pains,
aux chants que nous partageons autour de la même table

Et la main qui m'ouvre le chemin dans ces pays où je me perds
m'est plus proche que celle qui menace dans mon pays où l'on se perd,
dès que, de l'autre côté de la route qui relie nos villages, nos quartiers...
dans notre ville,  notre pays, ils font de l'inconnu, un étranger.

Texte : Accomplir ce qu'on peut - André-Marie

Si chacun de nous accomplissait
ce qui est en son pouvoir,
tout simplement,
en croyant amoureusement en la vie,
le monde serait changé.

N’aie pas la prétention
de chercher à refaire le monde.
Il existait depuis
des milliards d’années avant toi.

Cherche à faire le monde où tu vis :
chacun de tes actes s’y répercute,
chacune de tes larmes l’attriste,
chacun de tes sourires
le prépare à déborder de joie.

Accrédite en toi l’idée
que le bonheur est là,
que les ombres ne sont que la preuve
de l’existence de la lumière
dont la nature est de briller
comme la tienne et d’aimer. 

Citation : Rides - Sandrine Bonnaire

sandrine-bonnaire.jpg
- Photo "Sandrine Bonnaire" de Roman Vondroux / AP / SIPA -

Certains matins,
je suis comme tout le monde,
je ne me trouve pas terrible.
Mais malgré tout,
j'aime les rides
autour de mes yeux.
Ce sont celles du bonheur.
Elles racontent mon histoire.
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Texte : Le temps trop plein - Jean Debruynne

Est-ce parce qu’il est trop rempli
Que le temps de vivre est en folie ?

Est-ce parce qu’il est trop plein à craquer
D'agitation, de précipitation,
D'occasions manquées, d’événements,
d’énervements, de bavardages,
De bruits et de remue-ménage ?
Est-ce parce qu’il est trop rempli,
Que le temps de vivre nous paraît si vide ?

N’est-ce pas plutôt un bon prétexte
Pour nous cacher la peur,
Un bon alibi pour nous cacher le face-à-face,
Eviter d’avoir à nous croiser nous-mêmes,
Fuir devant son ombre,
Eviter d’avoir avec soi rendez-vous…

N’est-ce pas plutôt parce qu’il est vide
Que le temps de vivre est si rempli ?

Texte : Quelques pas vers la fraternité - Véronique Fayet

Randonnée
- Photo "Randonnée" de Raphaelle Laf Euille -

Pour vivre en frères, il faut ralentir le pas
pour se mettre au pas de l'autre ;
faire un pas de côté, parfois,
pour changer son point de vue ;
faire le premier pas pour inviter l'autre
à prendre toute sa place dans le groupe...

La fraternité est une longue marche.
Elle s'apprend ;
elle est désirée mais pas innée.
Elle suppose une prise de conscience
et une acceptation de l'égale dignité de tous...
Elle demande une décision, un effort,
une tension et une attention de tout l'être...
mais elle ouvre à des horizons
et des joies inconnus jusqu'alors.

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