Texte : Je te souhaite assez - Anonyme

Je te souhaite assez de soleil
pour maintenir ton attitude lumineuse
peu importe que la journée soit grise et moche.

Je te souhaite assez de pluie
pour apprécier le soleil encore plus.

Je te souhaite assez de bonheur
pour maintenir ton esprit vivant et éternel.

Je te souhaite assez de douleur
de sorte que même la plus petite des joies
dans la vie puisse te sembler grande.

Je te souhaite assez de gain
pour satisfaire tes besoins.

Je te souhaite assez de perte
pour apprécier tout ce que tu possèdes.

Je te souhaite assez d’Au revoir
pour te permettre de bien te rendre
à l’Au revoir final.

Citation : Sans espoir ? - Francis Scott Fitzgerald

On devrait pouvoir comprendre
que les choses sont sans espoir
et cependant être décidé‚
à vouloir les changer.
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Texte : La voix étouffée - Martin Gray

" Assez dit ... Enough said ... Spring_Printemps 2010 @ Montreal
- Photo "Assez dit" de Guy Mayer -

Chacun sait bien
qu’il a en lui une voix qui parle,
une voix simple et claire,
qu’il étouffe trop souvent.
Parce qu’elle est exigeante,
nette comme une ligne droite.

Cette voix,
cette source qu’on obstrue,
c’est elle qui dit le juste,
elle qui donne les moyens
d’atteindre l’équilibre
et la libération de soi.
Mais nous avons peur
d’être nous-mêmes.


Citation : Bonheur, une condition ? - Arthur Rubinstein

La plupart des hommes font du bonheur une condition.
Mais le bonheur ne se rencontre
que lorsqu'on ne se pose pas de condition.
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Texte : Parole d'arbre - Ecole de la Loire de Blois

Quelle journée enchanteresse, dit l’arbre en contemplant le ciel.
L’air printanier va me faire du bien et éclore mes bourgeons.
Mes fleurs ne tarderont pas à attirer les essaims d’abeilles.

Quand les abeilles mettront leur butin dans la ruche,
auront-elles des égards pour mon tendre nectar ?
Quand les hommes se régaleront de miel,
penseront-ils à moi comme je me soucie d’eux ?

J’entends les oiseaux. Ils volent et me contemplent.
Ils savent qu’ici est le bonheur.
Ils vont tisser leurs nids de brindilles craquantes
entre mes branches inclinées pour mieux les accueillir.
Ils y cacheront leurs rendez-vous galants
et me confieront les oisillons nouveau-nés.

Mais savent-ils, les oisillons, que mes bruissements
leur enseigne l’histoire de la vie ?
Et lorsqu'ils iront pépier sur les toits des maisons,
leurs enfants entendront-ils mon hymne dans leur jeune gazouillis ?

L’été sec et chaud viendra ensuite et je me ferai protecteur.
Sous mon arbre cordial viendront s’ébattre les lapins et aussi les amoureux.
Ils prononceront les yeux mi-clos des serments que je leur inspirerai.

Les lapins diront-ils comme ils préfèrent mon ombrage généreux
aux fourrés touffus d’épines ?
Savent-ils, les couples enlacés, que leurs mots deviennent plus profonds
lorsque mes murmures font écho à leurs sens ?

Puis ils reviendront tous, les hommes et les bêtes,
à la saison des récoltes,
croquer dans les bienfaits que j’aurai mûris pour eux.

Goûteront-ils tout l’amour que j’ai mis
dans le jus et la chair de mes fruits ?
Auront-ils foi en mon inébranlable fidélité
qui veillera sur eux encore l’an prochain ?

Les abeilles, les oiseaux, les lapins, les hommes,
négligeront sans doute de me remercier.
Comme chaque année ils m’abandonneront, solitaire, aux frimas de l’hiver.
J’entrerai alors en léthargie, ressassant, mes tristesses en vagues d’amertume.
Mais dès que s’allongeront les rayons du soleil,
dès que je sentirai la tiédeur de la terre monter à mes racines,
je reprendrai goût à mon existence d’arbre.

Car voyez-vous je ne peux, en dépit des humeurs,
que chérir passionnément ma vie.
Je l’aime pour ses multiples joies et le bonheur sincère de me savoir utile.
Il me faut accepter ses détresses, bien que je rechigne à traverser leur ombre.
Car même s’il m’arrive parfois de l’oublier, c’est moi qui ai choisi de vivre cette vie.



Citation : Mon âme - Gustave Thibon

Mon âme est à l'amour
ce que les poumons sont à l'air :
l'air est inépuisable
et ne se refuse jamais le premier :
seuls les poumons peuvent défaillir
et cesser de respirer. 
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Citation : Vous avez dit "besoin" ? - Charles Ferdinand Ramuz

Dites-nous ce dont vous avez besoin !
Nous vous dirons comment vous en passer !
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Texte : la valeur du temps - Anonyme

tempus fugit
- Photo "tempus fugit" de Ferran Cerdans Serra -

Pour apprendre la valeur d'une année,
demande à l'étudiant qui a raté un examen.
Pour apprendre la valeur d'un mois,
demande à la mère qui a mis un enfant au monde trop tôt.

Pour apprendre la valeur d'une semaine,
demande à l'éditeur d'un journal hebdomadaire.
Pour apprendre la valeur d'une heure,
demande aux fiancés qui attendent de se revoir.

Pour apprendre la valeur d'une minute,
demande à celui qui a raté son train, son bus ou son avion.
Pour apprendre la valeur d'une seconde,
demande a celui qui a perdu quelqu'un dans un accident.

Pour apprendre la valeur d'une milliseconde,
demande à celui qui a gagné
une médaille d'argent aux jeux Olympiques.

Le temps n'attend personne.
Rassemble chaque instant qu'il te reste
et il sera de grande valeur.
Partage-les avec une personne de ton choix
et ils deviendront encore plus précieux.

Texte : Les défauts des autres - André-Marie

Statue de l'Agent 15 - Tom Frantzen - Place Sainctelette
- Photo "Statue de l'agent 15" de Jean Paul Remy - 

ce n’est pas toujours en dénonçant les défauts des autres
qu’on pourra les rendre meilleurs,
mais en les aimant plus, au-delà de leurs défauts.

Lao Tseu disait :
« Ce que tu n’aimes pas en moi, c’est ce qui est chez toi... » 
Tu n’as pas à changer les autres, même ceux que tu aimes,
tu as à devenir plus aimable pour ceux que tu aimes.


Texte : Suicides de jeunes - Jorge Bergoglio

L'espérance offerte par l’Évangile
est l’antidote à l’esprit de désespoir
qui semble croître,
tel un cancer dans la société
qui, extérieurement, est nantie
mais qui souvent fait l’expérience
de la tristesse intérieure et du vide.

À combien de nos jeunes
ce désespoir a fait payer son tribut ?
Puissent-ils, ces jeunes qui nous entourent ces jours-ci
avec leur joie et leur confiance,
n’être jamais privés de leur espérance !

Texte : Je doute, je doute... (1) - Jeanne Signard

duda / hesitation
- Photo "Duda / Hésitation" de Rafael Edwards -

" Voilà que je commence à douter de moi-même.
Pas la peine de rêver, Je ne serai pas capable !
- Comment le sauras-tu si tu n’essaies pas ?

- Je n’ai jamais de chance quand j’entreprends quelque chose !
- Sais-tu que la plainte est la forme bavarde du renoncement ?

- Je suis trop timide pour oser me lancer.
- Convertis ton désir en actes, cela te donnera de l’assurance.

- Je ne saurai pas comment en parler.
- Pense que les autres vont accueillir ton désir avec bienveillance
  et tu trouveras les mots pour le dire.

- Et si je me trompe, et si j’échoue ?
- Tu as le droit d’essayer et de ne pas réussir du premier coup
  et cela, sans perdre la face !

- A mon âge ? C’est trop tard !
- Si tu ne peux être le lièvre bondissant,
  réjouis-toi d’être la patiente tortue ;
  tu es plus sûre d’atteindre ton but !

- Je n’ai pas eu comme toi, la chance de…
- Arrête de regarder les chances des autres
  et fais la liste de tes propres chances... "

Texte : Liberté, Egalité, Fraternité - entendu par un bénévole

Liberté,
toi aujourd'hui si menacée, tu as besoin de tes deux amies pour être sauvée :

Egalité,
la sincère, l'authentique, la désintéressée,  celle qui laisse toute la place à la diversité des talents de chacun, qui libère la créativité au bénéfice de tous pour une vie épanouie, digne et bien remplie ;

Fraternité,
celle qui vient du coeur et qui respecte la vie, la place et la personne du frère ou de la soeur, sans jugement ni opportunisme, celle qui vient du même père - quel que soit le nom qu'on lui donne - sans pourtant prendre sa place...

Toutes les trois sont inséparables car :
Liberté sans Egalité, et c'est l'anarchie réductrice !
Liberté sans Fraternité, et c'est l'individualisme indifférent et égocentrique !
Egalité sans Liberté, et c'est la dictature la plus austère !
Egalité sans Fraternité, et c'est la glaciale démocratie calculatrice !
Fraternité sans Liberté, et c'est l'outrancier paternalisme !
Fraternité sans Egalité, et c'est le potentat le plus pervers !

La Liberté par l'Egalité dans la Fraternité,
si l'une ou l'autre ne sont ni réduites, ni caricaturées,
sont "les" valeurs indissociables pour la recherche du bien de tous et de chacun.

Texte : L'amour est immortel - Victor Hugo

Quiconque aime, sait et sent
qu'aucun des points d'appui de l'homme
n'est sur la terre.
Aimer, c'est vivre au-delà de la vie.
Sans cette foi,
aucun don parfait du cœur
ne serait possible ;
aimer, qui est le but de l'homme,
serait son supplice.
Ce paradis serait l'enfer.
Non ! disons-le bien haut,
la créature aimante
exige la créature immortelle.
Le cœur a besoin de l'âme.

Citation : Sport et férocité - George Bernard Shaw

Quand un homme
désire tuer un tigre,
il appelle cela sport.
Quand un tigre le tue,
il appelle cela férocité.
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Citation : Heu-reux ! : Tich Nhat Hanh

En nous établissant
dans l'instant présent,
nous pouvons voir
toutes les beautés
et les merveilles
qui nous entourent.
Nous pouvons être heureux
simplement en étant conscients
de ce qui est sous nos yeux.


Texte : les dix commandements du bénévole - Un choeur de bénévoles

1. Sourire ardent et bien portant, tu présenteras.

2. Ce que tu sais faire, modestement, tu proposeras
    et "pro", obligatoirement, tu deviendras.

3. Jamais, ô jamais, ton temps ne compteras.

4. Responsable de ton travail tu seras,
    souvent la solitude tu connaîtras.

5. En cas d'imprévus, point ne t'affoleras,
    si c'est loupé, tu improviseras.

6. Dans des conditions souvent précaires, tu travailleras,
    à toutes situations tu t'adapteras.

7. Patient, discret, zélé, tu seras,
    la mauvaise humeur, tu banniras.

8. A toutes les gênes, ta famille, tu habitueras,
    en espérant qu'elle supportera.

9. Aucun salaire tu ne recevras,
    bien souvent, au contraire, tu débourseras.

10. Malgré cela, bienheureux tu te diras,
      et avec le sourire, toujours, tu travailleras.

Texte : Résister - Jean Debruynne

Pollionnay (Rhône)
- Photo "Lucarne à Sarny" de Gilles Péris y Saborit - 

Résister c’est s’obstiner à regarder un bout de ciel
même s’il est gris ou noir,
Même s’il tient dans un mouchoir de poche,
incarcéré entre des murs trop hauts.

Résister, c’est ne jamais renoncer
à guetter le soleil par l’ouverture d’une bouche d’égout.
Résister, c’est être assez têtu
pour voir se lever le jour derrière les barbelés.


Texte : L'homme existe, je l'ai rencontré - Raymond Devos

Dans un petit village de Lozère
abandonné des hommes,
il n'y avait plus personne.
Et en passant devant la vieille église,
poussé par je ne sais quel instinct,
je suis entré...
Et, là, j'ai été ébloui...
par une lumière intense... insoutenable !
C'était Dieu...
Dieu en personne,
Dieu qui priait !
Je me suis dit : "Qui prie-t-il ?
Il ne se prie pas lui-même ?
Pas lui ? Pas Dieu !"

Non ! Il priait l'homme !
Il me priait, moi !
Il doutait de moi comme j'avais douté de lui !
Il disait :
" Ô homme ! si tu existes, un signe de toi !
J'ai dit : - Mon Dieu, je suis là !
Il a dit : - Miracle ! Une humaine apparition !
Je lui ai dit : - Mais mon Dieu...
comment pouvez-vous douter
de l'existence de l'homme,
puisque c'est vous qui l'avez créé ?

Il m'a dit : - Oui... mais il y a si longtemps
que je n'en ai pas vu un dans mon église...
que je me demandais si ce n'était pas une vue de l'esprit !
Je lui ai dit : - Vous voilà rassuré, mon Dieu !
Il m'a dit : - Oui ! Je vais pouvoir leur dire là-haut :
"L'homme existe, je l'ai rencontré !"



Citation : Pour la paix dans le monde - Bruno Ferrero

Vieille porte 23
- Photo "Vieille porte" de Christian Hornick - 

Un jeune étudiant,
qui avait un grand désir de s'engager
pour le bien de l'humanité,
se présenta à Saint François de Sales
et lui demanda :
" Que puis-je faire pour la paix du monde ? "
Saint François de Sales lui répondit en souriant :
" Ne claque pas la porte si fortement !… "
________________


Texte : La bénédiction du pauvre – Henri Nouwe

Nous voulons secourir.
Nous voulons faire quelque chose pour les gens dans le besoin.
Nous voulons offrir la consolation à ceux qui sont dans la peine
et soulager la souffrance de ceux qui sont dans la douleur.

Il n'y a évidemment rien de mal à ce désir.
C'est un désir noble et plein de grâce.
Mais, si nous ne nous rendons pas compte
que la bénédiction de Dieu nous provient
de ceux que nous voulons servir,
notre aide sera de courte durée,
et finalement nous pourrons nous sentir épuisés.

Comment est-il possible de poursuivre nos soins aux malades
quand ils ne vont pas mieux ?
Comment pouvons-nous continuer à consoler les mourants
quand leur mort ne nous fait plus mal ?
La réponse est qu'ils détiennent tous une bénédiction,
une bénédiction que chacun de nous a besoin de recevoir.

La pratique du « care » (prendre soin), c'est, finalement,
recevoir la bénédiction de Dieu
par ceux auxquels nous donnons du soin.
Qu'est-ce que la bénédiction ?
C'est un aperçu de la face de Dieu.
Voir Dieu, c'est le ciel !

Nous pouvons voir Dieu dans le visage de Jésus,
et nous pouvons voir le visage de Jésus
dans tous ceux qui ont besoin de notre care.
Nous avons tant besoin d'une bénédiction !
Ceux qui ont besoin de notre sollicitude
sont en attente de nous bénir.

Texte : La fête de tous les saints - d'après Daniel Ange


-
Aujourd'hui, nous célébrons dans une même fête
tous les gens parvenus au Royaume,
absolument tous, sans en omettre un seul.

Car les saints béatifiés cités dans les calendriers,
et dans les listes très bien documentées,
sont une infime minorité parmi cette multitude
que nul ne peut dénombrer :

Les saints anonymes enveloppés du manteau du silence.
Ceux dont nous ne connaîtrons jamais les noms sur terre.
Ceux qui, totalement cachés au yeux des hommes,
demeurent encore le secret du Père.

Je fête aussi les saints non explicitement chrétiens,
ceux qui n'ont pas eu l'occasion de rencontrer Jésus,
mais qui n'en sont pas moins sauvés par lui.

je fête les saints de ma généalogie,
sains connus ou inconnus parmi tous mes ancêtres,
ou ceux de ma famille plus proche :
ces grands-parents ou déjà parents, frères ou sœurs,
qui m'ont précédé dans le Royaume.

Ne suis-je pas l'enfant de leurs larmes,
de leur prière, de leur amour ?
Telle grâce que je reçois aujourd'hui, n'est-ce pas en réponse
à l'amour d'une grand-mère inconnue, récitant son chapelet
au soir d'une longue journée de labeur dans les champs ?

Cela aussi, c'est la communion des saints.
Mais serai-je digne des saints de ma famille ?

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