Citation : Ce qu'est l'amour - Martin Gray

L’amour, c’est sentir
qu’on est une partie agissante du monde,
et responsable de lui.

L’amour, c’est comprendre
qu’on vit des autres.
Qu’on est un moment du monde.
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Texte : Vis ! - Charlie Chaplin

J'ai pardonné des erreurs presque impardonnables,
j'ai essayé de remplacer des personnes irremplaçables
et oublier des personnes inoubliables.
J'ai agi par impulsion,
j'ai été déçu par des gens que j'en croyais incapables,
mais j'ai déçu des gens aussi.

J'ai tenu quelqu'un dans mes bras pour le protéger.
J'ai ri quand il ne fallait pas.
Je me suis fait des amis éternels.
J'ai aimé et l'ai été en retour,
mais j'ai aussi été repoussé.
J'ai été aimé et je n'ai pas su aimer.
J'ai crié et sauté de tant de joies,
j'ai vécu d'amour et fait des promesses éternelles,
mais je me suis brisé le coeur, tant de fois !

J'ai pleuré en écoutant de la musique
ou en regardant des photos.
J'ai téléphoné juste pour entendre une voix,
je suis déjà tombé amoureux d'un sourire.
J'ai déjà cru mourir par tant de nostalgie
et j'ai eu peur de perdre quelqu'un de très spécial...
que j'ai fini par perdre... Mais j'ai survécu !
Et je vis encore !
Et la vie, je ne m'en passe pas...
Et toi non plus tu ne devrais pas t'en passer.
Vis !!!

Ce qui est vraiment bon,
c'est de se battre avec persuasion,
embrasser la vie et vivre avec passion,
perdre avec classe et vaincre en osant,
parce que le monde appartient à celui qui ose
et que LA VIE C'EST BEAUCOUP TROP
pour être insignifiante !

Citation : L'enfant de Noël - Jean Rodhain

- "La Nativité" de Schwenniger - 

Pour nous instruire, le Christ n'a rien écrit lui-même.
Aucune bibliothèque, aucun musée
ne possède une seule ligne de sa main.
Mais ce maître en pédagogie
commence par se présenter sous les traits d'un enfant.
Cet enfant dans la crèche de Noël nous regarde.
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Prière : Chercher ton visage - Jean Debruynne

Mon Dieu, depuis le temps
que je cherchais ton Visage
et que je me demandais
à qui Tu pouvais ressembler !
Je suis heureux de découvrir
cet enfant nouveau-né
couché dans la paille d'une crèche.

Le voilà donc ton Visage !
C'est donc Toi, ce nouveau-né ?
Tu ressembles à tous les nouveau-nés,
je ne vois pas la différence.
Pourtant, avant j'avais peur de Toi,
je me sentais toujours pris en faute ;
et maintenant c'est Toi, ce petit enfant,
qu'il ne faut pas effrayer...

Avant, j'attendais que Tu te penches sur moi
pour venir me tirer de tous mes mauvais pas ;
et maintenant c'est moi qui suis penché sur Toi
comme on se penche sur un petit enfant...
Mon Dieu en Te regardant là, sur la paille,
dans cette nuit d'hiver, j'ai perdu la peur,
et j'ai trouvé l'Amour ! Amen.

Texte : Tendresse de Dieu - Jeanne Signard

Dieu dit sa tendresse
dans le sourire d’un enfant.
Dieu appelle au secours
dans les pleurs d’un nouveau-né.
Dieu jaillit en lumière.
dans notre nuit.

Dieu fait lever son jour,
et les ombres s’enfuient.
Dieu vient marcher
au pas des pèlerins égarés.
Avec eux il fait route,
vers un pays de lui seul connu.

Une main d’enfant,
ouvre les portes du ciel.
Le Très-Haut se fait Très bas
Son nom est JESUS
Prenons le temps
d’être à la joie !

Texte : Rien à attendre de personne - André Marie


Sur le plan économique, industriel et financier,
les pauvres n’ont plus rien à attendre de personne.
C’est la raison pour laquelle
il est absolument nécessaire
de faire naître l’espérance.
La compassion, la beauté, la bienveillance
sont autant de mots féminins, comme la Sagesse,
qu’il faut mettre maternellement au monde en nous.

Et si nous nous greffions sur l’espérance,
sur une attente à inventer, à nourrir, à laisser grandir,
à abreuver de toutes les tendresses
que la bienveillance nous inspire...
Si notre vie intérieure était plus grande,
le monde déborderait d’amour.

Mais ce changement ne peut commencer
qu’avec soi-même, et en « soi-m’aime ».
Si l’on pouvait vivre avec soi et s’étonner d’exister,
s’émerveiller d’être, et accepter l’inattendu...

Texte : La terre comme un jardin - d'après Christophe Boureux

Oui, le royaume des cieux est tout proche de nous
quand nous habitons la terre comme un jardin,
où toute personne, quelle qu'elle soit, est notre prochain
et dont on prend soin, comme on prend soin de notre jardin.

Dans le jardin, l’espace, limité rend chacun proche de l’autre,
selon des règles de connivence et d’interaction, en symbiose.
Car il n'y a pas de beau et fructueux jardin
sans une sollicitude constante envers les bienfaits
qu'apportent l'humus, le soleil, la pluie, le mouvement du vent
et le brassage constant des vers de terre.

Alors, le Royaume est proche
comme l'est le juste moment pour semer au printemps,
sarcler et arroser l'été, soigner quand survient l'aléa,
et récolter en automne.

Si le jardin est clos c'est que le temps,
l'espace et les ressources sont limités...
et la clôture protège aussi de l'errance et du chaos,
mais elle engendre néanmoins de la proximité
quand on reconnaît l'autre comme son prochain...
Car, au milieu du jardin,
il y a la connaissance et la vie qui engendrent
tout autant mon prochain et moi-même.

Citation : Aumône - Dom Helder Camara

Si je fais l’aumône à un pauvre,
on dit que je suis saint,
si je demande pourquoi il est pauvre,
on me traite de communiste !
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Texte : Parlez-nous du don - Khalil Gibran


Vous donnez peu lorsque vous donnez de vos biens.
C'est lorsque vous donnez de vous-même
que vous donnez réellement...

Il en est qui donnent peu de l'abondance qu'ils ont,
Et ils donnent pour susciter la reconnaissance,
et leur désir secret corrompt leur don.
Il en est qui ont peu et qui le donnent entièrement.
Ceux-ci croient en la vie, et leur coffre n'esst jamais vide.
Il en est qui donnent avec joie,
Et cette joie est leur récompense.
Il en est qui donnent avec douleur,
Et cette douleur est leur baptême.

Il en est qui donnent et ne ressentent ni douleur, ni joie,
et ne sont pas conscients de leur vertu :
Ils donnent comme dans la vallée là-bas
le myrte exhale son parfum dans l'espace.
Par les mains de tels être, Dieu parle,
Et à travers leur regard, il sourit à la terre.

Vous dites souvent : "Je donnerai,
mais seulement à ceux qui le méritent."
Les arbres de vos vergers ne parlent pas ainsi,
ni les troupeaux dans vos pâturages.
Ils donnent afin de vivre, car retenir, c'est périr...

Voyez d'abord à mériter vous-mêmes
d'être donneur et instrument du don.
Car en vérité, c'est la vie qui donne à la vie.

Texte  : La "charité" - Odile Haumonté

almak-aour & hecate (cat) Comme chien et chat !
- Photo "Comme chien et chat !" de Igrvv -

Saint Vincent de Paul le disait déjà :
"Nous avons à nous faire pardonner
le pain que nous donnons aux pauvres."
Il fut un temps
où chaque dame riche avait "ses pauvres".
Cela partait d'un bon sentiment,
mais quelle condescendance !
Nous n'avons pas à "faire" la charité,
mais à "être charité"...
Le cœur et la main doivent s'ouvrir ensemble.

Encombrés de nos biens matériels
ou de nos acquis intellectuels,
nous ne pouvons pas nous approcher
d'un pauvre, d'un blessé de la vie,
sans nous être d'abord
reconnus pauvres et blessés.
Nos blessures parleront à ses blessures,
nos pauvretés parleront à ses pauvretés,
ses richesses apprivoiseront nos peurs.

- Lu dans Feu et Lumière -

Citation : Le dernier arbre - Proverbe Cree

Grand Canyon
- Photo "Grand canyon" de Benjamin Dumas - 

Quand le dernier arbre sera abattu
La dernière rivière empoisonnée
Le dernier poisson pêché
Alors vous découvrirez
Que l'argent ne se mange pas.
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(Indiens du Canada)


Texte : La gentillesse- Anonyme

- Photo "Floret" de Carlotta Silvestrini

Un bonjour, une gentillesse,
C’est une prévenance, une caresse,
C’est un merci, une promesse,
C’est un petit rien, pour faire plaisir,
C’est un geste tendre, un sourire,

C’est ce qui rend la vie plus belle,
C’est ce qui donne au cœur des ailes,
C’est une partie de l’amour, de l’amitié,
C’est ce qui fait sentir que l’on est aimé,

C’est le rappel d’un souvenir commun,
C’est le sentiment de ne faire plus qu’un,
C’est l’essence même de la vie,
C’est ce qui disperse et tue l’ennui,

C’est quelqu'un qui s’informe de toi,
C'est penser à l’autre et s’oublier…

Citation : L'instant présent - Osho Rajneesh

En nous établissant dans l'instant présent,
nous pouvons voir toutes les beautés
et les merveilles qui nous entourent.
Nous pouvons être heureux simplement
en étant conscient de ce qui est sous nos yeux.
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Texte : Apparences du bonheur - Jorge Bergoglio

À une époque où l’on est attiré
par tant d’apparences de bonheurs,
on risque de se contenter de peu,
ou d’avoir une idée de la vie “en miniature”.

Au contraire, aspirez à de grandes choses !
Élargissez vos cœurs ! ...
Nous ne devons jamais vivoter, mais vivre.
Si vraiment vous laissez émerger
les aspirations les plus profondes de votre cœur,
vous vous rendrez compte
qu’il y a une soif inextinguible de bonheur en vous,
et c’est cela qui vous permettra de distinguer
et de refuser les nombreuses offres “à bon prix”
que vous rencontrez autour de vous.

Quand nous recherchons le succès,
le plaisir, la possession égoïste
et que nous en faisons des idoles,
nous pouvons, certes, expérimenter des moments d’ivresse,
une fausse impression de satisfaction ;
mais à la fin nous devenons esclaves,
nous ne sommes jamais satisfaits,
nous sommes poussés à vouloir toujours plus.
Et c’est vraiment triste de voir une jeunesse “repue”, mais molle.

... Les jeunes qui choisissent le Christ sont forts,
ils se nourrissent de sa Parole
et ils ne “se goinfrent” pas d’autres choses !
Ayez le courage d’aller à contre-courant.
Ayez le courage du vrai bonheur !
Dites non à la culture du provisoire,
de la superficialité et du rejet,
qui ne vous estime pas capables
d’assumer des responsabilités
et d’affronter les grands défis de la vie !

Texte : Besoin d'enracinement - Simone Weil

L'enracinement reste peut-être
le besoin le plus important de l'âme humaine.
Un être humain a une racine
par sa participation réelle, active et naturelle
à l'existence d'une collectivité
qui conserve vivants certains trésors du passé
et certains pressentiments d'avenir.

Participation naturelle,
c'est-à-dire amenée automatiquement par le lieu,
la naissance, la profession, l'entourage.
Chaque être humain a besoin
d'avoir de multiples racines.
Il a besoin de recevoir la presque totalité
de sa vie morale, intellectuelle, spirituelle
par l'intermédiaire des milieux
dont il fait naturellement partie.


Citation : Vivre et Être - Henry Miller

Vivre, il n'y a là aucun bonheur.
Vivre : porter de par le monde
son moi douloureux.

Mais être, être est bonheur.
Être : se transformer en fontaine,
vasque de pierre dans laquelle l'univers
descend comme une pluie tiède
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Texte : Intolérance... - Jean Debruynne

- Photo "17.Basset hound et shar-pei" de dailygeekshow -

Ils n'aimaient pas les rouges
ils n'aimaient pas les Noirs
ni les gens quand ils bougent
ni les gens du manoir.

Ils n'aimaient pas les Jaunes
Ils n'aimaient pas les Juifs
Ils n'aimaient pas la faune
de Barbès ou de Villejuif.

Ils n'aimaient pas les Yougoslaves
les Arabes et les chômeurs
les clochards et les épaves
les drogués et les fumeurs.

Ils n'aimaient pas ce qui dérange
l'imprévu de l'actualité
ni l'étranger, ni l'étrange
ils n'aimaient pas la liberté.

Ils n'aimaient pas tout ce tapage
ils n'aimaient pas les immigrés
les jeunes avec leurs langages
les panthères et les rockers tigrés.

Ils n'aimaient pas les peaux d'épice
des Antillais ou Algériens.
Ils n'aimaient pas rendre service
mais ils savaient aimer leurs chiens...

Citation : Vous avez dit Propriété ? - Olivier Artus

Nul n’est propriétaire ultime
d’un quelconque bien dans la création.
La notion de propriété
est subordonnée à celle de don,
au fait que nous avons reçu
la terre où nous vivons.
Cette affirmation tient,
que l’on soit croyant ou non.
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Texte : Une réponse à la violence - Jorge Bergoglio

Aujourd’hui et ici, nous venons tous
de différentes parties du monde,
et devant tant de victimes de la guerre,
nous devons comprendre une fois pour toutes
que rien ne justifie le sang d’un frère,
que rien n’est plus précieux
que la personne que nous avons à côté. …

À présent, nous,
nous ne nous mettrons pas à crier contre quelqu’un,
nous ne nous mettrons pas à nous quereller,
nous ne voulons pas détruire.
Nous, nous ne voulons pas vaincre la haine
par davantage de haine,
vaincre la violence par davantage de violence,
vaincre la terreur par davantage de terreur.

Notre réponse à ce monde en guerre a un nom :
elle s’appelle fraternité, elle s’appelle lien fraternel,
elle s’appelle communion, elle s’appelle famille.
Nous célébrons le fait de venir de diverses cultures
et nous nous unissons pour prier.
Que notre meilleure parole, notre meilleur discours
soit de nous unir en prière.

Citation : La passion, un moteur - Gustave Thibon



Il ne faut pas lutter contre les passions en tant que moteur,
il faut simplement leur ôter le gouvernail.
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Texte : Le déclic pour une course de 365 jours – d’après Jean Rodhain

Le coureur, jarret tendu sur la ligne de départ, attend le signal du starter…
Dans chaque quartier ou village de France, un déclic se déclenche chaque année pour provoquer un nouvel élan. Il s’agit d’une piste de 365 jours : c’est le chronométrage du pain partagé, bien plus compliqué que toutes les courses de relais... 

Ce déclic me concerne, parfois ! Chaque fois que j’ouvre mon placard, je pense bien que je ne mettrai plus ce manteau d’hiver, qu’il serait plus utile au vestiaire du quartier avant les grands froids. Et si, pour une fois, je me décidais à porter ce manteau jusqu’au vestiaire ? Non pas « demain », mais dès ce soir. Déclic. C’est fait.

En famille, avec les enfants on avait décidé à Pâques de verser 1 % pour le tiers-monde. Depuis les vacances on a oublié. Déjà trois fois Pierrette a rappelé : « Papa, as-tu envoyé le C.C.P. des Micro-réalisations ? ». C’est curieux comme on retarde inconsciemment les choses. Alors, ce soir, déclic, le carnet de chèques, on signe, on poste. C’est fait.

Ahmed balaie le trottoir devant ma porte depuis longtemps. C’est son travail d’employé municipal. Je l’ai croisé cent fois déjà en partant au bureau le matin. Hier soir, par hasard, l’assistante sociale m’a appris l’accident de sa fille aînée, survenu en Kabylie. Je découvre qu’Ahmed avait donc une famille et que c’est pour la faire subsister qu’il vit dans un dortoir du XIX°. Déclic. Je découvre une situation à laquelle le n’avais jamais songé. L’adjectif « migrant » prend tout à coup pour moi un autre aspect...

J’avais invité mon neveu pour le week-end. Il s’excuse. Il est pris par sa permanence. Quelle permanence ? Un samedi, par mois il visite les handicapés de l’hôpital. C’est un bénévole. Je l’ignorais. Cela m’étonne de sa part. Il paraît qu’il est « engagé » depuis cinq ans déjà. Je n’aurais jamais cru cela de lui : il a toujours l’air de plaisanter. Je m’interroge à mon tour sur l’emploi de mes temps libres... Déclic ?

Tout ce que déclenchent ces déclics... La longue piste des 365 jours est jalonnée de très nombreuses échéances qu’on a tendance à oublier si vite... 

Texte : Dignité humaine – Mère Teresa de Calcutta

Le pauvre n'a pas faim seulement de pain,
il a aussi terriblement faim de dignité humaine.
Nous avons besoin d'amour
et besoin d'exister pour quelqu'un d'autre.

C'est là que nous commettons une erreur :
lorsque nous repoussons les gens sur le bas-côté.
Non seulement nous avons refusé aux pauvres
un morceau de pain mais,
en les considérant comme rien,
en les abandonnant à la rue,
nous leur refusons cette dignité qui est la leur,
de plein droit, en tant qu'enfants de Dieu.

Le monde, aujourd'hui, est affamé
non seulement de pain, mais d'amour ;
il a faim d'être désiré, d'être aimé.
Les gens ont faim de sentir la présence du Christ.

Dans beaucoup de pays,
on dispose de tout en abondance,
sauf de cette présence,
de cette bienveillance.


Citation : Un jour... - Pierre Teilhard de Chardin


- Photo "Ciel de feu" de Wikimedia Commons

Un jour, quand nous aurons maîtrisé
les vents, les vagues,
les marées et la pesanteur,
nous exploiterons l'énergie de l'amour.

Alors, pour la seconde fois
dans l'histoire du monde,
l'homme aura découvert le feu.
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Cri de pauvre : "Non-vie du réfugié" - Marwan

Je ne comprends pas ma vie
Je ne comprends pas comment je vis
Je vis pour rien
Je ne comprends pas ce que je fais
Je ne peux pas
Etudier, travailler, penser et vivre
Avoir une vie normale comme les autres
Qui me regardent
Qui me regardent perdre ma vie
Une vie difficile à  vivre.

Vous ne comprenez pas ce qu’est la vie des réfugiés ?
Qui meurent lentement sans rien
Qui vivent dans la peur
La vie de réfugié
Qui ne peut pas dormir
Qui ne peut pas parler
Qui ne peut pas rêver
Qui ne peut pas penser à bien vivre
Car toutes les choses se ferment devant moi
Ce mot de réfugié est avec moi dans tous les lieux
Mon numéro est 5,3 millions de réfugiés

Il n’y a pas de sourire sur le visage des enfants qui sont réfugiés
Je suis devenu réfugié dans mon pays, en dehors, en son centre
Qui a fait de moi un réfugié?
C’est un pays qui construit les colonies
C’est un pays qui pratique la torture
C’est un pays qui emprisonne les Palestiniens
C’est un pays qui s’appelle Israël et qui s’appelait autrefois : Palestine.

Mais désormais cette Palestine s’appelle Gaza et la Cisjordanie
Je demande à la communauté internationale
Si je peux retourner en Palestine,
Elle me répond que j’en ai le droit
Israël interdit pourtant aux réfugiés de revenir dans leur pays.
J’ai bien essayé de fuir le mot réfugié
Mais en même temps je fuis ma nationalité
Combien de temps vais-je rester encore réfugié, combien ???


Citation : Faire ou être - Maître Eckhart

Les gens ne devraient pas toujours
tant réfléchir à ce qu'ils doivent faire,
ils devraient plutôt penser
à ce qu'ils doivent être.
S'ils étaient seulement bons
et conformes à leur nature,
leurs œuvres pourraient briller
d'une vive clarté.
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Video 3mn : Nos absents - Grand Corps Malade


- Vidéo Youtube de "Grand Corps Malade" - Les absents - 

C'est pas vraiment des fantômes,
mais leur absence est tellement forte,
qu'elle crée en nous une présence
qui nous rend faible, nous supporte.

C'est ceux qu'on a aimé
qui créaient un vide presque tangible
car l'amour qu'on leur donnait
est orphelin, il cherche une cible.

Pour certains on le savait,
on s'était préparé au pire,
mais d'autres ont disparu
d'un seul coup, sans prévenir.
...





Prière : Aux saints inconnus - Henri Gaudin

Tous les saints et les saintes inconnus,
qu'on ne fête qu'à la Toussaint.
Tous les saints martyrs d'autrefois,
tous les saints martyrs d'aujourd'hui,
en tout endroit du monde.

Tous les saints qui êtes au ciel
pour avoir fait simplement,
mais de tout votre coeur, votre labeur.
Tous les saints et saintes
morts au champ d'honneur du travail.

Tous les saints et saintes qui êtes au ciel
pour vous être aimés de tout coeur dans le mariage,
et pour avoir élevé une famille.
Toutes les saintes femmes qui êtes au ciel
pour avoir fait simplement,
mais de tout votre coeur, votre ménage.

Tous les saints qui êtes au ciel
pour avoir donné sans compter.
Tous les saints qui êtes au ciel
pour avoir évité de vous faire remarquer,
et êtes restés simplement à votre place.

Tous les saints et saintes méconnus,
Qu'on a méprisés ou accusés.
Tous les saints et saintes qui vous êtes ignorés.
Tous les saints et saintes que nous avons connus
et qui ont vécu parmi nous.

Tous les saints qui savez les efforts qu'il faut faire
pour sortir de l'ornière.
Tous les saints qui n'avez fait dans votre vie
rien d'extraordinaire,
mais qui avez mis dans chaque action tellement d'amour,
Priez avec nous.


Texte : Folie d'une non-humanité - Père André-Marie

Toutes les formes de pauvreté sont un scandale
et un scandale insupportable
quand on découvre que ces situations,
ces pauvretés, sont les résultats
de la liberté d’individus et de nations pervertis
par l’égoïsme et le pouvoir dominateur…

Devant la folie que nous révèle
l’absurde réalité du monde dans sa non-humanité,
il nous faut une autre forme de folie :
va donc semer des fleurs dans ton jardin,
habille ton visage d’un sourire,
tu croiras, chaque jour, que l’amour est possible.

Alors, tu changeras le monde
et commenceras à laisser naître en toi
la notion de conscience planétaire qui, seule,
rendra à Dieu sa Paternité universelle.

Enfin, prends conscience que la douceur,
la tolérance et la bonté sont plus fortes
que la violence et la haine
et que le bonheur est un état
qu’on ne peut garder qu’en le partageant.

Citation : Productivisme - Jean Debruynne

- Photo "Cambodge" de Multimedia l'Echo -


- Photo "Enfants dans les mines" de Humanium - 

En choisissant la productivité,
notre société pratique la religion
des sacrifices humains.
Nous n'avons ni Baal, ni Moloch,
mais nous avons nos bénéfices.
Notre société ne peut vivre
qu'au prix d'énormes sacrifices humains
offerts sur l'autel du profit.


Texte : Faire la paix avec ceux qui nous entourent - Godfried Dannels

Voici quelques propositions pour faire la paix avec ceux qui nous entourent :
  • Nous accepter nous-mêmes, tels que nous sommes, et avec joie. 
  • Considérer ce que nous avons reçu plus que ce qui nous manque ;
  • remercier plutôt que de se plaindre. 
  • Accepter les autres tels qu’ils sont, à commencer par nos plus proches : notre conjoint, nos parents, nos frères et sœurs, nos voisins, notre famille. 
  • Dire du bien des autres, et le dire à haute voix. 
  • Ne jamais nous comparer aux autres, car une telle comparaison ne conduira qu’à l’orgueil ou à la désespérance, sans nous rendre heureux. 
  • Vivre dans la vérité, sans craindre d’appeler “bien” ce qui est bien, “mal” ce qui est mal. 
  • Résoudre les conflits par le dialogue, non par la force car garder en nous nos rancœurs ne peut que nous enfermer dans la tristesse et parler de l’autre en son absence conduit à casser du sucre sur son dos ou à se plaindre inutilement. Mieux vaut ouvrir notre cœur dans un vrai dialogue. 
  • Dans ce dialogue, commencer avec ce qui rassemble et n’aborder qu’ensuite ce qui divise. 
  • Faire le premier pas avant le soir : “Que le soleil ne se couche pas sur votre ressentiment” (Ep 4,26). 
  • Être persuadé que “pardonner” passe avant “d'avoir raison”. 


Texte : Agir avec et pour les pauvres - Madeleine Cinquin*

Portrait de Soeur Emmanuelle
- Photo "Soeur Emmanuelle" de Gauthier Fabri

Agir ? Oui, mais pour qui ? Et à quelle condition ?
Je voudrais résumer les critères majeurs d’une action efficace
avec et pour les pauvres :

Le coeur 
Quelle est la clef qui ouvre une relation vivante, d’homme à homme ?
Le cœur au sens pascalien du terme,
c’est à dire le centre le plus intime de la personne,
là où s’unissent les facultés d’intelligence, de sensibilité et de volonté.
C’est le cœur qui réchauffe et brûle.
Il donne chaleur et vie à notre approche de l’autre.
L’autre n’est pas appréhendé par un raisonnement froid,
ni par une émotivité pure, ni par une détermination rigoureuse,
mais par un élan spontané de l’être tout entier.
La démarche est difficile selon les tempéraments,
mais la une même flamme habite
ceux qu’anime une même passion caritative.

Le partenariat
Le succès tiens ensuite au travail en partenariat.
Ce partenariat est bien sûr celui du travail d’équipe
dans les associations et les organisations.
Il doit être aussi celui d’une collaboration avec les institutions locales.
Mais, avant toute chose, il s’agit d’être partenaire de ceux qui souffrent.
La première chose à faire est de les écouter ;
ils connaissent mieux que quiconque et les causes de leur détresse
et ce vers quoi ils aspirent pour en être délivrés.

Le respect
Sans le respect du pauvre, rien ne sera construit de valable.
L’attitude intérieure de celui qui vient apporter son aide affleure le regard,
le geste, le ton et elle sera immédiatement ressentie en bien ou en mal
par l’homme ou la femme que la vie a écrasé et écorché.
La supériorité tue le contact, la déférence le noue.
Quand un climat d’égalité s’installe,
la lutte avec et pour le pauvre acquiert sa force primordiale.
L’autonomie est l’objectif premier auquel toute personne aspire.
C’est sagesse que de savoir laisser les rênes
et se retirer dès qu’on n’est plus utile.
Tout acteur humanitaire digne de ce nom suit cette règle.

* Soeur Emmanuelle du Caire -

Texte : Estime - Charles de Foucault

Combien nous devons estimer tout être humain,
combien nous devons aimer tout être humain !
C'est l'enfant de Dieu.

Dieu veut que ses enfants s'aiment entre eux
comme un tendre père veut
que ses fils s'aiment entre eux.

Aimons tout homme parce qu'il est notre frère
et que Dieu veut que nous le regardions comme tel,
parce qu'il est l'enfant du Dieu bien aimé...


Texte : J'ai confiance en vous, Jeunesse ! - Raoul Follereau

C’est à vous que je m’adresse.
J’ai 73 ans.
Il y a 50 ans que je me bats contre la lèpre.
Et contre toutes ces autres « lèpres » que sont
l’égoïsme, le fanatisme, la lâcheté.
Au secours et au service
des plus douloureuses minorités opprimées au monde,
j’ai vu un univers inimaginable d’horreurs,
de douleurs et de désespoirs.
Et pourtant, je vous dis :
"bientôt un nouveau printemps fleurira.

J’ai confiance en vous, jeunesse".
Qu’importe quelques excentriques,
leurs excès et leur turbulences !
Je crois en votre cœur.
C’est vous qui précipiterez la débâcle
du mensonge et la faillite de l’argent.

Soyez intransigeants sur le devoir d’AIMER.
Ne cédez pas, ne composez pas. Ne reculez pas.
Riez au nez des égoïstes toujours gavés d’eux-mêmes,
des hypocrites tout bouffis de leurs vertus bien astiquées
ceux qui, dans la vie ne s’intéressent qu’à leur vie,
persuadés que le Bon Dieu leur offrira au paradis
des places numérotées.
Ceux qui pensaient déjà à leur retraite
alors qu’ils suçaient leur biberon.

Refusez de mettre votre avenir au garage.
Luttez, visage nu, dénoncez à haute voix,
ne permettez pas qu’on triche autour de vous.
Dites-vous bien que le plus grand malheur
qui puisse arriver,
c’est que votre vie ne serve à rien…

 De l’intelligence qui trahit,
de la machine qui asservit,
de l’argent qui pourrit,
SAUVEZ L’AMOUR.
Portez en vous le ferment
révolutionnaire et miséricordieux de l’Evangile.

Comprenez bien que l'important,
ce n'est pas ce que l'on récolte, mais ce qu'on sème.
Ce n'est pas ce qu'on est mais ce qu'on offre.
Faire chacun ce qu'on peut,
en sachant que c'est la Providence qui fait tout.
Et qu'elle nous aime d'un amour qui ne finira pas.
Soyez ces semeurs de cet amour.
Rendez-le contagieux, radioactif.
Et qu’il contamine le monde.
Demain l’aurore « Etes-vous prêts ? »

Texte : Accueillir notre humanité - Jean Vanier

La prise de conscience
que nous appartenons à une humanité commune,
et que cette appartenance est plus fondamentale
que tout autre appartenance,
a changé beaucoup de mes attitudes
et ma vision de l'être humain.

Elle m'a aidé à me libérer
de compulsions égocentriques
et de blessures intérieures,
m'a incité à mieux accueillir
ceux qui sont différents, les « étrangers »,
et même ceux qui nous agressent, les « ennemis ».

Passer de l'égoïsme à l'amour,
de l'esclavage à la liberté,
de l'enfermement sur soi
à l'ouverture aux autres, c'est grandir ;
c'est le chemin vers la pleine maturité humaine.

Nous sommes tous appelés à la libération du coeur,
à nous ouvrir aux autres
et à découvrir ce qui fait le fond de notre être,
notre humanité commune.

Mais cette libération est un long cheminement,
depuis l'angoisse et l'enfermement sur nous-mêmes,
où nous nous sentons coupés des autres,
jusqu'à un amour plénier qui nous transforme
et nous permet d'aider les autres à se transformer.

Ce cheminement, nous ne pouvons l'accomplir seuls.
Il implique que nous appartenions,
à un moment ou un autre, à
un groupe ouvert qui aide chacun
à vivre un dialogue harmonieux avec les autres,
à l'intérieur comme à l'extérieur du groupe. ...

On peut s'étonner que les faibles et les exclus
puissent être des maîtres en humanité,
mais c'est la vérité que je découvre
en vivant avec eux.

Citation : Croire qui ? - Gustave Thibon

- Photo "Illusion d'optique" de Igor Domsac -

Et les hommes ne demandent qu'à croire,
à condition qu'on leur mente.
Ils croient celui qui affirme
et non celui qui sait.
Car, précisément,
celui qui sait n'ose rien affirmer... 
______________________


Texte : Homme de couleur - Léopold Sedar Senghor

Cher frère blanc,
Quand je suis né, j'étais noir,
Quand j'ai grandi, j'étais noir,
Quand je suis au soleil, je suis noir,
Quand je suis malade, je suis noir,
Quand je mourrai, je serai noir.

Tandis que toi, homme blanc,
Quand tu es né, tu étais rose,
Quand tu as grandi, tu étais blanc,
Quand tu vas au soleil, tu es rouge,
Quand tu as froid, tu es bleu,
Quand tu as peur, tu es vert,
Quand tu es malade, tu es jaune,
Quand tu mourras, tu seras gris.

Alors, de nous deux,
Qui est l'homme de couleur ?

Texte : L'homme, un tout - Martin Gray

- Photo "Arbre" de Oznya

Un homme doit être un tout.
Il est d’instinct et de raison.
Il doit accepter le corps et l’esprit.

L’arbre est fait d’écorce et de sève.
Qu’on arrache l’écorce et l’arbre dépérit.
Que la sève se tarisse
et l’écorce pourrit et l’arbre meurt.

Qui ne veut être que sève
et qui ne connaît que l’écorce
n’est pas vraiment un homme.


Citation : Misère ou bonheur ? - Stendhal

La source de toute la misère du monde
est de ne penser qu'à soi.
La source du bonheur du monde
est de penser aux autres
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Texte : S'abandonner à la vie - Anselm Grün

Qui s'en remet à la vie se plonge dans la vie
et dans son mouvement.
Il ne se tient pas en retrait.
Il ne se cramponne pas convulsivement à lui-même,
mais s'abandonne au flux de la vie.
Ainsi, quelque chose en lui peut s'épanouir et devenir vivant.

S'abandonner, c'est le contraire de se retenir.
Bien des gens se cramponnent à l'image d'eux-mêmes ;
d'autres à leurs habitudes ou à leurs possessions,
à leur réputation, à leur succès.

Initions-nous plutôt à l'art de nous déprendre de nous-mêmes,
de nous en remettre à la vie, et finalement à Dieu. ...
Dans cette attitude d'abandon,
il n'y a pas seulement de la confiance,
mais aussi une grande liberté intérieure.
Si je ne me sens pas obligé de tout faire par moi-même,
alors je suis libéré de toute relation crispée au moi.


Texte : La liberté n'a plus sa place - Jean Debruynne

La liberté n'a plus sa place
On l'assassine chaque nuit
La mort vient qui regarde en face
Saigne le crime et tout détruit

Les bombes ont mis les corps en loques
Les front se mêlent aux pavés
L'air enfumé brûle et suffoque
Le ciment des murs est crevé

Le hurlement des ambulances
Le feu, le chagrin et le cri
Jusqu'à ce que tombe un silence
Qui est celui de l'incompris

Qu'ils soient soldats ou kamikazes
Ou terroristes ou policiers
C'est la violence qu'ils embrassent
Tous fiers de leurs bourreaux d'acier

Ils sont acharnés à détruire
N'ayant de commun que leurs torts
N'ayant à l'idée que de nuire
Tous ils ne servent que la mort.

Citation : Dialogue et réconciliation - Dalaï Lama

Quand on reste dans une voie du milieu
en diplomatie, comme dans d’autres domaines,
tout le monde est gagnant.
Si l’on va vers l’autre
avec l’idée de gagner ou de perdre,
la rencontre est plus difficile.
Les positions extrêmes sont vouées à l’échec.
L’avenir passe par le dialogue et la réconciliation.


Texte : De l'autorité - Annah Arendt

- Photo "20120407_0021" de Alfred Brumm - (Tous sur le même bateau !)

Puisque l'autorité requiert toujours l'obéissance,
on la prend souvent pour une forme de pouvoir
ou de violence.
Pourtant l'autorité exclut l'usage
de moyens extérieurs de coercition ;
là où la force est employée,
l'autorité proprement dite a échoué.

L'autorité, d'autre part, est incompatible
avec la persuasion qui présuppose l'égalité
et opère par un processus d'argumentation.
Là où on a recours à des arguments,
l'autorité est laissée de côté.
Face à l'ordre égalitaire de la persuasion,
se tient l'ordre autoritaire,
qui est toujours hiérarchique.

S'il faut vraiment définir l'autorité,
alors ce doit être en l'opposant
à la fois à la contrainte par force,
et à la persuasion par arguments.

La relation autoritaire
entre celui qui commande et celui qui obéit
ne repose ni sur une raison commune,
ni sur le pouvoir de celui qui commande ;
ce qu'ils ont en commun,
c'est la hiérarchie elle-même,
dont chacun reconnaît la justesse et la légitimité,
et où tous deux ont d'avance leur place fixée.

Citation : Observation - Lao Tseu

- Photo "Observation" de manik_patil -

Observez attentivement
la conduite des gens,
vous prévoirez leur avenir,
leur malheur ou leur bonheur.
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Texte : La paille et la poutre - d'après Michel Duthoit

Le taux de chômage ne cesse d'afficher de nouveaux records.
"C'est la faute à l'Etat, la faute aux patrons, la faute à l'Europe...
C'est la faute aux autres, mais surtout pas ma faute à moi !"
Et c'est au final, dix millions de paires de bras
et autant de cerveaux inemployés qui entrent dans la précarité...
Et bien plus hélas, de vies, de couples,
de familles en panne, sinon brisées.

D'un côté l'Etat veut relancer l'activité,
De l'autre, les syndicats patronaux, libéraux, salariés, etc.
montent au créneau pour défendre leurs privilégiés :
privilégiés de revenus, d'emplois, de pré carrés,
de conditions de travail, d'intérêts acquis...

Mais trop de négociations collectives ne se limitent
qu'à favoriser les "insiders" par rapport aux "outsiders".
Qui s'occupera alors de tous les laissés pour compte,
les "fin de droit", les trop vieux, les trop jeunes,
trop ceci, pas assez cela...
tous ces "hors compétition", abandonnés du système,
qui n'ont plus les moyens de cotiser, de se faire représenter,
ou même tout simplement de pouvoir s'exprimer ?

- Lu dans "Ouest-France" -




Video 6mn : Le credo de Guy Gilbert



Les gens ne comprennent pas le Credo, ne savent pas ce que c'est !
C'est pourtant toute l'Eglise qui est dans le Credo !
J'explique...


Texte : L'intelligence du coeur - Anonyme

Combien les gens sans scrupule
sont d'une imagination débordante
et absolument incroyable pour magouiller,
tirer les ficelles,
et se sortir de situation sans issue,
quitte à employer des moyens malhonnêtes.

 Ah ! si les "fils de la lumière"
étaient aussi habiles,
aussi ingénieux pour la cause de Dieu !
S'ils savaient mettre leur intelligence,
leur imagination, leur cœur au service de Dieu
à travers le service des entreprises humaines,
à travers le service des frères en situation difficile...


Texte : L'autre - Jeanne Signard

- Photo "Portrait 51" de Hervé Germain -

L’autre, pronom indéfini, qu'il est donc vain de vouloir définir...
N’est-il pas cet étranger qui vient à nous à l’improviste,
qui nous dérange peut-être ?
Ou celui que nous fréquentons et appelons par son nom
mais qui garde sa part d’étrangeté et d’indéterminé.

Supportons-nous « l’autre » dans notre vie ?
Impossible si nous avons une vision de la vie bien cadrée,
bien programmée, bien cloisonnée,
si nous pensons que chacun a une place marquée, fixée à jamais,
et un comportement prévisible en toute circonstance.

Pour supporter l’autre, il faut vivre moins serrés,
mettre du "jeu" entre nous afin de rendre la vie "jouable".
Laisser de la place à l’autre, dans nos têtes, dans nos cœurs,
dans le coffre-fort de nos idées arrêtées, bien pliées, bien rangées.
Cela ne peut se faire sans une capacité à se déplacer,
à se pousser un peu pour faire de la place.

Donner de la place à l’autre questionne notre propre place.
Si nous nous surprenons à dire ou simplement à penser :
"Je tiens à ma place - Ici je n’ai pas ma place - Il veut prendre ma place"...
cela veut dire que nous nous identifions à notre place.
Obsédés par cette peur de la perdre,
nous voilà réduits à être une place, et peut-être rien d’autre !
Mais si nous acceptons de nous déplacer
pour laisser un peu de place à l’autre,
un autre point de vue s’offre à nous !

L’irruption de l’autre est un appel à sortir de nos coquilles.
L’autre, même s'il nous dérange,
remet du mouvement dans la monotonie de nos vies.
L’autre est toujours une histoire à accueillir,
non seulement parce qu’il nous arrive avec son histoire à lui,
mais parce qu’il va marquer aussi notre histoire.

Quelle histoire commune allons-nous écrire à partir de notre rencontre ?
"Moi, je ne veux pas d’histoires !" dites-vous.
Mais pouvons-nous écrire notre histoire
sans y mêler quelques « histoires » communes ?
"Moi je suis très clair ! personne ne pourra me faire changer d’avis !"
Celui qui se vante d’avoir la pureté et la transparence du cristal
en possède aussi la dureté et la fragilité.
La rencontre de l’autre risque de le briser par le choc de sa différence,
à moins que, pour éviter la casse, il préfère quitter la place.

Adoptons plutôt la souplesse et la capacité d’adaptation
de la cellule vivante qui se nourrit de ce qui lui vient de l’extérieur,
d’une autre vision des choses.
Ah ! bien sûr cela suppose de renoncer à la luxueuse cage de cristal
pour jouer le beau jeu de la vie en n’ayant comme unique protection
que la confiance faite à l’autre.

Faisons place à l’autre dans le jardin trop bien rangé de nos certitudes.
Il apportera à nos fleurs l’ombre dont elles ont besoin pour ne pas se faner
sous les projecteurs de l’aveuglante clarté du "je suis sûr".
Résistons à la tentation de construire un barrage
pour retenir le ruisseau qui nous déconcerte
par ses imprévisibles bondissements

Texte : Découvrir la splendeur de la Création - Emmanuelle Hutin

Les jeunes générations ont compris
l'importance d'agir ensemble,
aller vers l'intériorité,
être attentif à la création.
Il est temps que chrétiens,
juifs, bouddhistes, musulmans et athées
se retrouvent pour favoriser l'unité du monde.

A leurs manières, les différentes traditions religieuses
invitent les êtres humains à l'humilité.
Elles espèrent réveiller en l'homme le veilleur endormi,
déciller ses yeux pour qu'il découvre
la splendeur de la Création.

Qui sait si, armé d'humilité et de douceur,
il ne découvrira pas de nouveaux chemins
là où le matérialisme montre ses limites
et où la violence s'avère une impasse.

- lu dans Ouest-France - 



Texte : Vous avez dit "Espérance" ? - Adrien Candiard

Quand le monde qui nous entoure nous fait peur,
l’espérance chrétienne ne nous dit pas
de rester là à pleurnicher parce que tout va mal,
ni de sourire bêtement parce que tout irait bien.

Elle ne nous invite pas à attendre
que Dieu détruise ce monde-là
pour en construire un autre ;
elle nous pose une question très simple :
comment faire de tout cela
une occasion d’aimer davantage ?


Citation : S'arrêter le matin - André-Marie

S’arrêter, le matin une minute pour regarder le temps venir. Toute sa journée en sera transformée. Chaque minute en sera décalée. Si cette minute est d’amour et de bonté, tout le reste en sera teinté. Arrête-toi et détricote ton temps pour le retisser d’un fil d’or.

Texte : Mourir vivant ! - Gustave Thibon

- Photo "Old Thai woman" de Eric Montfort -

Être de son temps, pour un vieillard,
c'est vivre déjà au-delà du temps :
c'est se détacher de tout ce qui meurt
pour s'ouvrir à la lumière et à l'amour
qui ne meurent pas.

Par là, quelles que soient les épreuves de la vieillesse,
l'homme âgé reste présent et accueillant
à tous les êtres et à tous les âges
et, quand sonne sa dernière heure,
il meurt vivant. 


Texte : L'amour est... - Martin Gray

L’amour est emportement.
L’amour est enthousiasme.
L’amour est risque.
N’aiment pas et ne sont pas aimés
ceux qui veulent épargner,
économiser leurs sentiments.

L’amour est générosité.
L’amour est prodigalité.
Mais l’amour est échange.
Qui donne beaucoup
reçoit beaucoup en fin de compte.
Car nous possédons ce que nous donnons.


Citation : Respect - Jeanne Signard

Pas de respect sans bienveillance.
Pas de respect sans confiance.
Pas de respect sans une certaine distance.
Pas de respect sans silence.
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Texte : Qui prie ? - Guy Gilbert


- Photo "Aube" de Steluma -


Qui prie ?
L’athée qui admire un paysage, une fleur, un ciel…
Il contemple, la beauté l'interroge : il prie.
L’agnostique, qui croit et doute à la fois, prie lui aussi.

Qu'il le fasse seulement aux heures où tout est clair,
le matin de préférence où tout paraît lumineux !
Il aura assez du soir pour se poser des questions
sur l'existence de Dieu.

Quant au croyant, comment peut-il ne pas prier ?
Comme l'oiseau vole, ou comme le poisson nage,
l'homme de tout temps prie à sa façon,
à son moment. Invincible cet élan qui porte vers l'Invisible...
Recherche de toute une vie vers l'inconnu,
vers ce qui nous porte au-delà de nous-mêmes…
Ainsi-soit-il.

Prière : Contre le terrorisme - Jorge Bergoglio

Notre Père, nous venons vers toi, aujourd’hui
pour te demander de garder en paix le monde et ses habitants,
de les garder loin des vagues dévastatrices du terrorisme,
de restaurer l’amitié et d’instiller dans les cœurs de tes créatures
le don de la confiance et de la disposition au pardon.

Donneur de vie, nous te prions aussi pour tous ceux
qui sont morts victimes des brutales attaques terroristes.
Donne-leur la récompense éternelle.
Puissent-ils intercéder pour le monde
déchiré par les conflits et les divisions.

Jésus, Prince de la Paix, nous te prions aussi
pour tous ceux qui ont été blessés
dans ces actes de violence inhumaine :
enfants et jeunes, personnes âgées et innocents
accidentellement touchés par le mal.
Guéris leurs corps et leurs cœurs ;
console-les de ta force et, en même temps,
enlève leur tout désir de haine et de vengeance.

Saint-Esprit consolateur, visite les familles des victimes du terrorisme,
familles qui souffrent sans aucune faute de leur part.
Enveloppe-les du manteau de ta divine miséricorde.
Fait-leur trouver à nouveau en toi et en eux-mêmes
la force et le courage de continuer
à être des frères et sœurs pour les autres,
surtout pour les immigrants,
en témoignant de ton amour par leur vie. T

Touche les cœurs des terroristes
afin qu’ils puissent reconnaître le mal de leurs actions
et puissent se tourner vers le chemin de la bonté et de la paix,
du respect de la vie et de la dignité de chaque être humain,
indépendamment de la religion,
de l’origine, de la richesse ou de la pauvreté.

Ô Dieu, Père éternel, dans ta miséricorde,
entends notre prière que nous élevons vers toi
au milieu du bruit assourdissant et du désespoir du monde. ...
Nous demandons le don de la paix
et de l’élimination de notre milieu de l’épaisseur du terrorisme.
Amen.

Tous des fils ! - Charles de Foucault


- Photo "Little newborn hand" de Yves Merckx -

Nous sommes tous des fils du Très-Haut !
Tous...
Le plus pauvre, le plus répugnant,
un enfant nouveau-né, un vieillard décrépi,
l'être humain le moins intelligent...
un idiot, un fou, un pécheur...
celui qui nous répugne le plus
au physique et au moral...
est un enfant de Dieu.
_______________________


Citation : Vraie civilisation - Jorge Bergoglio

Voici le signe de la vraie civilisation,
humaine et chrétienne :
mettre au centre de l’attention
sociale et politique
les personnes les plus défavorisées.
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Texte : Heureux ceux... - St Vincent de Paul


Heureux ceux qui respectent
mes mains décharnées
et mes pieds déformés.

Heureux ceux qui conversent avec moi
bien que j'aie désormais quelque peine
à bien entendre leurs paroles.

Heureux ceux qui comprennent
que mes yeux commencent à s'embrumer
et mes idées à s'embrouiller.

Heureux ceux qui m'assurent qu'ils m'aiment
et que je suis encore
bonne ou bon à quelque chose.

Heureux ceux qui m'aident à vivre
l'automne de ma vie...



Texte : Science et Religion - Martin Luther King


- Photo "PhotonQ-fusion" de PhOtOnQuAnTiQuE -

Il peut y avoir conflit
entre hommes de religion à l'esprit fragile
et hommes de science à l'esprit ferme,
mais non point entre science et religion.
Leurs mondes respectifs sont distincts
et leurs méthodes différentes.

La science recherche,
la religion interprète.
La science donne à l'homme
une connaissance qui est puissance,
la religion donne à l'homme
une sagesse qui est contrôle.
La science s'occupe des faits,
la religion s'occupe des valeurs.

Ce ne sont pas deux rivales.
Elles sont complémentaires.
La science empêche la religion de sombrer
dans l'irrationalisme impotent
et l'obscurantisme paralysant.
La religion retient la science de s'embourber
dans le matérialisme suranné
et le nihilisme moral.

Cri de pauvre : Il y a toujours... - Entendu par un bénévole

Il y a toujours :
une part de vérité quand on me dit : "je plaisante !"
une part de sentiments dans : "ce n'est rien !"
une part de douleur dans : "je vais bien !"
une part de blessure dans : "ce n'est pas un problème !"
une part d'amertume dans : "ne t'inquiète pas pour moi !"
et beaucoup de mots à décrypter dans chaque silence...



Texte : La casse ? J’y crois pas… - L. Rolu

Le long des trottoirs, sur les plages, dans les coins,
Des automobiles abandonnées…
Des ailes brisées, des châssis cassés,
des monteurs enfoncés,
Des portières démontées,
des coussins éventrés, des roues enlevées.

D'autres bagnoles ont encore un petit air de fierté,
mais elles sont finies, terminées, usées.
A I’Argus, elles ne sont plus cotées .
Le garagiste a déclaré :
«  Inutile de réparer, rien de bon à récupérer. »
Le contrôleur de l’assurance a déclare :
« ça ? = Une épave ! »
Les épaves attendent… attendent qu’on les ramasse,
Qu’on les entasse… pour la casse, la grande casse.

Les gens ont dit : « Ce gars-là ? c’est un fainéant,
Il finira en prison. En lui… rien de bon, c’est une épave ! »

Le Christ a dit : « Les épaves ? Connais pas !
Les gens perdus, çà n’existe pas.
Il y a toujours un truc à récupérer,
il y a toujours une valeur cachée,
Il y a toujours sous la rouille,
une partie de vie humaine qui est propre et saine.
C’est pour récupérer ce qui état perdu que je suis venu.

La casse ? J’y crois pas. Je connais trop les hommes,
J’aime trop les hommes pour laisser faire ça.
Je sais bien, la récupération, c’est à la mode
mais c’est pas commode,
C’est un travail lent, on s’écorche souvent.
Ca demande beaucoup d’effort,
et surtout beaucoup d’amour.
Moi, pour ce travail-là, j’ai donné ma vie !

Demandez au bon larron :
des gens intelligents nous ont jugés, lui et moi :
Bons pour la croix !
Sur le Golgotha, je vous prie de croire,
c’était la grande casse !

Moi, la casse, j’en fais du neuf, du vrai neuf,
Du flambant neuf, un neuf qui dure toujours.
On appelle çà Pâques ou la résurrection ou le renouveau.
Moi, les mots… ça m’est bien égal !
La casse, j’ crois pas.
C’est pour récupérer ce qui était perdu que je suis venu...


Texte : Clin d'oeil - Anonyme


- Photo "Regard" de Hassan Kardous -

Dans mes pérégrinations à travers la ville, 
Je croise chaque jour une myriade de regards. 
Des regards curieux et des regards agacés. 
Des regards révoltés et des regards coupables. 
Des regards anxieux et des regards vides. 
Des regards humiliants et des regards fuyants. 
Des regards méprisants et des regards imperméables.

Mais aussi... 
Des regards accueillants et des regards souriants. 
Des regards étonnés et des regards admiratifs. 
Des regards de compassion et des regards de paix. 
Des regards encourageants et des regards limpides. 
Des regards pleins de joie et des regards pleins d'amitié.

Et toi, quel est ton clin d'oeil ?

Texte : Un parti pris d'optimisme - J. Planchais

Oui,
Il y a des trains qui arrivent à l'heure.
Il y a des écoliers heureux,
des étudiants aussi.
Il y a des gens qui travaillent avec plaisir,
ceux qui ont du travail.
Il y a des chercheurs qui trouvent.
Il y a des gens des villes
qui aiment les vacances en Bretagne.
Il y a des paysans qui joignent les deux bouts,
et des commerçants qui gardent le sourire.
Il y a des fonctionnaires dévoués au bien public
et des bénévoles qui emploient leur temps libre à l'entraide.
Il y a des gendarmes paisibles
et des agents de police courtois.
Il y a des militaires pacifiques
et des soldats qui ne s'ennuient pas.
Il y a des entreprises qui marche.
Il y a des comédies qui finissent bien,
des films qui ne sont pas noirs
et des romans qui ne poussent pas au suicide.
Et il y a du soleil de temps en temps...

Texte : Notre bonheur - Matthieu Ricard

Un bonheur pour soi tout seul ?
Serait-il possible en négligeant celui des autres
ou pire en essayant de le construire sur leur malheur ?
Un "bonheur" élaboré dans le royaume de l'égoïsme
ne peut être que factice, éphémère et fragile
comme un château bâti sur un lac gelé,
prêt à sombrer dès les premiers dégels.

Parmi les méthodes maladroites, aveugles, ou même outrancières
que l'on met en oeuvre pour construire le bonheur,
l'une des plus stériles est donc l'égocentrisme.
"Quand le bonheur égoïste est le seul but de la vie,
la vie est bientôt sans but" écrivait Romain Rolland.
Même si l'on affiche toutes les apparences du bonheur,
on ne peut être véritablement heureux
en se désintéressant du bonheur d'autrui.

Je suis un, et les autres sont innombrables.
Pourtant, à mes yeux, je compte plus que tous les autres.
Telle est l'étrange arithmétique de l'ignorance.
Comment être heureux si tous ce qui m'entourent souffrent ?
Et s'ils sont heureux,
mes propres tourments ne me semblent-ils pas plus légers ?

Le corps, malgré la diversité des membres,
est protégé comme un être unique :
il doit en être ainsi de ce monde où les êtres divers,
qu'ils soient dans la douleur ou la joie,
ont en commun avec moi le désir de bonheur.

Citation : La fraternité - Bénévole


- Photo "Bee with Flower" de Wade Brooks - 

La réconciliation et le pardon, c'est là que se joue la fraternité.
La fraternité, ce n'est pas seulement voir les pauvres
comme des gens qui manquent et qui ont besoin d'être aidés
mais comme des personnes qui ont des richesses à partager.
_______________________



Citation : Question de temps - Anonyme

Hier... C'est de l'histoire ancienne.
Demain... est un mystère.
Mais aujourd'hui est un cadeau !
C'est la raison pour laquelle
On l'appelle ... Le présent !
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Texte : Résolution - Jeanne Signard

"J’aimerais tellement changer. J’ai beau prendre des résolutions, rien n’y fait ! Pendant quelques semaines c’est l’euphorie, et puis je retombe dans mes vieilles ornières !"

-- Ecoute alors cette histoire :

Un jour, je marche dans une rue,
Il y a un grand trou dans le trottoir.
Je ne vois pas le trou, Je tombe dedans.
Je suis perdu, impuissant, à cause du cantonnier négligent,
de la signalisation insuffisante, du réverbère défectueux...
Il me faudra une éternité pour en sortir.

Le jour suivant, je marche dans la même rue.
Il y a toujours ce grand trou dans le trottoir.
Je sais qu’il est là, cette fois je vais l’éviter !
... Pourtant, je retombe dedans...
A cause de ce passant qui m’a distrait en me saluant
Il me faudra encore longtemps pour en sortir.

Plus tard encore, je marche dans la même rue.
... toujours ce trou dans le trottoir.
Je le vois bien, je fais très attention,
mais je tombe quand même dedans !
Ah ! la force de l’habitude ! La difficulté de l’écart !
Les autres, eux, ne tombent pas dans le trou !
Mes yeux sont ouverts, je sais qui je suis.
C’est donc bien de ma faute. J’en sors immédiatement.

Un autre jour, je marche dans la même rue.
Je vois le grand trou dans le trottoir,
Alors... je change de trottoir !

Ne nous décourageons pas !
Il faut du temps, des chutes et des rechutes
des plaintes et des doléances répétées
avant que nous vienne l'idée de changer de trottoir !
Encore faut-il dominer la peur de traverser
et croire, confiant,
que tous les trottoirs ne sont pas défoncés !

Reste à écrire une autre histoire !
Celle des inévitables trous de mémoire,
Présents sur tous les trottoirs !

Cri de pauvre : Regarde Maman ! Entendu par un bénévole


- Coucher de soleil sur la mer - par Roger Margossian

Cri émerveillé de Rachel, une petite citadine de 8 ans,
découvrant la plage pour la première fois
grâce à une action du Secours Catholique :
« Regarde, Maman...
ici, il y a un soleil qui se couche ! »
_______________________________


Texte : De la liberté - Nelson Mandela

Je ne suis pas vraiment libre
si je prive quelqu'un d'autre de sa liberté.
L’opprimé et l’oppresseur sont tous deux
dépossédés de leur humanité.

Quand j’ai franchi les portes de la prison,
telle était ma mission :
libérer à la fois l’opprimé et l’oppresseur.
Certains disent que ce but est atteint.
Mais je sais que ce n’est pas le cas.

La vérité,
c’est que nous ne sommes pas encore libres;
nous avons seulement atteint
la liberté d’être libres,
le droit de ne pas être opprimés.

Nous n’avons pas encore fait
le dernier pas de notre voyage,
nous n’avons fait que le premier
sur une route plus longue et difficile.

Texte : Ecouter - Pape François


- Photo "Complices" de Sandra Miranda Gonzalez -

Il est fondamental d’écouter.
Communiquer signifie partager,
et le partage exige l’écoute, l’accueil.

Ecouter est beaucoup plus qu’entendre.
Entendre concerne le domaine de l’information ;
écouter, en revanche, renvoie à celui de la communication,
et exige la proximité.

L’écoute nous permet d’avoir l’attitude juste,
en sortant de la condition tranquille
de spectateurs, d’auditeurs, de consommateurs.

Ecouter signifie aussi être capable
de partager des questions et des doutes,
de faire un chemin côte à côte,
de s’affranchir de toute présomption de toute-puissance
et de mettre humblement ses capacités et ses dons
au service du bien commun.

Ecouter n’est jamais facile.
Parfois il est plus confortable de faire le sourd.
Ecouter signifie prêter attention,
avoir le désir de comprendre, de valoriser,
respecter, garder la parole de l’autre.

Dans l’écoute une sorte de martyre se consume,
un sacrifice de soi-même dans lequel le geste sacré
 accompli par Moïse devant le buisson ardent se renouvelle :
retirer ses sandales sur la « terre sainte » de la rencontre
avec l’autre qui me parle (Ex 3, 5).

Savoir écouter est une grâce immense,
c’est un don qu’il faut invoquer
pour ensuite s’exercer à le pratiquer.

Citation : Sagesse divine - Jakob Böhme

Tu ne trouveras aucun livre
où tu pourras étudier mieux la sagesse divine
qu'en traversant un pré en fleurs :
c'est là que tu sentiras le parfum et le goût
de la force merveilleuse de Dieu.
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Prière : Le "Notre Père" des femmes mexicaines

Notre Père qui es aux cieux,
toi Père des musulmans, Pères des juifs et Père des chrétiens 

Que ton nom soit sanctifié.
Ton nom est loué comme le Juste, le Puissant.
Nous te louons comme le Miséricordieux.

Que ton règne vienne,
le règne de la paix espérée,
le règne de l'amour constant,
le règne de la joie éternelle.

Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Notre bouche dit « que ta volonté soit faite »
mais nous faisons ce que bon nous semble .

Donne-nous aujourd'hui notre pain de ce jour,
et apprends-nous à le partager avec notre ami,
mais également avec notre ennemi.

Pardonne nous nos offenses.
Les offenses que nous ne connaissons pas,
que nous ne cherchons pas à connaître,
les offenses que nous ne voyons que chez les autres.

Comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés.
Aide nous à être toujours prêts à saisir la main de la réconciliation,
aide-nous à donner l'espérance, la confiance et le réconfort.

Et ne nous soumets pas à la tentation.
Tentation de ne penser qu'à nous,
de nous prendre pour la mesure de tout,
tentation d'écarter les problèmes et les préoccupations de notre prochain.

Mais délivre-nous du Mal.
Délivre-nous de l'égoïsme, de la paresse du cœur et montre nous ta lumière.
Nous t'en remercions toi notre Père qui es aux cieux

- Texte recueilli lors de l'Assemblée générale de l' Union mondiale des organisations féminines catholique, à Guadalajara, Mexique 1991 -

Texte : L'ondée - Xavier Grall


- Photo "Rainy saturday" de Eric Montfort - 

Or donc la sécheresse avait été si âpre, si obstinée
que cette ondée-là est tombée sur le pays
comme la manne des temps bibliques :
étrange, inespérée, miraculeuse.
Oui, en pleine Bretagne, dans le plein de l'été,
la pluie nous apparut comme extraordinaire.

Elle mouilla les toits de Botzulan,
apaisa les greniers qui suffoquaient,
rendit aux ardoises l'éclat de leur azur,
puis elle chanta allègrement dans le zinc des gouttières
avant de remplir les ornières et les ravines...
L'odeur délicieuse de la terre humide
et des herbes mouillées m'est montée aux narines.
Les plus jolies femmes n'ont pas de meilleurs parfum...

Oui, un événement, cette première ondée.
Mme Laz, qui tempête contre la chaleur,
- j'aurais pu la croire ravie par l'aubaine :
"Vous savez, m'a-t-elle dit,
les estivants ne sont pas contents parce qu'il pleut,
et les agriculteur ne le sont pas non plus
parce qu'il ne pleut pas assez !"
C'est vrai qu'il est difficile de satisfaire tout le monde
et que le ciel doit en avoir par-dessus la tête
des jérémiades de la terre !

Au fond, j'ai bien de la veine
de pouvoir prendre mon bien partout,
dans le feu du soleil et dans la douceur des pluies.
Et d'avoir un jardin au bout de mon bureau.
Ça doit être ça aussi la liberté.
La liberté des plantes...

Citation : Harmonie entre deux êtres - Martin Gray

L’harmonie entre deux êtres, leur bonheur,
c’est aussi le fruit de leur volonté commune
de construire le bonheur et l’harmonie.

L’amour n’est pas seulement
un miracle né d’une rencontre,
il est, jour après jour, ce que l’on veut qu’il soit.
Et il faut décider de le réussir.


Texte : Etapes de la vie - Jeanne Signard

Je n'y arriverai pas !
Je ne peux pas le faire !

Je veux le faire !
Comment puis-je le faire ?
Je vais essayer de le faire.

Je peux le faire !
Je vais le faire.

Oui...  Je l'ai fait !!!


Texte : Notre époque - André-¨Marie

Notre époque...
Et si on l’aimait,
au lieu de toujours la dénigrer
et la mépriser !

Peut-être que les jeunes
auraient envie
de la rendre plus belle !

Notre époque est « nôtre ».
Personne d’autre que nous
ne peut la rendre meilleure...

Rassure-toi, rien ne dure.
Mais pour l’instant,
elle est ton époque...
Ne la lâche pas.

Ne la méprise pas.
Peut-être a-t-elle besoin de toi...
Cependant, il faut oser
la regarder telle qu’elle est.

Texte : La solitude - Khalil Gibran

La solitude est une tempête silencieuse
qui arrache toutes nos branches mortes.
Cependant elle enfonce nos racines
plus profondément dans le cœur vivant
de la terre vivante.
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Texte : La vérité nous rend libre - Congrégation pour la doctrine de la foi


- Photo "Jean Bedel Bokassa" -

Quand l'homme estime qu’il ne peut affirmer sa propre liberté
qu'en niant explicitement Dieu,
sa dépendance à l'égard du Créateur
ou celle de sa conscience morale à l'égard de la loi divine
sont pour lui d'intolérables servitudes.

L'athéisme est donc à ses yeux
la vraie forme d'émancipation et de libération de l'homme,
tandis que la religion ou même la reconnaissance d'une loi morale
constitueraient des aliénations.

L'homme veut alors souverainement décider du bien et du mal ou des valeurs,
et d'un même mouvement, il rejette à la fois l'idée de Dieu et l'idée de péché.
C'est à travers l'audace de la transgression qu'il prétend devenir adulte et libre,
et il revendique cette émancipation non seulement pour lui,
mais pour l'humanité tout entière.

Devenu son propre centre,
l'homme tend à s'affirmer et à satisfaire son désir d'infini
en se servant des choses : richesses, pouvoirs et plaisirs,
au mépris des autres hommes qu'il dépouille injustement
et les traite en objets ou instruments.

Ainsi contribue-t-il pour sa part
à la création de ces structures d'exploitation et de servitude
que par ailleurs il prétend dénoncer. ...

Les inégalités iniques et les oppressions de toutes sortes
qui frappent aujourd'hui des millions d'hommes et de femmes
sont en contradiction ouverte avec l'Évangile du Christ
et ne peuvent laisser tranquille la conscience d'aucun chrétien. ...

Il n'y a pas de distance entre l'amour du prochain et la volonté de justice.
C'est dénaturer à la fois l'amour et la justice que de les opposer. ...
L’accès de tous aux biens requis pour une vie humaine,
personnelle et familiale, digne de ce nom,
est une exigence première de la justice sociale.

Extraits de l'instruction "Sur la liberté chrétienne et la libération" (Libertatis conscientia), 1985


 

Citation : De la vérité - Gustave Thibon

Il y a la vérité du dehors qui est celle de la science
et la vérité du dedans qui est celle de l'amour. 
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Texte : Joie et générosité - Robert Guelluy


La joie est solidaire de la générosité.
La joie profonde -
qui est compatible avec la souffrance -
est à la fois condition
et fruit du désintéressement :
on n'aime que dans la joie,
on ne connaît la joie
que dans l'oubli de soi.

Par contre, le dégoût de soi emprisonne l'âme :
tout péché est triste et comporte,
plus ou moins explicitement, un "tant pis".
La joie est un devoir fondamental du chrétien ;
pour être chrétien, il faut être capable de bonheur.



Prière : Je t'aime tel que tu es - Mère Teresa

"Voici je me tiens à la porte et je frappe…. " (Apocalypse 3, 20)
C'est vrai. Je me tiens à la porte de ton cœur, jour et nuit.
Même quand tu ne m’écoutes pas,
même quand tu doutes que cela puisse être moi, je suis là.
J’attends, même le plus petit signe de réponse de ta part,
même le moindre murmure qui m’invitera à entrer.

Et je veux que tu saches que,
quel que soir le moment où tu m’inviteras,
j’entrerai toujours, sans faillir.
Silencieux et discret, je viens,
mais avec une puissance et un amour infinis,
apportant les nombreux dons de mon Esprit.

Je viens avec ma Miséricorde,
avec mon désir de te pardonner et de te guérir,
et avec un amour pour toi
bien au-delà de ce que tu peux comprendre –
un amour aussi grand que celui que j’ai reçu du Père –
« Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés…. » (Jn 15,9).

Je viens, avec le désir de te consoler et de te donner la force,
pour te relever et bander toutes tes blessures.
Je t’apporte ma lumière
pour dissiper toutes tes ténèbres et tous tes doutes.
Je viens avec ma puissance, afin de te porter, toi et tous tes fardeaux;
avec ma grâce, pour toucher ton cœur et transformer ta vie;
et ma paix pour apaiser ton âme.

Je te connais entièrement, je sais tout de toi.
Tous tes cheveux sont comptés.
Il n’y a rien dans ta vie qui ne compte pour moi.
Je t’ai suivi à travers les années, et je t’ai toujours aimé,
même dans tes « vagabondages ».
Je connais chacun de tes problèmes.
Je connais tes besoins et tes soucis.
Et je te redis : « Je t’aime
– non pour ce que tu as ou n’as pas fait -, je t’aime pour toi,
pour la beauté et la dignité que mon Père t’a données
en te créant à son image.
C’est une dignité que tu as souvent oubliée,
une beauté que tu as ternie par le péché.

Mais je t’aime tel que tu es... 
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Citation : Richesse intérieure - Etty Hillesum

Et, puisque, désormais libre,
Je ne veux plus rien posséder,
Désormais, tout m’appartient
Et ma richesse intérieure
Est immense !
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Citation : Heureux ou malheureux - Paul Claudel


- Photo "Heureux" de Max Guitar -

La sensation d'être heureux ou malheureux
dépend rarement de notre état dans l'absolu,
mais de notre perception de la situation,
de notre capacité à nous satisfaire
de ce que nous avons.
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Texte : Les questions - Eric-Emmanuel Schmitt

Les questions les plus intéressantes
restent des questions.
Elles enveloppent un mystère.
A chaque réponse, on doit joindre un "peut-être"
Il n'y a que les questions sans intérêt
qui ont une réponse définitive.
- Vous voulez dire qu'à "Vie", il n'y a pas de solution ?
- Je veux dire qu'à "Vie", il y a plusieurs solutions,
  donc pas de solution.
- Moi, c'est ce que je pense,
  il n'y a pas de solution à la vie,
  sinon Vivre.

Citation : Oser... - André Gide

Il est bien des choses
qui ne paraissent impossibles
que tant qu'on ne les a pas tentées.
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Texte : L'arche de Noé - Fondation Harissa

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- Toile "L'arche de Noé" par Raphael Toussaint -

Tout ce que j'ai appris sur la vie, je le tiens de l'Arche de Noé :
  • Ne rate pas le bateau.
  • Rappelle-toi que nous sommes tous sur le même bateau.
  • Fais tes plans a l'avance, il ne pleuvait pas quand Noé a construit son Arche.
  • Reste en forme, quand tu auras 600 ans, on pourra te demander d'accomplir une tâche très importante.
  • N'écoute pas les critiques, fais juste ce qui te semble juste.
  • Construis ton futur en hauteur.
  • Par sécurité, il vaut mieux voyager en couple.
  • La vitesse n'est pas toujours un avantage, les escargots et les guépards étaient tous immobilisés sur l'Arche.
  • Quand tu es stressé, laisse toi flotter.
  • Rappelle toi : l'Arche a été construite par des amateurs, le Titanic par des professionnels.
Site http://www.harissa.com/accueil.htm



Texte : Lettre d'un prêtre catholique aux journalistes – Martin Lasarte

Cher Frère Journaliste, 


Je suis un simple prêtre catholique. Je me sens heureux et fier de ma vocation. Cela fait 20 ans que je vis en Angola comme missionnaire.

Honte sans contexte aux prêtres pédophiles 


Je ressens moi-même une grande douleur pour le mal immense que des personnes qui devraient être des signes de l’Amour de Dieu, soient un poignard dans la vie d’êtres innocents. Il n’y a pas de mots pour justifier de tels actes. Il n’y a pas de doute que l’Église ne peut être que du coté des faibles, des plus démunis. Pour cette raison, toutes les mesures que l’on peut prendre pour la prévention et la protection de la dignité des enfants seront toujours une priorité absolue.

Je constate dans de nombreux médias, surtout dans votre journal, une amplification du thème des prêtres pédophiles, cela d’une manière morbide, scrutant dans leurs vies, les erreurs du passé. Il y en a un dans une ville des États-Unis dans les années 70, un autre en Australie dans les années 80, et ainsi de suite, d’autres plus récents… Certainement tous des cas condamnables ! Il y a des présentations journalistiques pondérées et équilibrées, d’autres amplifiées, remplies de préjudices et même de haine.

Cela vous intéresse donc si peu ? 


Mais on s’étonne de trouver si peu de nouvelles et de constater le manque d’intérêt sur les milliers de prêtres qui sacrifient leur vie et s’épuisent pour des millions d’enfants, pour les adolescents et pour les plus défavorisés aux quatre coins du monde. Je pense que le New York Times ne sera pas intéressé d’apprendre :
  1. Que j'aie dû transporter nombre d'enfants faméliques par des chemins minés à cause de la guerre en l'année 2002 depuis Cangumbe à Lwena (Angola) (le gouvernement pouvait pas le faire et les ONG n'y étaient pas autorisées) ?
  2. Que j'aie dû enterrer moi-même des douzaines d'enfants morts durant des déplacements imposés par la guerre ?
  3. Que nous ayons sauvé la vie à des milliers de personnes au Mexique au moyen du seul centre de santé existant dans une zone de 90,000 km2,  grâce à la distribution d'aliments et de semences ?
  4. Que nous ayons pu y procurer l'éducation et des écoles durant ces dix dernières années à plus de 110 000 enfants ?
  5. Cela demeure sans intérêt pour vous qu'avec d'autres prêtres, nous ayons eu à secourir près de 15 000 personnes dans les campements de la guérilla, après qu'ils aient rendu les armes, parce que les aliments du gouvernement et de la ONU n'arrivaient pas ?
  6. Ce n'est pas une nouvelle intéressante qu'un prêtre de 75 ans, le Père Roberto, parcourt la ville de Luanda, soignant les enfants de la rue, et les conduisant à une maison de refuge pour qu'ils soient désintoxiqués de l’essence qu'ils aspirent en gagnant leur vie comme lanceur de flammes ?
  7. L'alphabétisation de centaines de prisonniers n'est pas non plus une nouvelle ?
  8. Que d'autres prêtres, comme le Père Stéphane, organisent des maisons d’accueil pour que des jeunes maltraités, battus, et même violés y trouvent refuge ? 
  9. Non plus, que le Père Maiato avec ses 80 ans, visite encore les maisons des pauvres, une à une, réconfortant les malades et les désespérés ? 
  10. Ce n'est pas une nouvelle valable que plus de 6 000 parmi les 40 000 prêtres et religieux actuels aient généreusement quitté pays et famille pour servir leurs frères dans des léproserie, des hôpitaux, des camps de réfugiés, des orphelinats pour enfants accusés de sorcellerie ou orphelins de parents morts du sida, dans des écoles pour les plus pauvres, des centres de formation professionnelle, des centres d'accueil pour les séropositifs... etc. ?
  11. Ou, surtout, dépensant leur vie dans des paroisses et des missions, motivant les gens pour mieux vivre et surtout pour aimer ?
  12. Ce n'est pas une nouvelle que mon ami, le Père Marc-Aurèle, pour sauver des enfants pendant la guerre en Angola, les ait transportés de Kalulo à Dondo et qu'en revenant de sa mission, il ait été mitraillé en chemin ? que le Frère François avec cinq Dames Catéchètes, soient morts dans un accident, en allant aider des régions rurales les plus reculées du pays ? 
  13. Que des douzaines de missionnaires en Angola soient morts par manque de moyens sanitaires, à cause d'une simple malaria ?
  14. Que d'autres aient sauté sur une mine, en visitant leurs fidèles ? en effet, dans le cimetière de Kalulo se trouvent les tombes des premiers prêtres arrivés dans la région.. aucun n’a dépassé les 40 ans... 
  15. N’est-ce pas une nouvelle, de suivre un Prêtre "normal" dans son travail journalier, dans ses difficultés et ses joies, dépensant sa vie sans bruit en faveur de la communauté qu'il sert ? 

L’arbre et la forêt


Ce n’est pas une information que suivre un prêtre “normal” dans son travail journalier, dans ses difficultés et ses joies, dépensant sa vie sans bruit en faveur de la communauté qu’il sert. La vérité est que nous ne cherchons pas à « faire » les nouvelles, mais simplement apporter « la Bonne Nouvelle », celle qui, sans bruit, a commencé le matin de Pâques. « Un arbre qui tombe fait plus de bruit que mille arbres qui poussent. »  On fait beaucoup plus de bruit pour un prêtre qui commet une faute, que pour des milliers qui donnent leur vie pour des milliers de pauvres et d'indigents.

Un simple homme de bonne volonté 


Je ne prétend pas faire l'apologie de l'Église et des prêtres. Un prêtre n'est ni un héros ni un névrotique. C'est simplement un homme normal qui, avec sa nature humaine, cherche à suivre Jésus et à le servir dans ses frères. Il y a des misères, des pauvretés et des fragilités comme chez tous les êtres humains; mais il y a aussi de la beauté et de la grandeur comme en chaque créature.

Insister d'une manière obsessionnelle et persécutrice sur un thème douloureux à cause d’un tout petit nombre, en oubliant l'ensemble de l'œuvre de tous les autres, crée véritablement des caricatures offensives du sacerdoce catholique, par lesquelles je me sens offensé.

Je te demande seulement, ami journaliste, de rechercher la Vérité, le Bien et la Beauté. Cela fera grandir ta profession.

Dans le Christ, 
P. Martin Lasarte, sdb
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