Citation : Ce qu'est l'amour - Martin Gray

L’amour, c’est sentir
qu’on est une partie agissante du monde,
et responsable de lui.

L’amour, c’est comprendre
qu’on vit des autres.
Qu’on est un moment du monde.
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Texte : Vis ! - Charlie Chaplin

J'ai pardonné des erreurs presque impardonnables,
j'ai essayé de remplacer des personnes irremplaçables
et oublier des personnes inoubliables.
J'ai agi par impulsion,
j'ai été déçu par des gens que j'en croyais incapables,
mais j'ai déçu des gens aussi.

J'ai tenu quelqu'un dans mes bras pour le protéger.
J'ai ri quand il ne fallait pas.
Je me suis fait des amis éternels.
J'ai aimé et l'ai été en retour,
mais j'ai aussi été repoussé.
J'ai été aimé et je n'ai pas su aimer.
J'ai crié et sauté de tant de joies,
j'ai vécu d'amour et fait des promesses éternelles,
mais je me suis brisé le coeur, tant de fois !

J'ai pleuré en écoutant de la musique
ou en regardant des photos.
J'ai téléphoné juste pour entendre une voix,
je suis déjà tombé amoureux d'un sourire.
J'ai déjà cru mourir par tant de nostalgie
et j'ai eu peur de perdre quelqu'un de très spécial...
que j'ai fini par perdre... Mais j'ai survécu !
Et je vis encore !
Et la vie, je ne m'en passe pas...
Et toi non plus tu ne devrais pas t'en passer.
Vis !!!

Ce qui est vraiment bon,
c'est de se battre avec persuasion,
embrasser la vie et vivre avec passion,
perdre avec classe et vaincre en osant,
parce que le monde appartient à celui qui ose
et que LA VIE C'EST BEAUCOUP TROP
pour être insignifiante !

Citation : L'enfant de Noël - Jean Rodhain

- "La Nativité" de Schwenniger - 

Pour nous instruire, le Christ n'a rien écrit lui-même.
Aucune bibliothèque, aucun musée
ne possède une seule ligne de sa main.
Mais ce maître en pédagogie
commence par se présenter sous les traits d'un enfant.
Cet enfant dans la crèche de Noël nous regarde.
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Prière : Chercher ton visage - Jean Debruynne

Mon Dieu, depuis le temps
que je cherchais ton Visage
et que je me demandais
à qui Tu pouvais ressembler !
Je suis heureux de découvrir
cet enfant nouveau-né
couché dans la paille d'une crèche.

Le voilà donc ton Visage !
C'est donc Toi, ce nouveau-né ?
Tu ressembles à tous les nouveau-nés,
je ne vois pas la différence.
Pourtant, avant j'avais peur de Toi,
je me sentais toujours pris en faute ;
et maintenant c'est Toi, ce petit enfant,
qu'il ne faut pas effrayer...

Avant, j'attendais que Tu te penches sur moi
pour venir me tirer de tous mes mauvais pas ;
et maintenant c'est moi qui suis penché sur Toi
comme on se penche sur un petit enfant...
Mon Dieu en Te regardant là, sur la paille,
dans cette nuit d'hiver, j'ai perdu la peur,
et j'ai trouvé l'Amour ! Amen.

Texte : Tendresse de Dieu - Jeanne Signard

Dieu dit sa tendresse
dans le sourire d’un enfant.
Dieu appelle au secours
dans les pleurs d’un nouveau-né.
Dieu jaillit en lumière.
dans notre nuit.

Dieu fait lever son jour,
et les ombres s’enfuient.
Dieu vient marcher
au pas des pèlerins égarés.
Avec eux il fait route,
vers un pays de lui seul connu.

Une main d’enfant,
ouvre les portes du ciel.
Le Très-Haut se fait Très bas
Son nom est JESUS
Prenons le temps
d’être à la joie !

Texte : Rien à attendre de personne - André Marie


Sur le plan économique, industriel et financier,
les pauvres n’ont plus rien à attendre de personne.
C’est la raison pour laquelle
il est absolument nécessaire
de faire naître l’espérance.
La compassion, la beauté, la bienveillance
sont autant de mots féminins, comme la Sagesse,
qu’il faut mettre maternellement au monde en nous.

Et si nous nous greffions sur l’espérance,
sur une attente à inventer, à nourrir, à laisser grandir,
à abreuver de toutes les tendresses
que la bienveillance nous inspire...
Si notre vie intérieure était plus grande,
le monde déborderait d’amour.

Mais ce changement ne peut commencer
qu’avec soi-même, et en « soi-m’aime ».
Si l’on pouvait vivre avec soi et s’étonner d’exister,
s’émerveiller d’être, et accepter l’inattendu...

Texte : La terre comme un jardin - d'après Christophe Boureux

Oui, le royaume des cieux est tout proche de nous
quand nous habitons la terre comme un jardin,
où toute personne, quelle qu'elle soit, est notre prochain
et dont on prend soin, comme on prend soin de notre jardin.

Dans le jardin, l’espace, limité rend chacun proche de l’autre,
selon des règles de connivence et d’interaction, en symbiose.
Car il n'y a pas de beau et fructueux jardin
sans une sollicitude constante envers les bienfaits
qu'apportent l'humus, le soleil, la pluie, le mouvement du vent
et le brassage constant des vers de terre.

Alors, le Royaume est proche
comme l'est le juste moment pour semer au printemps,
sarcler et arroser l'été, soigner quand survient l'aléa,
et récolter en automne.

Si le jardin est clos c'est que le temps,
l'espace et les ressources sont limités...
et la clôture protège aussi de l'errance et du chaos,
mais elle engendre néanmoins de la proximité
quand on reconnaît l'autre comme son prochain...
Car, au milieu du jardin,
il y a la connaissance et la vie qui engendrent
tout autant mon prochain et moi-même.

Citation : Aumône - Dom Helder Camara

Si je fais l’aumône à un pauvre,
on dit que je suis saint,
si je demande pourquoi il est pauvre,
on me traite de communiste !
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Texte : Parlez-nous du don - Khalil Gibran


Vous donnez peu lorsque vous donnez de vos biens.
C'est lorsque vous donnez de vous-même
que vous donnez réellement...

Il en est qui donnent peu de l'abondance qu'ils ont,
Et ils donnent pour susciter la reconnaissance,
et leur désir secret corrompt leur don.
Il en est qui ont peu et qui le donnent entièrement.
Ceux-ci croient en la vie, et leur coffre n'esst jamais vide.
Il en est qui donnent avec joie,
Et cette joie est leur récompense.
Il en est qui donnent avec douleur,
Et cette douleur est leur baptême.

Il en est qui donnent et ne ressentent ni douleur, ni joie,
et ne sont pas conscients de leur vertu :
Ils donnent comme dans la vallée là-bas
le myrte exhale son parfum dans l'espace.
Par les mains de tels être, Dieu parle,
Et à travers leur regard, il sourit à la terre.

Vous dites souvent : "Je donnerai,
mais seulement à ceux qui le méritent."
Les arbres de vos vergers ne parlent pas ainsi,
ni les troupeaux dans vos pâturages.
Ils donnent afin de vivre, car retenir, c'est périr...

Voyez d'abord à mériter vous-mêmes
d'être donneur et instrument du don.
Car en vérité, c'est la vie qui donne à la vie.

Texte  : La "charité" - Odile Haumonté

almak-aour & hecate (cat) Comme chien et chat !
- Photo "Comme chien et chat !" de Igrvv -

Saint Vincent de Paul le disait déjà :
"Nous avons à nous faire pardonner
le pain que nous donnons aux pauvres."
Il fut un temps
où chaque dame riche avait "ses pauvres".
Cela partait d'un bon sentiment,
mais quelle condescendance !
Nous n'avons pas à "faire" la charité,
mais à "être charité"...
Le cœur et la main doivent s'ouvrir ensemble.

Encombrés de nos biens matériels
ou de nos acquis intellectuels,
nous ne pouvons pas nous approcher
d'un pauvre, d'un blessé de la vie,
sans nous être d'abord
reconnus pauvres et blessés.
Nos blessures parleront à ses blessures,
nos pauvretés parleront à ses pauvretés,
ses richesses apprivoiseront nos peurs.

- Lu dans Feu et Lumière -

Citation : Le dernier arbre - Proverbe Cree

Grand Canyon
- Photo "Grand canyon" de Benjamin Dumas - 

Quand le dernier arbre sera abattu
La dernière rivière empoisonnée
Le dernier poisson pêché
Alors vous découvrirez
Que l'argent ne se mange pas.
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(Indiens du Canada)


Texte : La gentillesse- Anonyme

- Photo "Floret" de Carlotta Silvestrini

Un bonjour, une gentillesse,
C’est une prévenance, une caresse,
C’est un merci, une promesse,
C’est un petit rien, pour faire plaisir,
C’est un geste tendre, un sourire,

C’est ce qui rend la vie plus belle,
C’est ce qui donne au cœur des ailes,
C’est une partie de l’amour, de l’amitié,
C’est ce qui fait sentir que l’on est aimé,

C’est le rappel d’un souvenir commun,
C’est le sentiment de ne faire plus qu’un,
C’est l’essence même de la vie,
C’est ce qui disperse et tue l’ennui,

C’est quelqu'un qui s’informe de toi,
C'est penser à l’autre et s’oublier…

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