Texte : C'est une folie... - Antoine de Saint-Exupéry

C’est une folie de haïr toutes les roses
parce que une épine vous a piqué,
d’abandonner tous les rêves
parce que l’un d’entre eux ne s’est pas réalisé,
de renoncer à toutes les tentatives
parce qu’on a échoué…

C ‘est une folie de condamner toutes les amitiés
parce qu’une d’elles vous a trahi,
de ne croire plus en l’amour
juste parce qu’un d’entre eux a été infidèle,
de jeter toutes les chances d’être heureux
juste parce que quelque chose
n’est pas allé dans la bonne direction.

Il y aura toujours une autre occasion,
un autre ami,
un autre amour,
une force nouvelle.

Pour chaque fin
il y a toujours un nouveau départ.

Texte : Ce qu'écouter veut dire - André Gromolard

Ecouter est, peut-être, le plus beau cadeau
que nous puissions faire à quelqu’un.
C’est lui dire, non pas avec des mots,
mais avec nos yeux, notre visage,
notre sourire et tout notre corps :
« Tu es important pour moi, tu es intéressant,
je suis heureux que tu suis là,
tu vas m’enrichir car tu es ce que je ne suis pas… ».
Pas étonnant si la meilleure façon
pour une personne de se révéler à elle-même,
c’est d’être écoutée par un autre !

Ecouter, c’est commencer par se taire…
Avez-vous remarqué combien les « dialogues »
sont remplis d’expressions de ce genre :
« c’est comme moi quand… »,
ou bien « ça me rappelle ce qui m’est arrivé… ».
Bien souvent ce que l’autre dit

Ecouter, c’est commencer par arrêter son petit cinéma intérieur,
son monologue portatif, pour se laisser habiter par l’autre.
C’est accepter que l’autre entre en nous-mêmes
comme il entrerait dans notre maison
et s’y installerait un instant, en prenant ses aises.

Ecouter, c’est vraiment laisser tomber ce qui nous occupe
pour donner tout son temps à l’autre.
C’est comme une promenade avec un ami :
marcher à son pas, proche mais sans gêner,
se laisser conduire par lui, s’arrêter avec lui,
repartir, pour rien, pour lui.

Ecouter, ce n’est pas chercher à répondre à l’autre,
sachant qu’il a en lui-même les réponses à ses propres questions.
C’est refuser de penser à la place de l’autre,
de lui donner des conseils,
et même de vouloir le comprendre.

Ecouter, c’est accueillir l’autre avec reconnaissance
tel qu’il se définit lui-même,
sans se substituer à lui pour dire ce qu’il doit être.
C’est être ouvert positivement à toutes les idées,
à tous les sujets, à toutes les expériences, à toutes les solutions,
sans interpréter, sans juger,
laissant à l’autre le temps et l’espace
de trouver la voie qui est la sienne.

Citation : Liberté d'opinion - Hannah Arendt

La liberté d'opinion est une farce
si l'information sur les faits n'est pas garantie
et si ce ne sont pas les faits eux-mêmes
qui font l'objet du débat.
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Texte : Le credo de la vie – Nancy Sims

- Photo "Bonheur simple" de LatoufBassin -

Ne te sous-estime pas en te comparant aux autres.
C'est précisément parce que nous sommes tous différents
que nous sommes tous uniques.

Ne fixe pas tes buts en fonction des autres.
Toi seul sais ce qui est bon pour toi.

Sois toujours à l'écoute de tes plus profonds désirs.
Tiens à eux comme tu tiens à la vie,
car sans eux, la vie n'est rien.

Ne laisse pas la vie filer entre tes doigts
en songeant au passé ou en rêvant à l'avenir.
Vis ta vie jour après jour,
et tu vivras ainsi intensément chaque jour de ta vie.

Ne baisse pas les bras
tant que tu as encore quelque chose à donner.
Rien n'est jamais perdu...
tant que tu continues de lutter.

N'aie pas peur d'admettre que tu n'es pas parfait.
C'est ce lien fragile qui nous relie les uns aux autres.

N'aie pas peur de prendre des risques.
C'est en prenant des risques
que le courage s'apprend.

N'écarte pas l'amour de la vie
en prétendant qu'il n'existe pas.
Le meilleur moyen de trouver l'amour est de le donner;
le meilleur moyen de le perdre est de le retenir prisonnier;
et le meilleur moyen de le garder est de lui donner des ailes.

N'étouffe pas tes rêves.
Ne pas avoir de rêve, c'est être sans espoir;
être sans espoir, c'est errer sans but.

Ne fuis pas en avant tout au long de ta vie
de sorte que tu oublies d'où tu viens et là où tu vas.
La vie n'est pas une course,
mais un voyage dont il faut savoir goûter chaque étape.

Texte : A propos du sport - Karol Vojtyla

La pratique du sport est, non seulement
une source de bien-être physique,
mais un idéal de vie courageux, positif, optimiste,
un moyen de renouveau intégral
de la personne et de la société,
une école d'authentique formation humaine.

Elle aidera les nouvelles générations à choisir
et à cultiver les valeurs authentiques de la vie :
l'amour pour la vérité et la justice,
le goût de la beauté et de la bonté,
la recherche de la liberté authentique et de la paix.

A notre époque, le monde du sport semble parfois
conditionné par la logique du profit, du spectacle,
du doping, de l'esprit de compétition exacerbé,
et par des épisodes de violence.

Mais si la pratique du sport est vécue selon la vision chrétienne,
elle devient un "principe générateur"
de relations humaines profondes,
et favorise l'édification d'un monde plus serein et solidaire.

Je vous souhaite de pratiquer le sport
avec loyauté et un sain esprit de compétition.
Cela vous aidera ainsi à affronter la difficile épreuve de la vie
avec courage et honnêteté,
avec joie et avec une confiance sereine dans l'avenir.

Texte : Pauvreté de proximité – Mère Teresa

En chaque pays il y a des pauvres.
Il est des continents où la pauvreté
est plus spirituelle que matérielle,
une pauvreté faite de solitude,
de découragement, d'une absence de sens.

Mais j'ai vu aussi, en Europe ou en Amérique,
des gens dans le plus grand dénuement
dormir sur des cartons, des chiffons, dans les rues.
Paris, Londres ou Rome
connaissent cette forme de pauvreté.

Il est si simple de parler ou de se préoccuper
des pauvres qui sont au loin.
Il est plus difficile, et peut-être un plus grand défi,
de prêter attention et de se soucier du pauvre
qui vit à deux pas de chez nous.

Texte : L'art du temps - Anonyme

Balance
- Photo "Balance" de Heiko Brinkmann -

Selon la théorie des Arts des Grecs, cinq éléments devaient être présents dans une œuvre d’art : l’ordre, l’équilibre, le contraste, l’unité et l’harmonie. Ils ne sont en fait que l'expression de nos propres aspirations, de nos sources de satisfaction… Ils s'appliquent donc tout-à-fait à notre style de vie. Or, "l'art du temps" n'est pas une formule gratuite car on peut projeter sur le temps ces cinq attributs et faire que le résultat soit bien notre œuvre :

L’Ordre
Nous avons besoin de savoir où passe notre temps. Nous avons du mal à l'appréhender globalement, mais nous pouvons le répartir et l'organiser, grâce à notre réflexion. Une fois que les structures, choisies par nous pour notre temps, apparaissent et durent, la confusion régresse.

L’équilibre
Engouffrer notre temps dans une activité dominante (si gratifiante soit-elle) provoque atrophies et ruptures ailleurs. Le temps - toujours rare - est inévitablement rationné entre les pôles de notre vie, et c'est nous qui décidons de sa répartition. Tant qu'elle restera malhabile, nous serons les premiers à en subir les inconvénients.

Le contraste
En nous acceptant tels que nous sommes, c'est-à-dire peu enclin à supporter longtemps une même occupation. Apprendre, donc, à faire alterner l'intellectuel et le physique, la concentration et le divertissement, la solitude et la convivialité, l'action et le recul. Ce mouvement incessant constitue une danse de vie. La danse n'est-elle pas l'un des arts les plus vivants ?

L’unité
L’ordre n'est pas cloisonnement, mais dégagement de perspectives qui permettent de saisir l'ensemble. Segmenter notre temps serait perdre ce que la vie nous offre de synthèses imprévues, de résonances fécondes. Le temps moderne se présente à nous éparpillé. Nous seuls, par notre travail intérieur, pouvons lui rendre de l'unité.

L'harmonie
En grec, cela veut dire "ensemble". C'est, bien sûr, le résultat des quatre qualités précédentes. Ils ne se définissent pas, ils s'éprouvent : le matin, " La journée se présente-t-elle bien ? ; " le soir, " Ai-je bien utilisé mon temps ?"   L'harmonie ? C'est à la fois la preuve de la maîtrise et sa récompense.

L'art du temps apparaît donc comme la première étape vers l'art de vivre qui permet l'accomplissement de nos projets. Dès que l'on parvient à une maîtrise moyenne de son temps, les chances de les réaliser progressent d'un bond. La discipline pour y accéder paraît contraignante au début mais ce n'est qu'un passage, et cela en vaut vraiment la peine ! Un temps plus harmonieux, plus efficace, n'est-ce pas le plus précieux et le plus beau des cadeaux que l'on puisse se faire à soi-même ?


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