Citation : La joie - Anonyme



La joie n'est pas un objet
que nous pouvons cacher dans un coffre-fort,
tel un bijou précieux,
il faut l'offrir aux autres
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Texte : Optimisme volontaire - Claude, bénévole

L’homme peut être pessimiste de nature,
et optimiste de volonté.
Bien sûr, il existe l’optimiste béat, du moment présent,
fait de bonne santé, de beau temps ou de beau soleil…
Mais fugitive est son humeur…

Je préfère l’optimiste volontaire,
pas à tous crins, mais conscient,
qui dans chaque être, chaque événement,
cherche le bon côté,
celui qui peut relativiser toutes menaces…
Solide est son humeur…

Il a cette liberté, de l’intérieur,
qui le tire des sables mouvants
pour envisager l’au-delà du moment présent,
sans être aspiré par le rêve de sa situation précaire.
Il est celui qui espère, et qui sait, par expérience,
que même le mal peut être transformé.

Il est agissant, pour rassembler et pacifier,
donner l’harmonie, apporter l’espoir au présent ,
comme neuf et nouveau chaque matin,
Il recommence avec le jour, avec la pesanteur,
mais avec toute l’expérience de passé.
Ni très exubérant, ni nécessairement drôle,
il est simple, discret, souriant.
Il passe comme un sourire.

C’est si bon, quelqu’un qui sait être heureux !
Crois-tu le devenir ?

D’autres aimeraient tant venir s’y réchauffer !
Ce n’est pas une simple question de tempérament,
c’est une action consciente et réfléchie.
Veux-tu le devenir ?


Prière : C'est à moi que vous le ferez - Mère Teresa


- "La miséricorde" de l'Ile Bouchard -

"Quand j'avais faim, tu m'as donné à manger.
Quand j'avais soif, tu m'as donné à boire.
Quand j'étais sans logis, tu as ouvert tes portes.
Quand j'étais nu, tu m'as donné ton manteau.
Quand j'étais las, tu m'as offert le repos.

Quand j'étais inquiet, tu as calmé mes tourments.
Quand j'étais petit, tu m'as appris à lire.
Quand j'étais seul, tu m'as apporté l'amour.
Quand j'étais en prison, tu es venu dans ma cellule.
Quand j'étais alité, tu m'as donné des soins.

En pays étranger, tu m'as fait bon accueil.
Chômeur, tu m'as trouvé un emploi.
Blessé au combat, tu as pansé mes plaies.
Cherchant la bonté, tu m'as tendu la main.

Quand j'étais noir ou jaune ou blanc,
Insulté et bafoué, tu as porté ma croix.
Quand j'étais âgé, tu m'as offert un sourire.
Quand j'étais soucieux, tu as partagé ma peine.

Tu m'as vu couvert de crachats et de sang.
Tu m'as reconnu sous mes traits en sueur.
Quand on se moquait, tu étais près de moi,
Et quand j'étais heureux, tu partageais ma joie.

Ce que vous ferez au plus petit des miens,
C'est à moi que vous le ferez, a dit Jésus.
Maintenant, entrez dans la maison de mon Père."

Rends-nous dignes, Seigneur, de servir nos frères
Qui, à travers le monde, vivent et meurent dans la misère.
Donne-leur par nos mains leur pain quotidien,
Et par notre amour, la paix et la joie.
 

Citation : Main fermée - Lanza Del Vasto


Si tu ferme la main,
le monde te restera fermé comme un poing.
Si tu veux que le monde s'ouvre à toi,
ouvre d'abord la main !
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Texte : Les belles âmes - Yves Duteil


Les belles âmes, qui vous inspirent une confiance à toute épreuve, un mélange d'estime, d'admiration et d'amitié profonde, au-delà de l'affinité, laissent une impression de clarté et de bienveillance qui ne vous quitte plus. Même loin de la perfection, pétries de défauts, de faiblesses ou de cicatrices, leur lumière filtre au travers des blessures.

Ces être-là ne sont pas légion. Notre instinct, souvent, les reconnaît au premier regard. Elles nous marquent orientent notre route et nous en font parfois changer. Un vrai regard en dit plus long qu'un beau discours. La justesse ne s'invente pas. Elle transparaît entre les mots, les expressions inconscientes, les gestes.

Un bon comédien pourra donner le change à nos esprits, mais nos cœurs resteront à quai. La confiance ne se décrète pas et les coachs les plus habiles ne peuvent lifter une âme pour en gommer la noirceur. A l'issue d'une rencontre, on se reproche souvent ce qu'on a mal exprimé, oublié, raté. Mais si l'on a touché, ému, attendri, ouvert la porte, alors les âmes aussi se sont parlées, même si leurs mots délicats, leur langage discret, ont été souvent imperceptibles à nos oreilles sous le tintamarre du quotidien.

Lorsqu'une belle âme croise notre existence, sa bienveillance laisse un sillage d'humanité différent, une intuition persistante que l'on n'oublie pas. On n'en rencontre que quelques-unes sur la durée d'une vie. Inlassablement, au-delà des apparences, leur nature profonde rejaillit sur leurs actes et leurs paroles sonnent juste. Veilleuses, éveilleuses, elles restent fidèles à leur éthique personnelle, face aux excès d'une société d'adversité où la lumière a du mal à se frayer un sentier entre la malveillance et la rumeur.

Pourfendeuses des intérêts obscurs, elles sont en butte à des attaques frontales, à des coups tordus. Leurs combats posent des jalons sur la route de l'humanité, et si l'empreinte de leur vie n'est pas toujours écrite dans le livre de notre Histoire, leur lumière reste visible comme celle des étoiles lointaines, longtemps après que leur flamme s'est éteinte.

Les belles âmes nous entourent, célèbres ou anonymes, et leurs visages sont sans doute ceux auxquels on pense au moment de quitter ce monde... 


Cri de pauvre : Tais-toi ! - Entendu par un bénévole

Ne me coupe plus par un : « Oui, mais… » dès que j’ouvre la bouche pour m’exprimer !
Laisse-toi le temps qu’il faut pour comprendre ma pensée avant de me cataloguer,
Me coller une étiquette à partir des trois mots que tu m’as laissé prononcer…

Toute ma vie on m’a dit « Tais-toi ! » :
« Tais-toi » dans ma famille où les filles ne pouvaient parler que pour assurer l’intendance,
« Tais-toi » à l’école où les cinquante élèves de ma classe voulaient aussi parler,
« Tais-toi » au lycée où, même en Anglais, je n’ai dit que quelques mots durant toutes ces années !
« Tais-toi » au travail car « on te paie pour travailler, pas pour causer… »
« Tais-toi » avec mes amis, puisqu’on arrivait toujours à me couper le sifflet…

A 25 ans seulement, une copine m’a vraiment écoutée ! Merci Françoise !
Je n’ai pourtant bredouillé que des banalités par manque d’habitude de m’exprimer
mais ces banalités, et tout ce qu’il y avait derrière, ont été reçues, entendues, comprises, répondues…

Avec Françoise, ce jour-là, on a exploré des champs inconnus de discussion, où la parole de l’une édifiait l’autre. Chaque marche ainsi gravie nous révélait des espaces insoupçonnés, des horizons infinis… L’une a découvert chez l’autre un monde surprenant et inédit, au-delà de tous préjugés !

Ne me dis plus : « oui, mais… », mais respecte ma pensée, et quand tu m’écouteras enfin, nous pourrons grandir ensemble !



Citation : La gentillesse - Albert Schweitzer

La gentillesse constante peut accomplir beaucoup.
Comme le soleil fait fondre la glace,
la gentillesse fait s'évaporer l'incompréhension,
la méfiance et l'hostilité.
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Texte : La tête à clic - Eric Jacquinet

 - Crisis Magazine -

Un ado assis sur le canapé à côté de sa mère
était pensif et grave, et dit un jour à sa mère :
 
"Maman, si j'avais un problème
surtout, ne me laisse jamais vivre
dans un état végétatif
où on dépend de machines
et de bouteilles...
Si tu me vois dans cet état, s'il te plaît,
débranche toutes les machines
qui me maintiendraient en vie,
car, vraiment, je préfère mourir
que d'être dans cet état là !!!"

Alors, sa mère se leva,
elle le regarda longuement
avec beaucoup d'amour et de gravité
puis elle se leva lentement, lui dit :
"Je te comprends, mon fils !"
Puis elle alla débrancher la télévision,
le câble d'internet, de l'ordinateur,
du smartphone, du lecteur DVD,
de la mp3, de la playbox, de la ps3,
de la wii, du nintendo, etc. etc. etc...


Texte : Où est Dieu, face au mal ? - Jorge Bergoglio

Où est Dieu, si dans le monde il y a le mal,
s’il y a des hommes qui ont faim, qui ont soif,
sans toit, des déplacés, des réfugiés ?

Où est Dieu, lorsque des personnes innocentes
meurent à cause de la violence, du terrorisme, des guerres ?

Où est Dieu, lorsque des maladies impitoyables
rompent des liens de vie et d’affection ?
Ou bien lorsque les enfants sont exploités, humiliés,
et qu’eux aussi souffrent à cause de graves pathologies ?

Où est Dieu, face à l’inquiétude de ceux qui doutent
et de ceux qui sont affligés dans l’âme ?

Il existe des interrogations
auxquelles il n’y a pas de réponses humaines.
Nous ne pouvons que regarder Jésus, et l’interroger lui.

 Et voici la réponse de Jésus : “Dieu est en eux”,
Jésus est en eux, il souffre en eux,
profondément identifié à chacun.
Il est si uni à eux, presque au point de former “un seul corps”.

Jésus a choisi lui-même de s’identifier
à ces frères et sœurs éprouvés par la douleur et par les angoisses,
en acceptant de parcourir le chemin douloureux vers le calvaire.

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