Texte : Bonne Année ! - Jeanne Signard


- Photo : Jeanne Signard - 

Bercés par les vagues du passé,
Debout sur le radeau du présent,
Tendus vers un avenir incertain,
Apprivoisons nos inquiétudes.
Que la gravité et la légèreté
S’unissent pour un pas de danse,
Au rythme de l’amour.

Pour cet an neuf,
A chaque heure sa musique,
A chaque fleur son parfum,
A chaque rencontre sa couleur,
A chaque jour sa surprise,
A chaque instant son sourire.

Le temps qui passe ne peut user
ce qui toujours se crée.


Prière : Rends-nous inventifs - Anonyme

Seigneur notre Dieu, 
Pour nous, rien n'est pire que d'être laissé de côté,
alors que les autres se rassemblent pour parler et rire ;
d'être muni d'un billet d'entrée pour la salle
où les autres se réjouissent de nous voir  refuser la porte ;
d'être abandonné, après usage,
alors que la parole avait été donnée de ne jamais reprendre l'amour !

Rien n'est pire que d'être écarté
comme quelqu'un qui n'a plus de part à la fête commune
et comme quelqu'un  dont il n'y a plus rien à recevoir.
Il n'y a rien de pire, Seigneur Dieu, que les paroles et les regards absents,
par lesquels on déclare le délaissement !

C'est pourquoi nous te prions, toi qui ne pousses personne de côté
et qui déclares ta tendresse à tous ceux qui cherchent à vivre :
apprends-nous à déclarer de notre présence,
ceux qu'on a murés dans l'oubli.

Avec l'Évangile de Jésus de Nazareth,
fais-nous inventer les mots et les gestes
qui déclarent à tous ceux qui sont laissés dehors :
« Venez ! Entrez ! Nous sommes frères !
Allons ensemble à la fête : c'est la même pour tous,
préparée par le père pour les siècles des siècles !»

Citation : Cadeau de Noël - David Jeremiah

En réalité, Noël, c’est tous les jours de l’année.
C’est là le cadeau inestimable
que Dieu nous a fait en Jésus-Christ
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Texte : La bonne nouvelle de Noël - Jeanne Signard


- Reproduction de "La Nativité" du peintre Georges de la Tour -

Dans la froidure des hivers,
Dans la sécheresse des déserts,
Alors que  l’eau se tarit dans nos puits,
Dans le silence de nos longues nuits,
DIEU MET AU MONDE SON ENFANT.

On attendait le tout-puissant,
Mais ne naquit qu’un enfant.
Il était tout-petit et fragile ;
Sa vie ne tenait qu’à un fil.
DIEU NOUS CONFIAIT SON ENFANT

Aujourd’hui, affamé, nu et perdu,
Il tend la main dans nos rues.
Tous les  jours nous le croisons.
Jusque  dans nos maisons.
DIEU SE FAIT MENDIANT

Partout il recueille les pleurs
De ceux qui perdent cœur.
Avec tous ceux qui peinent,
Avec tous ceux qui trainent,
DIEU MARCHE AU PAS DE L’AMOUR

Préparons nos mains aux caresses,
Habillons nos yeux de tendresse.
Près de nous, un frère, une sœur,
Cache sa peur ou crie sa douleur,
DIEU MENDIE NOTRE AMOUR

Citation : But de l'homme - Martin Gray

Le but de l’homme,
c’est d’être soi.
Parce qu’être soi,
c’est aller vers les autres.
Comme la source
va à la mer.
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Texte : Contre l'insomnie - Etty Hillesum

Relâcher son emprise crispée sur la journée :
Je crois que jusque dans leurs nuits,
beaucoup de gens gardent serré
dans leurs griffes avides ou affamées
un morceau de la journée.

Ce devrait être chaque soir un geste d'abandon et de détente :
laisser aller la journée, avec tout ce qu'elle a comporté.
Et se résigner à laisser  tout ce qu'on n'a pas pu mener à bien,
en sachant qu'une nouvelle journée va venir.

Il faut aborder la nuit avec les mains vides, ouvertes,
dont on a laissé la journée glisser.
Alors seulement on peut vraiment se reposer.
Et dans ces mains vides et reposées, qui n'ont rien souhaité retenir
et où il n'y a plus un seul désir,
on reçoit en se réveillant, une nouvelle journée.


Citation : Vous avez dit Progrès ? - Gustave Thibon


Le monde, depuis un siècle, évolue à pas de géant.
Tout se précipite : le vent du progrès nous coupe la face.
Amer symptôme :
l'accélération continue est le propre des chutes
plutôt que des ascensions.
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Texte : Questions de temps – Amarik

« Vite ! » - « Pas l’temps ! » -«  Dépêche-toi ! » - « C’est pas l’moment »…
Suis-je esclave du temps ?  -- Non si je comprends tout ce qu’il est vraiment :
Non pas seulement une somme de minutes, d’heures ou d’années
Qu’on cherche constamment à compresser pour plus de rentabilité,
Mais tellement plus, tellement mieux, au point qu’il peut mener jusqu’à l’éternité.

Quand il m’arrive de lâcher prise, et de remettre le temps en perspective,
Alors je peux découvrir l’attente féconde qui aboutit au moment ajusté :
Comme ces neuf mois de présence inaccomplie en la mère,
Et son attente patiente, paisible et confiante du trésor annoncé, 
Jusqu’à l’incroyable arrivée, enfin, de la merveille du monde !

Le temps devient alors un début, une genèse, un projet, un avenir,
Une espérance, parfois déçue, mais toujours renouvelée,
Un don total, jusqu’à l’oubli de soi si léger à porter, un objectif unique :
L’avenir offert, inconnu car donné, jusqu’à l’accomplissement d’une autre réalité.

Qu’est-ce que le temps présent, alors ?
Pas du tout ce moment impossible à cerner, coincé entre passé et avenir,
Mais plutôt un quotidien intense et courageux, dans la simplicité ou la difficulté,
Ou peut-être une succession d’âges, de saisons, de moments,
Intenses ou bien futiles, réguliers tels les anniversaires, les fêtes de fin d’année,
Ou temps inattendus, quelle que soit la durée : cadeaux inespérés...

Le temps n’est pas que mesuré au nombre de minutes, de jours ou bien d’années,
On en retient bien mieux la forte intensité,
et ensuite on le date pour mieux se le rappeler.
Le temps de la mémoire est bâtisseur d’histoire,
de la civilisation, et de la transmission.
Mais aussi de conscience, d’intelligence et de sensibilité.
Et l’homme devient  ainsi capable de dépasser son animalité :
Instinct, envies, besoins, avoirs, passions…  sont rationalisés.

Le temps ainsi compris peut devenir « présence »,
Présence active et qui féconde, en soi-même ou en l’autre.
C’est l’heure de la fraternité, de la solidarité, de l’amour, de l’amitié.
Un moment du temps transformé, un temps qui peut durer…
Même quand l’être aimé n’est pas à nos côtés…
C’est une heure qui dure, parfois, toute une vie, et même bien au-delà.

Quand le Divin nous touche, nous transforme, nous retourne…
Alors, c’est le début de la grande mutation, c’est la métamorphose, 
L’éternité du temps touche alors tout notre être,
Et voici l'expérience de la présence divine, constante, et apaisée.
Voici l’heure du repos, du fardeau allégé, chemin vers l’infini à peine commencé,
Celle de la Grande Rencontre qui envahit le temps,
L’heure qui dure et dure encore, la « présence constante »,
Voici « l’heure d’éternité » que tant et tant de gens ont toujours recherché !

Texte : A toi, l'ami perfectionniste - Anonyme



Si tu veux pouvoir vivre en ce monde,
Accepte l'imperfection.
Accepte que les autres ne soient pas parfaits,
Accepte qu'avec les meilleures intentions du monde,
Tu es imparfait.

Car ce qui semble parfait pour l'un
Ne l'est pas pour son prochain
Et si l'imparfait se situe dans le passé,
Tant qu'il y aura le présent et le futur,
Le chemin sera ouvert pour tendre à la perfection,
Tout en te connaissant de mieux en mieux,
Toi et tes imperfections.

Avec humilité et sans fausse modestie,
Si tu peux regarder et aimer
Ce que te renvoie le miroir intérieur,
Ton côté face et ton côté pile,
Et avec ton âme être en harmonie,
Alors tu es sur le chemin de la Vérité.

Prière : La prière du malade - Anonyme

Quand rien ne va plus
Et que je dis : "à quoi ça sert de se battre ?"
Je peux encore me tourner vers Toi,
Te prier et Te demander de m'aider.
Tu as mis en moi la passion de vivre et d'avancer,
Tu m'as choisi pour faire triompher la vie,
Tu ne peux pas me laisser tomber.

Seigneur, sois mon réconfort,
Apporte-moi cette bouffée d'espérance
Qui me soutiendra toute la journée.
Tu es mon compagnon d'attente des jours meilleurs.
Avec Toi je reprendrai la route de la vie
Et sans fin, je proclamerai Ton amour.



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