Citation : Parler - Anselm Grün

Lorsque nous parlons,
quelque chose sort de nous,
nous livrons nos états d'âme,
nos sentiments,
de forme audible.
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Texte : Le temps présent - Anonyme

Ne pleure pas le passé,
Laisse le s'en aller,
Accepte tes souvenirs
Sans les retenir.

Ne regarde pas non plus
Trop vers l'avenir,
Pense que demain
C'est déjà très loin,
Qu'hier t'éloigne du présent,
et le futur de maintenant.

Essaie de vivre le moment,
Et tu verras que chaque instant
Eut être très enrichissant
En profitant du temps présent


Citation : De la solitude - Martin Gray

L’homme peut être seul au milieu des autres.
Mais celui qui est ouvert au monde,
celui qui sait demeurer fraternel,
celui qui est solidaire des autres,
celui-là, même solitaire, n’est jamais seul.
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Texte : La joie et la tristesse - Khalil Gibran

- Larme -

Votre joie est votre tristesse sans masque.
et le même puits d’où fuse votre rire
fut souvent rempli de vos larmes.
Et comment en serait-il autrement ?
Plus profondément le chagrin creusera votre être,
plus vous pourrez contenir de joie.

La coupe qui contient votre vin
n’est-elle pas la même coupe qui fut cuite
dans le four du potier ?

Et le luth qui caresse votre âme,
n’est-il pas le même bois qui fut évidé au couteau ?

Lorsque vous êtes joyeux,
regardez profondément en votre cœur
et vous trouverez que ce qui vous apporte de la joie
n’est autre que ce qui vous a donner de la tristesse.
Lorsque vous êtes tristes, regardez à nouveau en votre cœur,
et vous verrez qu’en vérité vous pleurez
pour ce qui fut votre délice.

Il en est parmi vous qui disent :
« La joie est plus grande que la tristesse »,
et d’autres disent : « Non, la tristesse est plus grande ».
Mais moi je vous dis qu’elles sont inséparables.

Ensemble elles viennent,
et quand l’une vient s’asseoir seule avec vous à votre table,
rappelez-vous que l’autre dort sur votre lit.
En vérité vous êtes suspendus comme une balance
entre votre tristesse et votre joie.
Ce n’est que lorsque vos plateaux sont vides
que vous êtes immobiles et en équilibre.

Lorsque le gardien du trésor vous soulèvera
pour peser son or et son argent,
il faudra que votre joie ou votre tristesse s’élève ou s’abaisse.

Citation : Avenir et espérance - Jean d'Ormesson

Nous ne vivons pas dans le passé.
Nous vivons à peine dans le présent.
Nous vivons dans l'attente
et dans l'espérance de l'avenir.
Quand il n'y a plus d'avenir
et qu'il n'y a plus d'espérance,
c'est que la mort est déjà là.
________________________________

Texte : Aimer, c’est agir – Maxime Piolot

Le temps d’écrire Aimer, c’est agir
Tu fermas les yeux Dans un dernier sourire
Un adieu Fiancés Qu’y a-t-il de pire
Qu’un amour fané Un amour qui se tait ?

Un adieu Fatigué Le monde soupire
Il faut tout donner Sans l’ombre d’un regret
Donner l’espoir, comme on donne à boire

Dans chaque enfant, ressusciter Mozart
On le sait On l’oublie Aimer, c’est agir
A quoi bon le fruit Qui n’est jamais cueilli ?

Comme un désir Chargé d’avenir
Tu jetas ces mots Avant de t’exiler
A nouveau Emporté Par un grand voilier
Vers ces îles en fêtes Où chantent les poètes

Au quotidien, entrer dans l’histoire Indifférent,
où sera ta victoire On le sait On l’oublie
Aimer, c’est agir A quoi bon le fruit
Qui n’est jamais cueilli ?

Citation : Avenir - Pierre Rabhi


- Portraits - du site Pixnio -

Il ne suffit pas de se demander :
"Quelle planète laisserons-nous à nos enfants?";
il faut également se poser la question :
"Quels enfants laisseront-nous à notre planète?"
________________________



Texte : Vivre pleinement la réalité - Jean Vanier

- Jean Vanier - photo "La Croix" -

Être sage, c’est aimer la réalité, l’accueillir et la comprendre.
Nous sommes tous pleins de fragilités, de violences.
Nous sommes tous faits pour vivre, nous affaiblir, mourir.
Nous voudrions l’oublier, mais la vérité est là.
Or, nous vivons dans la tyrannie de la normalité.
Pourtant, ce dont nous avons le plus besoin,
ce n’est pas d’être normal, c’est d’être aimé !

Dès l’enfance, nous sommes engagés dans une course
pour être plus performant que les autres
au risque de nier notre humanité.
La sagesse est de prendre conscience que chaque être est beau.
Aimer quelqu'un, c’est lui révéler la beauté qui est en lui.
Quand on est humilié, parce qu’on est différent,
on a d’abord besoin d’une présence vraie à ses côtés,
c’est-à-dire de quelqu'un qui sait écouter avec un cœur humain.

- Interview de Patricia Boyer de Latour pour Madame Figaro - 



Texte : Miroir de l'arme - Antoine de Saint-Exupéry

J’ai appris, dit le Petit Prince,
que le Monde est le miroir de mon Âme…  

Quand elle est enjouée, le Monde lui semble gai  
Quand elle est accablée, le Monde lui semble triste  

Le Monde, lui, n’est ni triste ni gai. 
Il est là, c’est tout  

Ce n’était pas le Monde qui me troublait,
mais l’Idée que   je m’en faisais…  

J’ai appris à accepter sans le Juger,
totalement, inconditionnellement…


Citation : Comprendre pour aimer - Joseph Wresinski

On ne peut pas aimer,
si l'on n'a pas le temps de regarder,
de comprendre, de pénétrer les choses,
de les découvrir en profondeur,
de les introduire en soi.
Le temps de se transformer soi-même,
de devenir un être nouveau,
puisque l'on a connu quelque chose de nouveau.


Texte : Désespérance - Jean-Claude Guillebaud

- vu sur le site Citationbonheur.fr -

J’aimerais trouver les mots pour dire à quel point
m’afflige la désespérance contemporaine.
Elle est un gaz toxique
que nous respirons chaque jour sans réfléchir.
Or la réalité n’est jamais aussi sombre.
Ombres et lumières y sont toujours mêlées.

L’espérance n’implique donc ni aveuglement ni sotte crédulité.
Elle est lucide et têtue.
J’y pense chaque matin, à l’aube,
quand je vois rosir le ciel au-dessus des toits de Paris,
ou monter la lumière derrière la forêt,
chez moi, en Charente…

L’espérance a partie liée
avec cet infatigable recommencement du matin.
Elle vise l’avenir,
mais se vit aujourd'hui, les yeux ouverts.



Texte : Les petits pas - Pascale Harfouche Chedid


Pour monter la côte, on me dit : « Vas-y par petits pas ! »
Mais je fais de grands pas… 
et je perds le rythme.

« Par petits pas ! » 
Je recommence à marcher.
Cela me met plus à l’aise.
Mais le problème des petits pas, quand on a de petits pieds,
C’est qu’on se trouve à la dernière place.
Ce n’est pas grave, je veux escalader cette montagne …

Pentes et descentes se succèdent. 
Ce n’est pas agréable !
Beaucoup de cailloux, 
plein de ronces, 
de lézards peureux,
De sauterelles hyperactives...

Et voilà que, soudain,
Je vois une petite fleur, minuscule, 
comme je n’en ai jamais vu.
Je m’arrête, étonnée ! 
Bizarrement, elle me donne un peut plus de force. 
Mes petits pas franchissent le dernier obstacle.

J’atteins le sommet de la montagne.
Une sensation de libération de la peur qui me disait :
« tu ne vas pas pouvoir le faire », 
fait éclater la joie en moi
et me fait oublier la fatigue du trajet. 

Pour le retour, je choisis la voie facile, mais longue.
Je marche. 
Je ne vois plus ma petite fleur 
et je ne sais plus où je suis.
Le découragement me reprend : 
« cette fois ci, tu ne pourras pas continuer. »
Le soleil se couche.
Poser un pas devant l’autre devient une torture.
Je crie : « je n’en peux plus ! »

Au même moment, 
au beau milieu de nulle part,
On vient me chercher en voiture. 

-Lu sur le mensuel « Feu et Lumière ». 


Citation : Mauvaise humeur - Maurice Bellet

Quand je suis hargneux,
ou désobligeant, ou irritable,
Cela ne se passe pas entre toi et moi,
Mais entre moi et moi.
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Prière : La prière du gendarme - Anonyme

Dieu de bonté, de justice et de paix
Entends la prière que j'élève vers toi
Je suis gendarme et je veux être chrétien
Il me faut être fort, aide-moi
Pour que jamais je ne devienne violent

Je dois être vigilant, et mon arme est dans son fourreau
Les hommes peuvent devenir méchants, malfaiteurs, criminels
Le péché et le mal m'obligeront peut-être à user de ma force
Car c'est mon devoir d'assurer la paix, l'ordre et la sécurité
De sauver les vies menacées, celles des autres ou la mienne

Ouvre alors, Seigneur, les esprits et les cœurs
A la compréhension de mon service exigeant,
Ceux de mon conjoint et de mes enfants,
Ceux de mes amis et de mes compatriotes,
Ceux même de mes adversaires,
Et s'il me faut aller jusqu'au sacrifice
De ma réputation, de mon bien-être, de ma vie

Donne-moi ta force, Seigneur
Même quand je dois armer mon bras, garde mon âme dans la paix
Ô Dieu, je t'en supplie, aide mon service,
Ranime mon courage et fortifie ma foi.


Citation : La liberté d'opinion - Hannah Arendt

- Photo "Masque de Venise" du site "Rêverie en morceaux" -

La liberté d'opinion est une farce
si l'information sur les faits n'est pas garantie
et si ce ne sont pas les faits eux-mêmes
qui font l'objet du débat.
__________________________


Prière : Un semeur de sourires - Diocèse d'Aix


Seigneur, fais de moi un semeur de sourires.
Qu'ils soient rieurs et jamais ironiques,
Radieux et jamais dédaigneux,
Accueillants et jamais fermés.
Apauvris-moi, Seigneur, de mes amertumes
Et enrichis-moi de tes sourires.
Fais-moi riche de sourires qui créent le bonheur.
Enrichis-moi de la joie de faire naître des sourires.
Donne à mon sourire le miracle d'apporter un peu de force aux affaiblis,
Un peu de confiance aux désespérés,
Un peu de bonheur aux isolés.
Seigneur, je te prie, habite mon visage et mon coeur. 

- Source : Diocèse d'Aix-en-Provence et d'Arles -


Texte : Dieu est un "start-uper" contrarié - Jean-Marie Valentin

...
Le Bon Dieu, est un startuper (1) contrarié. Le Bon Dieu, c’est le fondateur ! Il porte une vision révolutionnaire : l’amour comme moteur de toute chose ! C’est super simple sur le papier ! Là-dessus, il a défini sa road map (2). Comme son amour est infini, il a demandé aux anges de lui faire une architecture technologique à la dimension de son amour : et les anges ont fait l’univers !

Il a ensuite créé la terre. Il en a fait un véritable paradis. Et il l’a confié à une équipe : nous, les hommes qu’il fait à son image, histoire de faire avancer son projet.  Or, dès le début, le truc est mal parti. L’équipe n’en fait qu’à sa tête : Le serpent, Cain et Abel, la tour de Babel, le veau d’or, on connait tous ça par coeur ! Plusieurs fois, il a dû nous redonner sa vision, directement, et au travers de prophètes. Comme ça pendant des milliers d’années. Et puis voyant que nous n’y comprenions plus rien, il nous a envoyé son fils, pleinement Dieu, pleinement homme pour que nous puissions comprendre précisément ce qu’il attendait de nous. Et son fils nous a fait passer le message clairement. N’allez pas chercher midi à quatorze heures : "aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimé". Et nous l’avons crucifié.

Depuis lors, en dépit de sa résurrection, des saints, des hommes et de femmes de bonne volonté et de toutes les grâces dont il nous comble, on n’y arrive toujours pas : on ruine la terre. On s’entretue jusque dans des lieux de prière. Même son Eglise n’est pas au niveau !

J’imagine la frustration du fondateur ! Lui qui a fait tout l’univers pour y déployer son amour infini, voir sa road map buter sur un caillou, à cause d’une équipe d’incapables, ça doit lui faire bizarre. En tout cas, ça explique assurément pourquoi jusqu’à présent, nous sommes seuls dans l’univers ! Bonne semaine à tous !
______________________
(1)  créateur, fondateur de start-up
(2)  feuille de route
______________________

Interview de RCF : pour l'écouter en entier : https://rcf.fr/la-matinale/dieu-est-un-startuper-contrarie 
 


Texte : Tous ensemble - Robert Lebel


-  Amitié spontanée - site : Ixnio -

Tous ensemble, il me semble on pourrait changer le monde
De jour en jour, de cœur en cœur  par des gestes d'amour
En changeant tout d'abord son cœur
Mais pour cela ne faut-il pas, tant de fois
Apprendre encore à être vrai ?

Apprendre à se connaître,   être avant de paraître
S'aimer soi-même comme on est,   garder les pieds sur terre
Et fuir l'imaginaire des  ‘top-model’  bien trop parfaits
Mais pour cela ne faut-il pas, tant de fois

Apprendre encore à faire tomber les murs d'indifférence
Les murs d'intolérance qui nous retiennent prisonniers ?
Plus loin que la méfiance, croire en nos différences
Et nous pourrons mieux nous aimer
Mais pour cela ne faut-il pas, tant de fois

Apprendre encore à partager le temps et la tendresse
Le talent, la richesse ?   Ne rien donner, ça n'donne rien
Le cœur est un espace où il y a tant de place
Où Dieu lui-même se sent bien
_________________________
Pour écouter ce chant éventuellement :
https://www.youtube.com/watch?v=OrJPHsrp12U



Citation : Connaissance du monde - Isaac Newton



Ce que nous savons est une goutte d’eau,
comparé à l’océan de ce que nous ne savons pas.
L’ordre merveilleux du soleil, des planètes et  des comètes
ne peut avoir d’autre origine que les plans
et la direction d’un Être tout-puissant au savoir absolu.
___________________

Texte : Apporte ta pierre pour la maison commune - Jeanne Signard

J’aime bien, dit Dieu, voir mes enfants
rassembler les pierres de leur pays pour construire leur maison commune.
Pourquoi vouloir remplacer la pierre chaude et vivante,
cadeau de ma nature,
par des briques creuses, friables et froides,
fabriquées de mains d’hommes ?
Cela me rappelle Babel : tous briquetaient des briques
en parlant une langue unique.
Tous avaient même visage et même nom.

Cela m’a tellement déplu, dit Dieu,
que je suis descendu confondre leurs langues et les obliger
à stopper la construction de leur tour qui devait monter jusqu’au ciel.
Une tour, faite de briques toutes semblables, une tour même pas habitable,
juste pour me défier !

Moi, dit Dieu, je préfère vos maisons faites de pierres.
Il n’est pas besoin de beaucoup d’imagination
pour construire une tour, surtout avec des briques !
On est vite d’accord et c’est vite fait :
Il suffit de les poser les unes sur les autres.

Par contre, avec les pierres, c’est plus compliqué.
Chacun arrive sur le chantier avec la plus belle pierre de sa carrière.
Vue de l’extérieur, la première mise en commun
ressemble à un informe tas de cailloux.
Certaines sont carrées, d’autres rondes, pointues, lisses, rugueuses.
Certaines sont des rocs qui ont résisté à des tempêtes répétées,
d’autres des petits galets adoucis par la caresse des vagues.

Pour que ces pierres, toutes précieuses, s’arrangent,
pour que chacun accepte de tailler sa pierre,
de la placer et déplacer à la recherche de sa juste place,
quelques disputes fraternelles seront nécessaires !
Un langage commun élémentaire suffisait à Babel.

Mais pour agencer des pierres vivantes, il faut une Pentecôte.
Seul l’Esprit-Saint peut nous donner de comprendre l’autre
dans sa langue maternelle et d’éviter ainsi
les trop nombreux malentendus et la confusion des langues,
ennemis mortels du « Vivre et agir ensemble ».

Cri de pauvre : Les oubliés - Gauvain Sers



Devant le portail vert De son école primaire On l'reconnait tout d'suite
Toujours la même dégaine Avec son pull en laine On sait qu'il est instit'
Il pleure la fermeture A la rentrée future De ses deux dernières classes
Y paraît qu'le motif C'est le manque d'effectif Mais on sait bien c'qui s'passe
On est les oubliés La campagne, les paumés Les trop loin de Paris Le cadet d'leurs soucis

A vouloir regrouper Les cantons d'à côté En trente élèves par salle
Cette même philosophie Qui transforme le pays En un centre commercial
Ça leur a pas suffi Qu'on ait plus d'épicerie Qu'les médecins s'fassent la malle
Y'a plus personne en ville Y'a que les banques qui brillent Dans la rue principale
On est les oubliés La campagne, les paumés Les trop loin de Paris Le cadet d'leurs soucis

Qu'il est triste le patelin Avec tous ces ronds-points Qui font tourner les têtes
Qu'il est triste le préau Sans les cris des marmots Les ballons dans les fenêtres
Même la p'tite boulangère Se demande c'qu'elle va faire De ses bonbecs qui collent
Même la voisine d'en face Elle a peur, ça l'angoisse Ce silence dans l'école
On est les oubliés La campagne, les paumés Les trop loin de Paris Le cadet d'leurs soucis

Quand dans les plus hautes sphères Couloirs du ministère Les élèves sont des chiffres
Y'a des gens sur l'terrain De la craie plein les mains Qu'on prend pour des sous-fifres
Ceux qui ferment les écoles Les cravatés du col Sont bien souvent de ceux
Ceux qui n'verront jamais Ni de loin ni de près Un enfant dans les yeux
On est les oubliés La campagne, les paumés Les trop loin de Paris Le cadet d'leurs soucis

On est troisième couteau Dernière part du gâteau La campagne, les paumés
On est les oubliés Devant le portail vert De son école primaire Y'a l'instit' du village
Toute sa vie, des gamins Leur construire un lendemain Il doit tourner la page
On est les oubliés


Citation : C'est vivre ! - Christian Bobin

Je ne vous demande pas
de chercher en vous-même.
Je vous invite à être comme la terre nue,
oublieuse d’elle-même,
faisant même accueil à la pluie qui la bat
et au soleil qui la réchauffe.
______________________


Texte : Les gens sont des cadeaux - Georges B. Wintemann

Les gens sont des cadeaux que le Père a enveloppés
pour nous les envoyer.
Certains sont magnifiquement enveloppés.
Ils sont très attrayants dès le premier abord.
D'autres sont enveloppés de papier très ordinaire.
D'autres ont été malmenés par la poste.
Il arrive parfois qu'il y ait une "distribution spéciale".

Certains sont des cadeaux dont l'emballage laisse à désirer ;
d'autres dont l'emballage est bien fait.
Mais l'emballage n'est pas le cadeau !
C'est si facile de faire une erreur
et nous rions quand les enfants prennent l'un pour l'autre.

Parfois le cadeau est difficile à ouvrir.
Il faut se faire aider.
Peut-être parce que les autres ont peur ?
Parce que ça fait mal ?
Ils ont peut-être déjà été ouverts et rejetés !
Ou se pourrait-il que le cadeau ne me soit pas destiné ?

Je suis une personne et donc, moi aussi, je suis un cadeau ! 
Un cadeau pour moi-même d'abord.
Le Père m'a donné à moi-même.
Ai-je été regarder à l'intérieur de l'emballage ?
Ai-je peur de le faire ?
Peut-être ai-je jamais accepté le cadeau que je suis...

Pourrait- il se faire qu'il y ait à l'intérieur
quelque chose de différent de ce que j'imagine ?
Je n'ai peut-être jamais vu le cadeau merveilleux que je suis.
Les cadeaux du Père pourraient-ils être autre chose que magnifiques ?
J'aime les cadeaux que je reçois de ceux qui m'aiment,
pourquoi pas les cadeaux du Père ?

Je suis un cadeau pour les autres.
Est-ce que j'accepte d'être donné par le Père aux autres ?
Un homme pour les autres ?
Les autres doivent-ils se contenter de l'emballage ?
Sans jamais pouvoir apprécier le cadeau ?
Toutes les rencontres sont des échanges de cadeaux.

Mais un cadeau sans quelqu'un qui le donne n'est pas un cadeau ;
c'est une chose privée des liens
avec celui qui le donne ou celui qui le reçoit.
L'amitié est une relation entre les personnes
qui se voient comme elles en vérité...
Les cadeaux du Père les uns envers les autres,
pour les autres, pour des frères !

Un ami est un cadeau pas seulement pour moi,
mais aussi pour les autres à travers moi.
Quand je regarde mon ami, quand je me l'approprie,
je détruis sa nature de cadeau.
Si je le mets de côté pour moi, c'est alors que je le perds ;
si je le donne aux autres, je le garde.
Les gens sont des cadeaux reçus ou donnés... comme le Fils.
L'amitié est une réponse de personnes - cadeaux au Père qui donne.
L'amitié est Eucharistie, action de grâce !

Texte : La vie heureuse - Augustin d'Hippône

Tout homme, quel qu’il soit, veut être heureux.
Personne qui ne désire être heureux,
et qui ne le désire par-dessus tout.
Je dirai plus, tout ce qu’on peut désirer d’ailleurs,
c’est pour le rapporter au désir d’être heureux.

Les hommes sont entraînés par des passions diverses,
l’un désire une chose et l’autre en veut une autre ;
il y a dans le genre humain bien des conditions différentes,
et dans cette multitude de conditions
chacun choisit et adopte celle qui lui plaît ;
mais quel que soit l’état de vie dont on fasse choix,
il n’est personne qui ne veuille être heureux.

La vie heureuse est donc le bien commun que tous ambitionnent ;
mais quel moyen d’y arriver,
quel chemin prendre pour y parvenir,
c’est là que les hommes ne sont plus d’accord.
Si donc nous cherchons la vie heureuse sur terre,
je ne sais si nous pourrons la trouver,
non que ce que nous cherchons soit mauvais,
mais parce que nous ne cherchons pas le bien là où il se trouve.

L’un dit :
« Heureux ceux qui suivent la profession des armes » ;
un autre soutient le contraire et dit :
« Heureux ceux qui cultivent les champs.»
« Vous vous trompez, dit celui-ci,
heureux ceux qui brillent au barreau par leur éloquence,
qui défendent les intérêts de leurs concitoyens
et dont la parole devient l’arbitre
de la vie et de la mort des hommes. »
« Non, répond celui-là, heureux bien plutôt ceux qui jugent
et qui ont l’autorité pour écouter les débats
et prononcer la sentence. »
« Vous êtes dans l’erreur, dit un autre,
heureux ceux qui traversent les mers,
ils apprennent à connaître du pays
et réalisent des gains considérables ? » […]

Comment se fait-il donc que de toutes les conditions de la vie,
il n’en est pas une seule qui soit agréable à tous,
tandis que tous sont unanimes pour aimer la vie heureuse ?

Citation : Le pardon - Paul Eluard

Et si c'était une manière d'aborder l'autre
sans le soumettre à soi-même
sans l'annexer
une manière d'être si petit
que l'autre devient si grand
et si c'était donner,
et encore donner.
________________________


Texte : Paix à toi - Jean Debruynne



- Photo sur le site "Istyablog" -


Paix à toi, le pauvre à bout de souffle,
C’est l’Amour qui parle en toi.

Paix à toi, le cœur amoureux,
C’est l’Avenir qui frappe en toi.

Paix à toi qui cries,
C’est l’Espérance qui crie en toi.

Paix à toi qui as mal au ventre de Justice,
C’est le désir qui t’affame et t’assoiffe.

Paix à toi, le cœur battant,
C’est la tendresse qui tisse en toi.

Paix à toi, le veilleur,
C’est le jour qui se lève en toi.

Paix à toi, l’ingénieur de paix,
C’est Dieu qui emprunte ton visage.

Paix à toi, le torturé de Justice.
Tu es libre.

Citation : Le bonheur - Confucius

Tous les hommes pensent
que le bonheur se trouve au sommet de la montagne
alors qu’il réside dans la façon de la gravir.
____________________

Texte : Pour construire la maison commune - Jeanne Signard

J’aime bien, dit Dieu, voir mes enfants rassembler
les pierres de leur pays pour construire leur maison commune.
Pourquoi vouloir remplacer la pierre chaude et vivante,
cadeau de ma nature,
par des briques creuses, friables et froides,
fabriquées de mains d’hommes ?

Cela me rappelle Babel :
tous briquetaient des briques en parlant une langue unique.
Tous avaient même visage et même nom.
Cela m’a tellement déplu, dit Dieu,
que je suis descendu confondre leurs langues
et les obliger à stopper la construction de leur tour
qui devait monter jusqu’au ciel.
Une tour, faite de briques toutes semblables,
une tour même pas habitable, juste pour me défier !

Moi, dit Dieu, je préfère vos maisons faites de pierres.
Il n’est pas besoin de beaucoup d’imagination
pour construire une tour surtout avec des briques !
On est vite d’accord et c’est vite fait :
Il suffit de les poser les unes sur les autres.

Par contre, avec les pierres, c’est plus compliqué.
Chacun arrive sur le chantier avec la plus belle pierre de sa carrière.
Vue de l’extérieur, la première mise en commun
ressemble à un informe tas de cailloux.
Certaines sont carrées, d’autres rondes, pointues, lisses, rugueuses.
Certaines sont des rocs qui ont résisté à des tempêtes répétées,
d’autres des petits galets adoucis par la caresse des vagues.

Pour que ces pierres, toutes précieuses, s’arrangent,
pour que chacun accepte de tailler sa pierre,
de la placer et déplacer à la recherche de sa juste place,
quelques disputes fraternelles seront nécessaires !
Un langage commun élémentaire suffisait à Babel.

Mais pour agencer des pierres vivantes, il faut une Pentecôte.
Seul l’Esprit-Saint peut nous donner de comprendre l’autre
dans sa langue maternelle
et d’éviter ainsi les trop nombreux malentendus
et la confusion des langues,
ennemis mortels du "Vivre et agir ensemble".

Texte : Nos mains - Jean-Jacques Goldman

Sur une arme les doigts noués
Pour agresser serrer les poings
Mais nos paumes sont pour aimer
Et pas de caresse en fermant les mains

Longues et jointes en une prière
Bien ouvertes pour acclamer
Dans un poing les choses à soustraire
On ne peut rien tendre, les doigts pliés

Quand on ouvre nos mains
Il suffit de rien dix fois rien
Il suffit d'une ou deux secondes
A peine un geste, un autre monde

Quand on ouvre nos mains
Mécanique simple et facile
Des veines et dix métacarpiens
Des phalanges aux tendons dociles

Et tu relâches ou bien tu retiens
Et des ongles faits pour griffer
Poussent au bout du mauvais côté
Celui qui menace ou désigne

De l'autre on livre nos vies dans les lignes
Quand on ouvre nos mains
Il suffit de rien dix fois rien
Il suffit…

Citation : Comment penser ? - Albert Einstein


Photo du site de Corinne Cabane et Associés -

Il y a deux façons de penser.
L’une est de croire que les miracles n’existent pas.
L’autre est de croire que chaque chose est un miracle.
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Texte : L'espoir - Michel Scouarnec

L'espoir, ça vient d'on ne sait où,
Ça va plus loin que nous.
L'espoir ça nous colle à la peau
Ça nous enracine au ciel
Ça nous enlace les bras et les mains.
L'espoir, ça nous étouffe à en crever,
à en crier, à en vivre sans fin.

Fragile, si fragile
comme la fleur des blés,
Il ensemence nos chemins,
Il nourrit nos après-demain
Et fait éclater nos rires
Plus loin que la terre.


Texte : Lève-toi - Martin-Luther King

- Photo "Marche" sur le site Formiris -

J'entendis une voix intérieure me dire:
"Martin Luther, lève-toi.
Lève-toi pour le droit,
lève-toi pour la justice,
lève-toi pour la vérité.
Et je serai avec toi.
Même jusqu'à la fin du monde."

Oui, je vous le dis, j'ai vu l'éclair.
J'ai entendu le grondement du tonnerre.
J'ai entendu les forces du mal se jeter sur moi,
essayant de s'emparer de mon âme.
Mais j'ai entendu la voix de Jésus
me disant de poursuivre le combat.

Il promit de ne jamais m'abandonner,
de ne jamais me laisser seul...
Jamais seul.
Et maintenant je marche en croyant en lui.

Citation : Expérience - Robin Sharma

Tous les maîtres ont été autrefois débutants.
Tout professionnel a commencé comme amateur .
Chaque icône était au départ inconnue.


Texte : Vie et mort - Etty Hillesum

Regarder la mort en face et l'accepter
comme partie intégrante de la vie,
c'est élargir la vie.

A l'inverse, sacrifier dès maintenant à la mort
un morceau de cette vie,
par peur de la mort et refus de l'accepter,
c'est le meilleur moyen de ne garder
qu'un pauvre petit bout de vie mutilée,
méritant à peine le nom de vie.

Cela semble un paradoxe :
en excluant la mort de sa vie
on se prive d'une vie complète
et en l'y accueillant
on élargit et on enrichit sa vie.

Citation : Tentations – Jean-Marie Vianney


- Photo "Body-builder" du site ThoughtCo -

Les tentations les plus à craindre,
et qui perdent bien plus d'âmes qu'on ne croit :
ce sont ces petites pensées d'amour-propre,
ces pensées d'estime de soi,
ces petits applaudissements sur tout ce que l'on fait,
sur ce que l'on a dit de nous.
___________________________


Texte : Sainte Télé - Anonyme

Sainte Télé, aie pitié de nous.
Offre-nous notre lavage quotidien
et délivre-nous de tous nos soucis.
Oh toi, la grande 'décerveleuse',
accepte les restes de notre cerveau en bouillie.

Tes lumières artificielles nous montrent les paradis virtuels
qui nous font supporter notre esclavage
Tes stars sont nos saintes et nous les vénérons sans partage
Tes yeux omnipotents offrent à nos appétits
les richesses que nous n’aurons jamais

Gloire à toi, au plus haut des ondes
Que ton règne s’étende sur toute la terre
et chasse tous les impies
Que ta volonté nous vide de toute personnalité
et nous apporte le bonheur parfait
Que tu nous fasses partager ta puissance
et ton omniscience avec tes scoops et tes directs
Que tes mirages deviennent réalités,
dans nos têtes comme dans la vie

Oh sainte Télé, aie pitié de nous
Pardonne-nous nos restes d’individualités
et aide-nous à atteindre la dissolution finale
Pardonne-nous nos infidélités passagères
et délivre-nous de la conscience
Pardonne-nous notre passéisme
et fais-nous à adhérer à l’époque

Gloire à toi, au plus haut des antennes paraboliques
Avec toi, nous sommes partout sans bouger
Avec toi, nous faisons le bien sans rien changer
Avec toi, nous pouvons jouir du meurtre et de la luxure sans soucis
Avec toi, nous pouvons voir sans être vus et imiter la sainte mode
Avec toi, nous pouvons dénoncer nos voisins pas cathodiques
Par toi, nous communions avec tous nos clones ahuris
Par toi, nous pouvons avoir l’illusion de communiquer
Par toi, nous exerçons notre devoir de tout consommer

Oh sainte Télé
Tu es nos yeux, nos oreilles, notre cerveau et notre langue
Nous sommes toi et tu es à notre image
Je prie tous les jours pour obtenir tes faveurs



Citation : Dualité - Gustave Thibon

Le bien et le mal,
la joie et la peine
étant indissolublement liés ici-bas,
le vrai problème n'est pas
d'être heureux ou malheureux :
c'est d'être l'un et l'autre
au niveau le plus élevé de soi-même.

Texte : Quand rien ne va plus - Michel SDF

Souvent, tout semble s'effondrer,
la charge devient trop lourde à porter,
la « bête humaine » refuse d'avancer.

Dans ces moment-là, une énergie inespérée,
une idée qui s'impose, une force accordée,
un prêtre offrant gîte, couvert et soutien,
un ami rencontré à cet instant précis,
panse ma plaie et rend à nouveau la vie supportable…

Est-ce là le pur hasard ?
Je ne le crois pas.
Je ne suis pas croyant au sens habituel du terme
mais je sens l'empreinte d'un autre.

Citation : Grandir - Pierre Teilhard de Chardin

- Photo "Growth-mindset" du site "goconqr" -

Un goût passionné de grandir, d'Être,
voilà ce qu'il nous faut.
Arrière donc les pusillanimes et les sceptiques,
les pessimistes et les tristes,
les fatigués et les immobilistes.
La Vie est perpétuelle découverte.
La Vie est mouvement.
______________________________

Prière des soignants – Moïse Maimonide

Mon Dieu, remplis mon âme d'amour
pour l'Art [de la médecine] et toutes ses créatures. 
N'admet pas que la soif du gain et la recherche de la gloire
m'influencent dans l'exercice de mon art,
car les ennemis de la vérité et de l'amour des hommes,
pourraient alors m'abuser et m'éloigner
du noble devoir de faire du bien à tes enfants.
Soutiens la force de mon cœur
pour qu'il soit toujours prêt à soigner le pauvre et le riche,
l'ami et l'ennemi, le bon et le mauvais.

Fais que je ne vois que l'homme dans celui qui souffre.
Que mon esprit reste clair près du lit du malade,
qu'il ne soit distrait par aucune pensée étrangère, afin qu'il ait présent
tout ce que l'expérience et la science lui ont enseigné,
car grandes et sublimes sont les recherches scientifiques
qui ont pour but de conserver la santé et la vie de toutes les créatures.

Fais que mes malades aient confiance en moi et mon Art
pour qu'ils suivent mes conseils et mes prescriptions.
Éloigne de leur lit les charlatans,
l'armée des parents aux mille conseils,
et les gardes qui savent toujours tout :
car c'est une engeance dangereuse qui,
par vanité, fait échouer les meilleures intentions de l'Art
et conduit souvent les créatures à la mort.

Si les ignorants me blâment et me raillent,
fais que l'amour de mon Art, comme une cuirasse,
me rende invulnérable, pour que je puisse persévérer dans le vrai,
sans égard au prestige, au renom et à l'âge de mes ennemis.
Prête-moi, mon Dieu, l'indulgence et la patience
auprès des malades entêtés et grossiers.

Fais que je sois modéré en tout,
mais insatiable dans mon amour de la science.
Éloigne de moi l'idée que je peux tout.
Donne-moi la force, la volonté et l'occasion
d'élargir de plus en plus mes connaissances.
Je peux aujourd'hui découvrir dans mon savoir
des choses que je ne soupçonnais pas hier,
car l'Art est grand mais l'esprit de l'homme pénètre toujours plus avant.


Texte : Se lever - Charles Singer

Se lever est le premier acte
de celui qui s'arrache
à la position du sommeil :
c'est une attitude de lumière.

Se lever est le premier mouvement de celui
qui choisit de prendre la route.
Se lever est la première décision de celui
qui se hisse hors de son péché.

Se lever est le premier pas de celui
qui monte sur la montagne
pour crier la bonne nouvelle.

Se lever est le premier geste de celui
qui après un long oubli
se met à courir vers celui
qui arrive là-bas. sur le chemin.

Se lever, c'est un acte d'avenir
puisqu'il annonce la beauté
qu'on se prépare à mettre au monde.
Se lever est un acte de création !

Citation : Mérites – Jean-Marie Vianney




Ce n'est pas la grandeur des actions
qui leur donne le mérite,
mais la pureté d'intention
avec laquelle nous les faisons.
_____________________________


Texte : Si le fardeau est trop lourd - Pierre Gilbert

Si le fardeau est trop lourd pour toi,
pense aux autres :
Si tu ralentis, ils s'arrêtent. 
Si tu faiblis, ils flanchent. 
Si tu t'assois, ils se couchent. 
Si tu doutes, ils désespèrent. 
Si tu critiques, ils démolissent. 
Si tu marches devant, ils te dépasseront... 
Si tu donnes ta main, ils donneront leur peau... 
Et si tu pries, alors ils seront des saints.


Citation : J'ai vu une bête - Proverbe tibétain


Un jour, en marchant dans la montagne,
j'ai vu une bête.
En m'approchant, je me suis aperçu
que c'était un homme.
En arrivant près de lui,
j'ai vu que c'était mon frère !
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Texte : Lâcher prise - d'après Rosette Poletti

Lâcher prise, c'est renoncer à tout contrôler,
A vouloir le bien de l'autre,
C'est renoncer à prouver quoi que ce soit,
C'est accepter que l'autre est l'autre,
Et que moi-même, je suis qui je suis,
et non pas qui j'avais rêvé d'être.

Lâcher prise, c'est faire confiance,
C'est signer un chèque en blanc sur l'avenir,
sur cette vie et sur ce qui lui fait suite.
C'est cesser de faire le procès de la vie
qui ne nous donne pas ce que nous en attendions.

En fait, lâcher prise, c'est commencer à être vraiment heureux
car le bonheur, c'est comme un sillage :
il suit fidèlement celui qui ne le poursuit pas.
Si on s'arrête pour le contempler, pour le saisir,
il s'évanouit aussitôt.

A partir du moment où l'on peut lâcher prise,
où l'on ne désire plus être heureux à tout prix,
on découvre que le bonheur,
c'est cette capacité de garder les mains ouvertes
plutôt qu'agrippées sur ce que nous croyons nous être indispensable.


Texte : Que valons-nous ? - Yvette Chabert


- "Tendresse des forts" -

Nous ne valons pas par notre situation,
Notre pouvoir, notre célébrité,
Notre argent ou notre compétence…

Nous valons par notre accueil,
Notre écoute, notre ouverture aux autres,
Notre tendresse humaine.

Texte : Une étoile dans ton ciel - Robert Riber


Il y a toujours une étoile dans ton ciel,
Si tu sais regarder, si tu veux regarder.
Même au plus profond de la nuit,
Quand tout semble perdu, que tu te crois abandonné,
Lève les yeux, regarde et avance.

Il y a toujours une étoile dans ton ciel,
Allez, rien n'est jamais fini,
Tout peut recommencer si tu le veux ;
Les possibles sont à portée de cœur.
Si tu sais garder l'espérance,
Lève les yeux, regarde et avance.

Il y a toujours une étoile dans ton ciel.
Bien sûr, de temps en temps la nuit l'emporte,
Mais tu le sais, ce n'est que pour un temps ;
Rien ne peut résister aux soleils à naître,
Tu verras, ils embraseront ta nuit de lumière.
Lève les yeux, regarde et avance.

Il y a toujours une étoile dans ton ciel,
Comme une invitation à te lever pour partir,
Comme un signe qui jamais ne se lasse.
Allons, redresse-toi, tu n'es pas seul.
Regarde, il est là celui que tu attendais.

Texte : L'engagement - Goethe

Marathon de Toulouse Métropole : 6ème édition (2013)
- Photo "Marathon de Toulouse" - de Tlsemetropole - 

Tant qu’on ne s’est pas engagé,
persistent l’hésitation,
la possibilité de se retirer
et toujours aussi,
dès qu’il s’agit de prendre des initiatives
ou de créer.
Cela nous maintient
dans une certaine inefficacité.

Il y a une vérité élémentaire
dont l’ignorance tue quantité d’idées
et de projets magnifiques :
dès l’instant où l’on s’engage totalement,
la Providence bouge aussi.

Toutes sortes de choses se produisent
qui viennent à l’aide de celui
qui s’est mis sur sa voie,
alors qu’elles ne se seraient jamais révélées autrement.

Toute une série d’événements découlant de cette décision
se mettent au service de l’individu,
aplanissant les incidents imprévus,
favorisant des rencontres
et l’assistance matérielle
que l’on n’aurait jamais osé rêver d’obtenir.

Quoi que vous puissiez faire,
Quoi que vous rêviez de faire,
entreprenez-le !
L’audace donne du génie, de la puissance et de la magie.
Mais commencez maintenant !


Citation : Idéal - Albert Schweitzer

L’idéal est pour nous
ce qu’est une étoile pour le marin.
Il ne peut être atteint
mais il demeure un guide.
____________________

Texte : La joie et la tristesse - Khalil Gibran

Et une femme dit : Parle-nous de la Joie et de la Tristesse.
Et il répondit : Votre joie, c'est votre tristesse sans masque.
Et le puits même dont monte votre rire
est celui qui souvent s'est empli de vos larmes.

Et comment en serait-il autrement ?
Plus la tristesse creuse profond dans votre être,
plus s'ouvre en vous un espace pour la joie.
La coupe qui contient votre vin n'est-elle pas
celle qui passa par le four du potier ? 
Et le luth qui pacifie votre âme n'est-il pas
cette pièce de bois qui fut creusée par le couteau ?

Lorsque vous vous réjouissez,
regardez dans les abîmes de votre cœur,
vous découvrirez que ce qui vous donna la tristesse
est cela même qui vous donna la joie.
Et quand vous êtes submergés pas le chagrin,
regardez à nouveau dans votre cœur,
vous vous apercevrez que ce que vous déplorez
n'est que cela qui vous fut jubilation.

Certain d'entre vous disent :
« La joie a plus de grande valeur que la tristesse. »
Et d'autres disent :
« Non, la tristesse a plus de valeur. »
Or moi, je vous dis : Les deux ne sont pas séparables.
Elles arrivent ensemble,
et quand l'une d'elles s'installe seule à votre table,
souvenez vous que l'autre dort dans votre lit.

En vérité, entre votre joie et votre tristesse,
vous êtes suspendu comme les deux plateaux d'une balance.
Et vous ne reposez et ne vous équilibrez
que lorsque vous êtes vides.
Et lorsque le gardien du trésor vous soulève
afin de peser son or et son argent,
inévitable est pour votre joie ou votre tristesse
que l'une monte et l'autre descend.

Texte : Triste individualisme ! - Jorge Bergoglio


- Photo "Enfant de syllogomane" sur le site Yard Media -

Le grand risque du monde d’aujourd’hui,
avec son offre de consommation multiple et écrasante,
est une tristesse individualiste
qui vient du cœur bien installé et avare,
de la recherche malade de plaisirs superficiels,
de la conscience isolée.

Quand la vie intérieure se ferme sur ses propres intérêts,
il n’y a plus de place pour les autres,
les pauvres n’entrent plus,
on n’écoute plus la voix de Dieu,
on ne jouit plus de la douce joie de son amour,
l’enthousiasme de faire le bien ne palpite plus.

Même les croyants courent ce risque certain et permanent.
Beaucoup y succombent et se transforment
en personnes vexées, mécontentes, sans vie.

Ce n’est pas le choix d’une vie digne et pleine,
ce n’est pas le désir de Dieu pour nous,
ce n’est pas la vie dans l’Esprit
qui jaillit du cœur du Christ ressuscité.

Citation : Mauvaise humeur - Maurice Bellet

Quand je suis hargneux,
ou désobligeant, ou irritable,
Cela ne se passe pas entre toi et moi,
Mais entre moi et moi.
______________________

Citation : L'heure a sonné - Pierre Rabhi

L'humanité a désormais autre chose à faire
que de s'échouer sur les récifs de ses propres aberrations.
L'heure du bonheur dans l'élégance
de la modération et de la sobriété a sonné.
__________________________________

Texte : La lumière jaillira - Jacques Brel

- Photo "Lumière dans les bois" -

La lumière jaillira
Claire et blanche un matin
Brusquement devant moi
Quelque part en chemin

La lumière jaillira
Et la reconnaîtrai
Pour l'avoir tant de fois
Chaque jour espérée

La lumière jaillira
Et de la voir si belle
Je connaîtrai pourquoi
J'avais tant besoin d'elle...

La lumière jaillira
Et je l'inviterai
A venir sous mon toit
Pour y tout transformer...

La lumière jaillira
Parsemant mes silences
De sourires de joie
Qui meurent et recommencent

La lumière jaillira
Qu'éternel voyageur
Mon cœur en vain chercha
Mais qui était en mon cœur

La lumière jaillira
Reculant l'horizon
La lumière jaillira
Et portera ton nom


Citation : Retour su soi-même - Etty Hillesum

Je ne vois pas d'autre issue
que chacun de nous fasse un retour sur lui-même
et extirpe et anéantisse en lui
tout ce qu'il croit devoir anéantir chez les autres.
Et soyons bien convaincus
que le moindre atome de haine
que nous ajoutons à ce monde
nous le rend plus inhospitalier qu'il ne l'est déjà.
________________________

Texte - Bâtir la paix - Antoine de Saint-Exupéry

Bâtir la paix, c'est bâtir l'étable assez grande
pour que le troupeau entier s'y endorme.

C'est bâtir le palais assez vaste
pour que tous les hommes s'y puissent rejoindre
sans rien abandonner de leurs bagages.
Il ne s'agit point de les amputer pour les y faire tenir.

Bâtir la paix c'est obtenir de Dieu
qu'il prête son manteau de berger
pour recevoir les hommes
dans toute l'étendue de leurs désirs.

Ainsi de la mère qui aime ses fils.
Et celui-là timide et tendre.
Et l'autre ardent à vivre.
Et l'autre peut-être bossu, chétif et malvenu.

Mais tous, dans leur diversité,
émeuvent son cœur.
Et tous, dans la diversité de leur amour,
servent sa gloire.
Mais la paix est un arbre long à bâtir



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