Texte : Vie intérieure - François Garagnon

La vie est pareil à un vitrail.
Du dehors c’est une tâche sombre et laide.
Du dedans, c’est un prodige de beauté et de lumière.

Il s’agit pourtant du même ouvrage,
de la même transparence.

Ainsi, sans le savoir, nous pouvons manquer
le chef d’œuvre de notre vie,
simplement parce que nous n’avons pas su passer
de l’envers à l’endroit,
du monde extérieur à la force du dedans.

Texte : L'homme est un miracle - Pierre Bérulle

- Nouveau-né bébé mignon -


L'homme est un miracle d'une part et un néant de l'autre .
Car l'homme est composé de pièces toutes différentes.
Il est céleste d'une part et terrestre de l'autre.
Il est spirituel d'une part et corporel de l'autre.

C'est un ange, c'est un animal; c'est un néant,
c'est un miracle; c'est un centre, c'est un monde, c'est un dieu.
C'est un néant environné de Dieu, indigent de Dieu,
capable de Dieu et rempli de Dieu, s'il veut. ...

Nous devons regarder notre être
comme un être manqué [au sens d'incomplet] et imparfait,
comme un vide qui a besoin d'être rempli,
comme une partie qui a besoin d'être accomplie,
comme une table d'attente
[au sens d'un bloc de pierre grossièrement sculpté]
qui attend l'accomplissement de celui qui l'a faite,
comme une couche première en la main d'un excellent peintre,
qui attend les vives et dernières couleurs.

Et nous devons regarder Jésus comme notre accomplissement.
Car il l'est et le veut être,
comme le Verbe est l'accomplissement de la nature humaine
qui subsiste en lui.


Texte : Je clame ! - Martin Grey

Je clame...
Que la vie est indestructible,
Malgré la mort.

Que l'espoir est un vent vif
qui doit balayer le désespoir.

Que l'autre est un frère
avant d'être un ennemi.

Qu'il ne faut jamais désespérer
de soi-même et du monde.

Que les forces qui sont en nous,
les forces qui peuvent nous soulever
sont immenses.

Qu'il faut parler l'amour et non
les mots de la tempête et du désordre.

Que la vie commence aujourd'hui
et chaque jour,
et qu'elle est l'espoir.


Texte : La paix, pas l'exil ! - André-Marie

Les guerres et les famines ne s'inventent pas.
A notre époque, elles sont préparées.
Elles ont des causes communes.
Mais bien souvent, lorsque nos intérêts
personnels, nationaux et internationaux
ne sont pas en cause, on laisse faire...
La lâcheté est un crime.

Pratiquement,
il n'y a plus que les pays pauvres qui sont en guerre.
Les grandes famines comme les grandes sécheresses
peuvent se prévoir : celles causées par les guerres,
provoquant d'énormes déplacements
de foules et de population,
pourraient être évitées ou limitées.

Les réfugiés errent d'une région à l'autre :
quand ils peuvent retourner chez eux,
ils s'entendent dire : "Vous n'êtes plus d'ici..."
S'ils restent là où ils sont, on leur dit :
"vous n'êtes pas d'ici..."

L'homme qui n'a plus de terre
est comme un homme qui n'a plus d'ombre.
L'image de son propre corps n'existe plus, a disparu...
Il devient par rapport à lui-même,
comme l'enfant qui, désespérément,
recherche le sein refroidi et vide
de sa mère tuée par l'ennemi.
Il devient comme un fantôme
qui traîne son inexistence
et fait peur aux enfants.

Nous pouvons craindre
ceux qui n'ont plus rien à perdre,
contraint d'inventer, à nos dépens,
d'autres moyens de survie.


Citation : Vivre ! - Maurice Zundel

La plupart des vies, malheureusement sont des cadavres d'humanité...
la plupart des hommes sont portés par leur biologie au lieu de la porter.
Ils meurent avant de vivre...
C'est pourquoi le vrai problème n'est pas de savoir s
i nous serons vivants après la mort,
mais bien si nous serons vivants avant la mort.
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Texte : Vous avez dit Souffrance ? - Etty Hillesum

- Cauchemar - France Culture -

Je sais comment libérer peu à peu
mes forces créatrices
des contingences matérielles,
de la représentation de la faim,
du froid et des périls.
Car le grand obstacle,
c’est toujours la représentation
et non la réalité.

La réalité, on la prend en charge
avec toute la souffrance,
toutes les difficultés qui s’y attachent,
on la prend en charge,
on la hisse sur ses épaules
et c’est en la portant
que l’on accroît son endurance.

Mais la représentation de la souffrance,
- qui n’est pas la souffrance,
car celle-ci est féconde
et peut vous rendre la vie précieuse –
il faut la briser.
Et en brisant ces représentations
qui emprisonnent la vie derrière leurs grilles,
on libère en soi-même la vie réelle
avec toutes ses forces,
et l’on devient capable
de supporter la souffrance réelle,
dans sa propre vie
et dans celle de l’humanité.

Texte : Je me suis tu - Martin Niemöller

Lorsqu'ils sont venus chercher
les communistes
Je me suis tu,
je n'étais pas communiste.

Lorsqu'ils sont venus chercher
les syndicalistes
Je me suis tu,
je n'étais pas syndicaliste.

Lorsqu'ils sont venus chercher
les sociaux-démocrates
Je me suis tu,
je n'étais pas social-démocrate.

Lorsqu'ils sont venus chercher
les juifs
Je me suis tu,
je n'étais pas juif.

Puis ils sont venus me chercher
Et il ne restait plus personne
pour protester.


Citation : Beauté - George Sand

La nature est éternellement jeune
belle, et généreuse.

Elle possède le secret du bonheur,
et nul n'a su le lui ravir.
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Texte : Charte des droits de l'autre - Association "Droits de l'homme et solidarité"

L'autre : 

Celui, celle qui n'est pas de mon bord ou de mon opinion,
Celui, celle qui n'est pas de ma manière de vivre ou de mon âge,
Celui, celle qui n'est pas de ma région ou de mon pays,
de ma race ou de ma couleur de peau.
L'autre, Chaque être humain, quel qu'il soit,
a droit à la vie et au bonheur, à l'espace et à la liberté ;
Chaque humain a droit à une égale dignité,

Car l'autre est unique

Son histoire et son destin sont uniques ;
au milieu de tous, sujets de droits et de devoirs comme tous.
Il est une personne unique, il a droit à être reconnu pour lui-même,
il a droit à son visage, à sa parole et au respect de son identité ;
il a droit au travail, à l'épanouissement de ses capacités ;
il a droit à ses amours et à ses fêtes ;
il a droit à ses appartenances, à la culture
et à la communauté de son choix ;
il a droit d'aller et venir librement à travers le vaste monde ;
il a droit à la paix.

L'autre en vaut la peine

chaque humain qui n'est pas respecté pour lui-même,
chaque humain qui est utilisé, manipulé ou méprisé,
chaque humain qui est bâillonné ou affamé,
chaque humain qui est empêché d'agir pour son propre bien,
ou pour le bien d'autrui,
chaque humain qui est pourchassé ou opprimé, enfermé ou rejeté,
a le droit de recevoir de moi ici et aujourd'hui,
l'aide concrète de ma pensée, de mon cœur et de mes mains.


Citation : Productivisme - Jean Debruynne

- Enfant au travail - photo de Issouf Sanogo -

En choisissant la productivité,
notre société pratique la religion
des sacrifices humains.
Nous n'avons ni Baal, ni Moloch,
mais nous avons des bénéfices.

Notre société ne peut vivre
qu'au prix d'énormes sacrifices humains
offerts sur l'autel du profit.
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Texte : C'est la paix - Yannis Ritsos

Le rêve de l’enfant, c’est la paix.
Le rêve de la mère, c’est la paix.
Les paroles de l’amour sous les arbres,
c’est la paix.

Quand les cicatrices des blessures
se ferment sur le visage du monde
et que nos morts peuvent se tourner
sur le flanc et trouver un sommeil sans grief
en sachant que leur sang n’a pas été répandu en vain,
c’est la paix.

La paix est l’odeur du repas, le soir,
lorsqu’on n’entend plus avec crainte
la voiture faire halte dans la rue,
lorsque le coup à la porte désigne l’ami
et qu’en l’ouvrant la fenêtre désigne à chaque heure le ciel
en fêtant nos yeux aux cloches lointaines des couleurs,
c’est la paix.

La paix est un verre de lait chaud
et un livre posés devant l’enfant qui s’éveille.
Lorsque les prisons sont réaménagées en bibliothèques,
lorsqu’un chant s’élève de seuil en seuil, la nuit,
à l’heure où la lune printanière sort du nuage
comme l’ouvrier rasé de frais
sort de chez le coiffeur du quartier, le samedi soir
c’est la paix.

Lorsque le jour qui est passé n’est pas un jour qui est perdu
mais une racine qui hisse les feuilles de la joie dans le soir,
et qu’il s’agit d’un jour de gagné et d’un sommeil légitime,
c’est la paix.

Lorsque la mort tient peu de place dans le cœur
et que le poète et le prolétaire peuvent pareillement humer
le grand œillet du soir,
c’est la paix.

Sur les rails de mes vers, le train qui s’en va vers l’avenir
chargé de blé et de roses,
c’est la paix.

Mes Frères, au sein de la paix, le monde entier
avec tous ses rêves respire à pleins poumons.
Joignez vos mains, mes frères.
C’est cela, la paix.


Citation : Regard - Gilbert Cesbron



Le bonheur ne réside pas dans les choses,
mais dans la manière de les regarder.
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Cri de pauvre : Pauvreté de notre société - Dominique Loreau


- Photo sur le site http://www.maudboutique.fr -

C'est notre société qui est pauvre.
Pauvreté de croire qu'être heureux, c'est posséder.
Pauvre de se laisser influencer par la publicité.
Pauvre d'accepter de se laisser perdre
dans l'engrenage de la compétitivité.
Pauvre de n'être pas libre de vivre plus simplement.
Pauvre de mettre une étiquette sur tout,
même sur la générosité.

La pauvreté ne se résume pas à un manque d'argent.
Elle signifie aussi manquer de qualités humaines,
spirituelles, intellectuelles.

Aider les autres,
c'est ne pas faire montre de ses richesses,
c'est vivre simplement
et respecter chaque être humain sans le juger.
C'est aussi faire en sorte
qu'il ne soit pas jaloux, amer ou envieux.


Citation : Interprétations - Jean-Louis Gagnon

Si au lieu d'interpréter les faits,
on se contentait d'en tenir compte,
tout irait moins mal
dans les familles et les états.
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Texte : Prends le temps - Proverbe Irlandais

Prends le temps d'aimer,
c'est le secret de l'éternelle jeunesse !

Prends le temps de lire,
c'est la source du savoir !

Prends le temps d'écouter,
c'est la force de l'intelligence !

Prends le temps de penser,
c'est la clef de la réussite !

Prends le temps de jouer,
c'est la fraîcheur de l'enfance !

Prends le temps de rêver,
c'est un souffle de bonheur !

Prends le temps de rire,
c'est la musique de l'âme !

Prends le temps de vivre,
car le temps passe vite
et ne revient jamais !

Texte : Dieu et la science - Eric-Emmanuel Schmitt



- Observatoire du Pic du Midi de Bigorre -

La nature a créé les êtres vivants, tout le monde s’accorde sur ce point.
Pourquoi, cependant, les a-t-elle fabriqués questionneurs,
avides de rationalité, constructeurs de savoirs, empreints de moralité ?

Ces qualités visent-elles à nous intégrer à l’environnement
ou à nous en exclure ?
D’ordinaire, la nature ne fait rien d’inutile.
En écoutant notre géologue comme notre physicien,
j’admire toujours davantage son efficacité économe.

Peu de science éloigne de Dieu ; beaucoup de science en rapproche.

Si la nature confectionne des poissons,
c’est parce qu’elle a bricolé l’eau avant.
Donc… si elle élabore des animaux rationnels comme nous,
c’est qu’il y a du sens dans l’univers que nous devons percevoir.
Donc… nous ne sommes pas un accident du hasard,
nous ne venons pas de ricochets d’atomes.

Au contraire, nous sommes le résultat d’un plan,
d’une intention intelligente.
Donc… Dieu existe.

- La nuit de feu -


Texte : S'aimer pour de vrai - Charlie Chaplin

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai compris qu’en toutes circonstances,
j’étais à la bonne place, au bon moment.
Et alors, j’ai pu me relaxer.
Aujourd'hui, je sais que cela s’appelle… l’Estime de soi.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai pu percevoir que mon anxiété et ma souffrance émotionnelle
n’étaient rien d’autre qu’un signal
lorsque je vais à l’encontre de mes convictions.
Aujourd'hui, je sais que cela s’appelle… l’Authenticité.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
J’ai cessé de vouloir une vie différente
et j’ai commencé à voir que tout ce qui m’arrive
contribue à ma croissance personnelle.
Aujourd'hui, je sais que cela s’appelle… la Maturité.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai commencé à percevoir l’abus
dans le fait de forcer une situation ou une personne,
dans le seul but d’obtenir ce que je veux,
sachant très bien que ni la personne ni moi-même
ne sommes prêts et que ce n’est pas le moment…
Aujourd'hui, je sais que cela s’appelle… le Respect.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai commencé à me libérer de tout ce qui n’était pas salutaire,
personnes, situations, tout ce qui baissait mon énergie.
Au début, ma raison appelait cela de l’égoïsme.
Aujourd'hui, je sais que cela s’appelle… l’Amour propre.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai cessé d’avoir peur du temps libre
et j’ai arrêté de faire de grands plans,
j’ai abandonné les méga-projets du futur.
Aujourd'hui, je fais ce qui est correct, ce que j’aime
quand cela me plait et à mon rythme.
Aujourd'hui, je sais que cela s’appelle… la Simplicité.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai cessé de chercher à avoir toujours raison,
et je me suis rendu compte de toutes les fois où je me suis trompé.
Aujourd'hui, j’ai découvert … l’Humilité.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai cessé de revivre le passé et de me préoccuper de l’avenir.
Aujourd'hui, je vis au présent, là où toute la vie se passe.
Aujourd'hui, je vis une seule journée à la fois.
Et cela s’appelle… la Plénitude.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai compris que ma tête pouvait me tromper et me décevoir.
Mais si je la mets au service de mon cœur,
elle devient une alliée très précieuse !
Tout ceci, c’est… le Savoir vivre.

Citation : La douceur et la force - Robert Guelluy

- Douceur émeraude -

La douceur est signe de force,
 tandis que la violence trahit la faiblesse,
le manque de possession de son âme.
La douceur et la force sont liées à l'oubli du "moi" :
on ne perd pas son énergie à se rechercher.
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Texte : Si la note disait – Anonyme


Si la note disait :
« Ce n'est pas une note qui fait une musique ! »,
il n'y aurait pas de symphonie.

Si le mot disait :
« Ce n'est pas un mot qui peut faire une page ! »,
il n'y aurait pas de livre.

Si la pierre disait :
« Ce n'est pas une pierre qui peut monter un mur ! »,
il n'y aurait pas de maison.

Si la goutte d'eau disait :
« Ce n'est pas une goutte d'eau qui peut faire une rivière »,
ïI n'y aurait pas d'océan.

Si le grain de blé disait :
« Ce n'est pas un grain de blé qui commence un champs »,
il n'y aurait pas de moisson.

Si l'homme disait :
« Ce n'est pas un geste d'amour qui peut sauver l'humanité »,
il n'y aurais pas de bonheur.

Comme la symphonie a besoin de chaque note,
Comme le livre a besoin de chaque mot,
Comme la maison a besoin de chaque pierre,
Comme l'océan a besoin de chaque goutte d'eau,
Comme la moisson a besoin de chaque grain de blé,
L'humanité toute entière a besoin de toi.

Là où tu es, là comme tu es,
Avec ta joie, ton espérance,
ta souffrance, ta misère,
L'humanité toute entière a besoin de toi
car tu es unique et irremplaçable !

Citation : Faire société - Joseph Wresinski

La manière la plus sûre de faire échouer
la socialisation de certains
est de repousser des familles et des groupes entiers
aux confins de nos villes, en marge de nos communautés,
de nos collectivités, de nos institutions, et de tous les carrefours
où nous-mêmes faisons l'apprentissage de la vie.
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Texte : Humaniser l'humanité - François Varillon

- La création d'Adam par Michel-Ange -

Nous sommes hommes en devenir  ;
ce sont nos décisions qui contribuent
à faire que nous soyons hommes.
Et nos décisions ne sont vraiment humaines
que si elles sont humanisantes.

Notre humanité passe par l'humanité des autres,
notre liberté passe par la libération des autres.
On ne devient pas tout seul un homme libre,
cela n'existe pas.
On devient soi-même un homme libre
quand on travaille à libérer ses frères.
On devient plus homme
en travaillant à ce que le monde soit plus humain. ...

Nos décisions humanisantes,
il est rare qu'elles ne soient pas des sacrifices,
des morts à l'égoïsme,
on ne peut pas à la fois donner et se garder pour soi.
Tout le monde sait par expérience
qu'il n'y a pas de vie humaine humanisante sans sacrifice.

Mais ce que nous devons savoir,
c'est que chacune de ces décisions humaines humanisantes
qui font mourir en quelque sorte notre égoïsme
est un passage à la vie divine,
chacune de ces morts partielle est une nouvelle naissance.


Citation : Le faible et le fort - Jean Vanier

La rencontre entre la force et la faiblesse peut permettre une interaction
où le faible trouve une certaine sécurité pour vivre, se développer,
et où le fort apprend à accueillir sa propre vulnérabilité
et à découvrir le sens véritable de la vie humaine.
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Texte : Le pardon, chemin nouveau dans les relatons - Michel Santier

C'est du pardon, ce don sans mesure, que jaillira un chemin nouveau dans les relations.
C'est à partir du pardon que la joie rayonne dans nos familles,
nos communautés, nos paroisses, dans l’Église et dans la société.
Le pardon, ce don qui dépasse tous dons, a des racines de joie :
Pierre a créé l’Église lorsqu'il a reçu le pardon de Jésus
après l'avoir renié par trois fois au moment de sa crucifixion.
Beethoven a composé "L"hymne à la joie" alors qu'il était aveugle.
St François d'Assise a composé "L'hymne des créatures"
alors qu'il était aveugle lui aussi.
St Paul a écrit la lettre aux Philippiens alors qu'il était en prison.

Dans nos communautés, celui qui sème la joie, l'amitié,
c'est toujours le petit, le pauvre, la personne handicapée :
A Lourdes, ce sont les jeunes et les personnes handicapées
qui font l'unité, la paix et la joie chaque jour de pèlerinage.
La vie fraternelle au sein de nos familles, nos communautés, nos paroisses,
est le champ d'un combat qui nous fait passer par nos pardons mutuels
et ouvre ainsi nos cœurs à la vie spirituelle.

Sans ce pardon, nous entretenons l'amertume, les paroles négatives sur les autres ;
alors, tout ce que nous faisons ne porte plus de joie :
les querelles intestines se propagent dans nos familles, nos paroisses...
Le pardon, ce don de soi par dessus tout, renouvelle nos relations,
nous fait passer de la tristesse à la joie.
La vie chrétienne authentique passe par ce don de soi-même aux autres jusqu'au pardon,
c'est la condition pour un nouveau jaillissement, une nouvelle effusion de l'Esprit. 
C'est du pardon que renaîtront des relations nouvelles :
trop souvent, nous cherchons à avoir raison avant de pouvoir pardonner.

Le pape Jean-Paul II a rayonné dans son agonie, si insoutenable à voir,
auprès des foules ininterrompues de jeunes qui l'ont veillé pendant des heures,
en présence des représentants des chefs d’État de tous les pays, Églises et religions.
S'il nous a tous ainsi marqués, ce fut par l'effusion de l'Esprit Saint pour le monde entier,
que nous avons tous vécu alors.
Ce don de Dieu à nous tous a sa source aussi dans le pardon
que Jean-Paul II a donné à celui qui lui avait tiré dessus.

le pardon, c'est le don de l'Esprit Saint :
Jésus, sur la croix, a pardonné à ceux qui l'ont crucifié, et à nous tous
[nous, êtres imparfaits qui ne cessons jamais de nous "crucifier" les uns les autres 
en nous infligeant tous les conséquences de nos "travers"].

Le pardon est le signe de la Nouvelle Alliance entre Dieu et les hommes,
ce renouveau pourra aussi redonner une fécondité d'amour dans nos couples,
nos familles, nos communautés, nos paroisses,
entre les Églises et les différentes religions.

- Conférence retransmise par Radio Espérance à écouter en intégralité ici :
https://player.radio-esperance.fr/?radio=enseignement&media=audio&option=reecouter&date=1565741369&id=230474


Citation : Comparer - Gustave Thibon

- Chiens de race - Weenect -

Ne se sentir heureux que par comparaison,
c'est se condamner à n'être jamais vraiment heureux,
car il faut toujours se démener
pour rejoindre ou pour dépasser quelqu'un.
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Texte : L'athéïsme - Claude Tresmontant

Il fut un temps où l'athéisme
prétendait avoir partie liée avec la science.

Il faut bien en convenir aujourd'hui :
l'athéisme a partie liée avec la mythologie
et avec les philosophies de l’irrationnel.

Ce n'est plus une philosophie,
c'est l'expression d'une préférence subjective,
c'est une foi irrationnelle.
Le rationalisme, c’est le monothéisme.

Citation : Agir ? - Mère Teresa

Ne cherchez pas des actions spectaculaires.
Ce qui est important, c'est que vous donniez de vous-même.
Ce qui compte, c'est le degré de compassion
que vous mettez dans vos gestes.
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Texte : La gentillesse - Anonyme

Un bonjour, une gentillesse,
C’est une prévenance, une caresse,
C’est un merci, une promesse,
C’est un petit rien, pour faire plaisir,
C’est un geste tendre, un sourire,

C’est ce qui rend la vie plus belle,
C’est ce qui donne au cœur des ailes,
C’est une partie de l’amour, de l’amitié,
C’est ce qui fait sentir que l’on est aimé,

C’est le rappel d’un souvenir commun,
C’est le sentiment de ne faire plus qu’un,
C’est l’essence même de la vie,
C’est ce qui disperse et tue l’ennui,

C’est quelqu'un qui s’informe de toi,
C'est penser à l’autre et s’oublier…



Citation : La beauté - Boris Vian


- Petite fleur des champs -

En somme la beauté est partout.
Ce n'est pas elle qui manque à nos yeux,
ce sont nos yeux qui manquent à l'apercevoir.
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Texte : Conversion - Paul Claudel

J'avais complètement oublié la religion et j'étais à son égard d'une ignorance de sauvage. La première lueur de vérité me fut donnée par la rencontre des livres d'un grand poète, à qui je dois une éternelle reconnaissance, et qui a eu dans la formation de ma pensée une part prépondérante, Arthur Rimbaud.

La lecture des Illuminations, puis, quelques mois après, d' Une saison en enfer , fut pour moi un événement capital. Pour la première fois, ces livres ouvraient une fissure dans mon bagne matérialiste et me donnaient l'impression vivante et presque physique du surnaturel.

Mais mon état habituel d'asphyxie et de désespoir restait le même. Tel était le malheureux enfant qui, le 25 décembre 1886, se rendit à Notre-Dame de Paris pour y suivre les offices de Noël.

Je commençais alors à écrire et il me semblait que dans les cérémonies catholiques, considérées avec un dilettantisme supérieur, je trouverais un excitant approprié et la matière de quelques exercices décadents.

C'est dans ces dispositions que, coudoyé et bousculé par la foule, j'assistai, avec un plaisir médiocre, à la grand-messe. Puis, n'ayant rien de mieux à faire, je revins aux vêpres. Les enfants de la maîtrise en robes blanches et les élèves du petit séminaire de Saint-Nicolas-du-Chardonnet qui les assistaient, étaient en train de chanter ce que je sus plus tard être le Magnificat.

J'étais moi-même debout dans la foule, près du second pilier à l'entrée du chœur à droite du côté de la sacristie. Et c'est alors que se produisit l'événement qui domine toute ma vie.

En un instant mon cœur fut touché et je crus. Je crus, d'une telle force d'adhésion, d'un tel soulèvement de tout mon être, d'une conviction si puissante, d'une telle certitude ne laissant place à aucune espèce de doute, que, depuis, tous les livres, tous les raisonnements, tous les hasards d'une vie agitée, n'ont pu ébranler ma foi, ni, à vrai dire, la toucher. J'avais eu tout à coup le sentiment déchirant de l'innocence, l'éternelle enfance de Dieu, une révélation ineffable.

- Contacts et circonstances, Œuvres en Prose, Gallimard, La Pléiade, pp.1009-1010 -
http://www.paul-claudel.net/homme/foi

Texte : But de la vie - Antoine de Saint-Exupéry

Puisqu'il suffit, pour nous délivrer,
de nous aider à prendre conscience d'un but
qui nous relie les uns aux autres,
autant le chercher là où il nous unit tous.

Le chirurgien qui passe la visite
n'écoute pas les plaintes de celui qu'il ausculte :
à travers celui-là, c'est l'homme qu'il cherche à guérir.
Le chirurgien parle une langue universelle.

De même, le physicien quand il médite
ces équations presque divines
par lesquelles il saisit à la fois l'atome et la nébuleuse.

Et ainsi jusqu'au simple berger.
Car celui-là qui veille modestement
quelques moutons sous les étoiles,
s'il prend conscience de son rôle,
se découvre plus qu'un serviteur.
Il est une sentinelle.
Et chaque sentinelle est responsable de tout l'empire.

Texte : Le temps trop plein - Jean Debruynne

Est-ce parce qu’il est trop rempli
Que le temps de vivre est en folie ?

Est-ce parce qu’il est trop plein à craquer
D'agitation, de précipitation,
D'occasions manquées, d’événements,
d’énervements, de bavardages,
De bruits et de remue-ménage ?
Est-ce parce qu’il est trop rempli,
Que le temps de vivre nous paraît si vide ?

N’est-ce pas plutôt un bon prétexte
Pour nous cacher la peur,
Un bon alibi pour nous cacher le face-à-face,
Eviter d’avoir à nous croiser nous-mêmes,
Fuir devant son ombre,
Eviter d’avoir avec soi rendez-vous…

N’est-ce pas plutôt parce qu’il est vide
Que le temps de vivre est si rempli ?

Texte : Joie et générosité - Robert Guelluy


La joie est solidaire de la générosité.
La joie profonde -
qui est compatible avec la souffrance -
est à la fois condition
et fruit du désintéressement :
on n'aime que dans la joie,
on ne connaît la joie
que dans l'oubli de soi.

Par contre, le dégoût de soi emprisonne l'âme :
tout péché est triste et comporte,
plus ou moins explicitement, un "tant pis".
La joie est un devoir fondamental du chrétien ;
pour être chrétien, il faut être capable de bonheur.



Citation : Légèreté de l'oiseau - Christian Bobin


Légèreté de l'oiseau
qui n'a pas besoin, pour chanter,
de posséder la forêt,
pas même un seul arbre.
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Texte : Bonnes Vacances ! - Anonyme

Un bon moment, chaque année, tu choisiras,
Pour te reposer et te refaire sainement.

Les amis et les parents tu visiteras,
Pour retourner à tes origines respectueusement.

Sous le soleil, en silence, tu réfléchiras,
Pour mieux entendre ton cœur te parler chaleureusement.

Chaque matin, tout heureux tu te lèveras,
Pour accomplir tes œuvres bellement.

La terre, l'eau, le vent, tu toucheras,
Afin de dire merci pour la vie reçue abondamment.

Le ciel, les étoiles et les astres tu contempleras,
Pour te rappeler la création si joliment.

Tous les jours, tes exercices physiques tu feras,
Sans oublier le bon geste envers les autres fidèlement.

Les oiseaux du ciel et les bêtes de la terre tu écouteras,
Pour te rappeler à tes devoirs fidèlement.

Ton cœur, tes yeux, tes oreilles tu ouvriras,
Pour les remplir de beauté quotidiennement.

À la fin de ce repos, toutes les personnes tu remercieras,
Et ainsi tu apprécieras mieux les dons reçus gratuitement.


Citation : P.I.P.I. - Maurice Bellet

J’ai naguère indiqué
les quatre choses que nous avons à éviter :
Nous plaindre, nous irriter
Nous presser, nous inquiéter.
La formule mnémotechnique est commode
Mais peu élégante : P.I.P.I.
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Texte : Les mains fertiles - Xavier Grall

Travail manuel
- Photo "Travail manuel" de jsnoyer -

Eh bien, oui, j'admire ceux qui savent travailler de leurs mains !
En cela, les jeunes compagnons qui restaurent ma demeure de Botzulan
me donnent une leçon de dignité et d'intelligence.
Il faut bien que notre système d'éducation soit des plus suspects,
qui divise les êtres en manuels et en intellectuels.
C'est une ségrégation absurde et injuste.

Ils connaissent le bois, la chaux, le ciment.
Ils portent en eux les vestiges d'une civilisation rurale
qui sut créer de la beauté à partir de la nécessité, voire de la pénurie...
Le beau est le fils de l'utile.
Et c'est pourquoi le luxe est très souvent père de la laideur et du mauvais goût.
Quel poème est jamais né dans le coeur de l'homme
qui n'était issu de sa douleur, de son inquiétude, de son déchirement ?

J'aurais aimé avoir cette science-là.
Mes pauvres mains sont ignorantes, claires et sans cal
elles n'ont jamais manié la truelle, elles n'ont jamais caressé la chair du chêne,
ces mains savent seulement faire courir une plume sur du papier.
Comme elles devraient se cacher de honte devant les mains vives, aimantes,
les mains artisanes, ouvrières de mes amis !

Nous devrions élever nos enfants dans les bois, face à la mer.
Et leur apprendre la pensée de la nature avant la pensée livresque.
Il ne devrait pas y avoir "les hommes-à-main" d'une part
et de l'autre les "grosses têtes".
Les uns les autres, nous devrions pouvoir travailler
avec notre corps et avec notre esprit.

Tout cela, quand c'est bien fait, c'est de la pensée, c'est aussi de l'amour.
Il y a une pensée dans une maison harmonieuse,
dans le linteau d'une cheminée, dans l'orientation d'une fenêtre.
Par contre, il n'y en a peut-être pas dans les mesquineries
des travaux bureaucratiques, dans la mécanique usinière.

Nous sommes venus pour créer
et les trois quarts des hommes, englués dans la fatalité industrielle,
ne le peuvent pas.
Que mornes sont ces temps !

Mains fertiles et savantes de mes camarades, je vous admire...



Citation : Se donner - Maurice Zundel

On ne se possède qu'en se donnant,
on ne se sauve qu'en consentant à se perdre.
L'être est à la mesure du don.
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Texte : Reportage ou témoignage - François Varillon

On ne saurait trop insister sur cette différence
entre le témoignage et le reportage.
Beaucoup seraient tentés de voir dans le reportage
pourvu de tous les moyens d’enregistrement
le sommet de la vérité historique.
Il ne voit pas que les caméras et les magnétophones
ne peuvent fixer que des apparences extérieures.

Pour enregistrer une expérience profonde,
le seul instrument valable est le cœur au sens biblique du mot,
c’est-à-dire la conscience.
Ce qui conduit à poser la question : pourquoi croyez-vous ?
Quel est le motif de votre foi ? Autrement dit,
quel est le sens que la résurrection de Jésus donne à votre vie ?
Non pas seulement le fait mais le sens du fait.

Si l’on veut garder un mot que la photographie utilise,
je dirai que ce qui est « impressionné »
par l’expérience de Jésus ressuscité
est le fond de l’être, notre existence même.

Quand les apôtres disent : « nous en sommes témoins » (Ac 5, 32)
cela ne signifie pas : nous l’avons vu sortir du tombeau.
Cela veut dire : « nous sommes absolument certains que Jésus est vivant ;
il a ouvert une fois pour toutes, en sa personne,
les portes de la Vie véritable, c’est-à-dire qu’il est, Lui, la Résurrection.
Et de cette certitude qui est plus qu’humaine,
le don que nous faisons de nos vies jusqu’au martyr est le garant. »
C’est le témoignage !

Citation : L'horizon - Maurice Barrès

Horizon In Flames - Free HDR Tutorial - EXPLORE #05!
- Photo "Horizon In Flames" de Tommy Clark - 

L'horizon qui cerne cette plaine
c'est celui qui cerne toute vie.
Il donne une place d'honneur à notre soif d'infini
en même temps qu'il nous rappelle nos limites.
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Texte : "Je suis" - Anne Marr

Le nom de Dieu, que Dieu  lui-même a donné à Moïse,
donc aux Juifs et aux Chrétiens,  est "Je Suis" (Exode 3,14).
Pourquoi ce nom ?
Parce que Dieu est le seul à pouvoir "être" de toute éternité.

En effet, moi, humaine, je  ne "suis" que pour  un instant
extrêmement fugace et impossible à ressentir
tant il est coincé entre le passé proche et le futur immédiat  :
au moment où je le pense, il fait encore partie de l'avenir,
et au moment où je le dis, c'est déjà du passé. 
Je ne suis que par ce passé qui m'a enracinée jusqu'à aujourd'hui,
et par cet avenir que je souhaite de tous mes vœux…  
je ne suis donc que ce que j'ai été et ce que j'espère être…
Je "ne suis pas". Dieu seul "est".

Il existe un moment rare  où je peux être 'dans le vrai présent',
c'est lorsque le 'présent' (le cadeau) de Dieu
me donne de pouvoir ressentir sa 'présence' (son 'Je Suis')
lors d'un moment extraordinaire... extase peut-être  ?
où il m'arrive cette joie intense et surréaliste,
où je me sens bercée dans un bonheur extrême,
en union totale avec Lui :
moment inoubliable, plus ou moins long dans le temps humain,
où je peux toucher, ressentir et jouir de l'éternité
formidablement aimante et pleine d'espérance 
de la présence divine en moi.  
Alors, oui, je sais que seul, Dieu "est".

Citation : Critiquer ou agir ? - Bernard Shaw

Certaines personnes voient les choses
telles qu'elles sont
et se disent "pourquoi ?"
Je rêve de choses qui n'ont jamais été
et je me dis "pourquoi pas ?"
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Texte : Les "faiseux" et les "diseux" - Alexandre Jardin

- Les abeilles de lapikulteur -

[Une] raison très forte d'être optimiste :
Tous les gens qui sont des "faiseux" et pas des "diseux"
multiplient, en ce moment, les initiatives
pour essayer de réparer, par le bas,
une société qu'on a du mal à réparer par le haut.
Des associations, des fondations, des entreprises
font émerger des projets au service de la nation.
Le collectif reste une passion française. ...

Lancé depuis six semaines, le site
http://bleublanczebre.fr/
créé pour fédérer les gens,
faire connaître les bonnes initiatives
fourmille d'idées géniales.
On ne s'attendait pas à être submergés à ce point.
La croissance, elle est là !
- Lu dans Ouest France -



Relier entre elles d'une manière cohérente
les deux énergies du corps et de l'âme :
la Science a pris le parti
d'ignorer provisoirement la question.
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Prière : Donne-nous du souffle - Léon-Joseph Suenens


Donne-nous, Seigneur, des yeux pour voir,
un cœur pour aimer, et du souffle.
Donne-nous du souffle
pour ne pas nous essouffler en cours de route,
pour que nos poumons soient constamment
remplis d'oxygène et d'air tonique,
pour nous aider à avancer vers demain
sans regarder en arrière ni mesurer l'effort
Du souffle, pour que nous puissions faire face
à tout ce que ces hommes,
et donc Toi,  attendent de nous

Du souffle pour espérer à neuf,
comme si la vie commençait ce matin même ;
pour espérer contre vents et marées
à cause de ta présence et de ta promesse,
en portant en nous tous les espoirs des hommes
mais aussi toutes leurs peines.

Donne-nous du souffle, ou plutôt ton souffle ;
celui que tu as envoyé de la part du Père, ton Esprit,
l'Esprit qui souffle où il veut,
en rafale ou en coup de vent,
ou par touche légère
lorsque tu invites à suivre tes inspirations.

Donne-nous ton souffle
pour nous souffler la prière des profondeurs,
celle qui monte de toi en nous,
celle qui appelle ton retour dans la gloire,
celle qui aspire à la plénitude de Dieu.


Cri de pauvre : C'est pas son truc ! - Bernard

Dis-y, à ton Dieu, qu'il te donne aujourd'hui
les bons numéros du loto,
toi qui, avec lui, est à la bonne...
- Désolé : c'est pas son truc !

Ne pourrait-il pas me trouver une copine,
j'en ai marre d'être tout seul.
Tu ne peux pas lui en toucher un mot ?
- N'importe quoi : c'est pas son truc !

Ma fille va passer un examen,
si ton Dieu l'aidait un tant soit peu,
un tout petit, petit coup de main ?
Essaie, c'est peut-être son truc !

Mon mari est parti avec une autre,
ton Dieu ne pourrait pas me le ramener,
le remettre dans son foyer ?
- Tu rigoles ! C'est pas son truc !

On n'arrive pas à avoir d'enfant,
on a brûlé des cierges, fait des prières,
il fait quoi ton Dieu ? Il nous oublie ?
- Ne désespère pas : c'est son truc !

Dis-moi, c'est quoi son truc, à ton Dieu ?
De nous laisser, de nous délaisser ?
De nous abandonner, des yeux pour pleurer ?
Notre vie et ses soucis : c'est pas son truc ?

- Son truc à lui, c'est de nous aimer,
de mettre sur nos routes des frères à aimer,
cherchant avec eux des trucs pour s'en tirer,
pour lutter, ensemble, pour plus de paix.

Des trucs pour s'en tirer de nos galères,
pour ne négliger aucun des frères,
pour lutter contre ceux qui écrasent le petit,
croire dans les possibles d'aujourd'hui.

Le bon truc à Jésus, c'est de croire en toi,
croire en chacun de nous, en lui, en moi.
Entends, à la Croix, son grand cri d'amour !
L'échec, la mort, n'ont pas le mot de la fin :
c'est l'amour !


Texte : La modération - Pierre Rabhi

La modération
c’est ajuster l’indispensable et le nécessaire
et réduire le superflu.

Tant que nous ne réduirons pas le superflu,
nous continuerons à être victimes de notre boulimie,
car l’être humain est manipulé pour être insatiable.

Un être humain qu’on installe
dans l’idée qu’il n’a jamais assez,
les gagneurs d’argent ne demandent que ça.


Texte : Rebondir - Antoine de Saint-Exupéry


- Rosier Truffaut -

C’est une folie de haïr toutes les roses
parce qu’une épine vous a piqué,
d’abandonner tous les rêves
parce que l’un d’entre eux ne s’est pas réalisé,
de renoncer à toutes les tentatives
parce qu’on a échoué.

C’est une folie de condamner toutes les amitiés
parce qu’une vous a trahi,
de ne croire plus en l’amour juste
parce qu’un d’entre eux a été infidèle,
de jeter toutes les chances d’être heureux
juste parce que quelque chose n’est pas allé
dans la bonne direction.

Il y aura toujours une autre occasion,
un autre ami, un autre amour, une force nouvelle.
Pour chaque fin il y a toujours un nouveau départ.


Prière : Elévation de l'homme - Anonyme

Attention chien méchant.
Attention travaux.
Attention chute de pierres.
Attention route glissante.
Partout, des appels à l'attention.

Mais où sont les appels à l'attention
que nous devons aux autres :
les appels à la délicatesse,
les appels au respect,
les appels au partage ?

Je suis distrait, Seigneur.
Comment pourrais-je les entendre, ces appels,
quand je suis préoccupé par ma santé,
enfermé dans mes rêves,
épuisé par mon travail,
fasciné par la télévision…
Pardon, Seigneur.

Et tes appels, Seigneur, les tiens,
les petits signes que Tu m'adresses
à travers les gens proches ou lointains,
les grands signes que Tu m'adresses,
à travers l'exemple des saints,
à travers les messages de ton Évangile,
à travers les invitations à la prière,
tous ces appels ne rencontrent souvent
que mon indifférence…  Pardon, Seigneur.

Apprends-moi, je t'en prie,
à être attentif  à toutes les attentes,
à toutes les souffrances,  à toutes les espérances.

Apprends-moi aussi à déceler tout ce qui est bien
derrière ce qui est mal,
tout ce qui se cherche derrière tout ce qui semble acquis,
tout ce qui est neuf derrière tout ce qui est vieux,
tout ce qui bourgeonne derrière tout ce qui se fane,
tout ce qui vit derrière tout ce qui meurt.

Montre-moi, Seigneur,
l'enfant sous le vieillard,  la plage sous les pavés,
le soleil sous les nuages,  et toutes les soifs cachées :
la soif de pureté,  la soif de vérité,
la soif d'amour,  la soif de Toi, Seigneur.

Affine mon regard,  réveille ma capacité d'amour,
ouvre grand mon cœur,  aiguise mon attention,
développe mes attentions,  tourne-moi vers les autres,
tourne-moi vers Toi, Seigneur.  Amen.

Auteur inconnu

Citation : Chez soi - Hetty Hillesum

On est chez soi.
Partout où s'étend le ciel
on est chez soi.
En tout lieu de cette terre
on est chez soi,
lorsqu'on porte tout en soi.
_____________________


Texte : L’automobiliste – Gustave Thibon

Country roads
- Photo "Country Roads" de Claudine Booth

On se croise,
on se suit,
on se dépasse,
on ne se rencontre pas
sauf sous la forme brutale de la collision...
Et l'aimable coup de chapeau
fait place au furieux coup de klaxon.
Ce chauffeur qui, sur une route sinueuse,
roule trop lentement devant nous,
ce n'est plus notre prochain
mais un obstacle ambulant,
une cause d'embouteillage,
un mangeur de moyenne, etc.
Tout sauf un être humain
auquel on concède le droit d'admirer le paysage...


Citation : Parler - Anselm Grün

Lorsque nous parlons,
quelque chose sort de nous,
nous livrons nos états d'âme,
nos sentiments,
de forme audible.
______________________


Texte : Le temps présent - Anonyme

Ne pleure pas le passé,
Laisse le s'en aller,
Accepte tes souvenirs
Sans les retenir.

Ne regarde pas non plus
Trop vers l'avenir,
Pense que demain
C'est déjà très loin,
Qu'hier t'éloigne du présent,
et le futur de maintenant.

Essaie de vivre le moment,
Et tu verras que chaque instant
Eut être très enrichissant
En profitant du temps présent


Citation : De la solitude - Martin Gray

L’homme peut être seul au milieu des autres.
Mais celui qui est ouvert au monde,
celui qui sait demeurer fraternel,
celui qui est solidaire des autres,
celui-là, même solitaire, n’est jamais seul.
__________________________

Texte : La joie et la tristesse - Khalil Gibran

- Larme -

Votre joie est votre tristesse sans masque.
et le même puits d’où fuse votre rire
fut souvent rempli de vos larmes.
Et comment en serait-il autrement ?
Plus profondément le chagrin creusera votre être,
plus vous pourrez contenir de joie.

La coupe qui contient votre vin
n’est-elle pas la même coupe qui fut cuite
dans le four du potier ?

Et le luth qui caresse votre âme,
n’est-il pas le même bois qui fut évidé au couteau ?

Lorsque vous êtes joyeux,
regardez profondément en votre cœur
et vous trouverez que ce qui vous apporte de la joie
n’est autre que ce qui vous a donner de la tristesse.
Lorsque vous êtes tristes, regardez à nouveau en votre cœur,
et vous verrez qu’en vérité vous pleurez
pour ce qui fut votre délice.

Il en est parmi vous qui disent :
« La joie est plus grande que la tristesse »,
et d’autres disent : « Non, la tristesse est plus grande ».
Mais moi je vous dis qu’elles sont inséparables.

Ensemble elles viennent,
et quand l’une vient s’asseoir seule avec vous à votre table,
rappelez-vous que l’autre dort sur votre lit.
En vérité vous êtes suspendus comme une balance
entre votre tristesse et votre joie.
Ce n’est que lorsque vos plateaux sont vides
que vous êtes immobiles et en équilibre.

Lorsque le gardien du trésor vous soulèvera
pour peser son or et son argent,
il faudra que votre joie ou votre tristesse s’élève ou s’abaisse.

Citation : Avenir et espérance - Jean d'Ormesson

Nous ne vivons pas dans le passé.
Nous vivons à peine dans le présent.
Nous vivons dans l'attente
et dans l'espérance de l'avenir.
Quand il n'y a plus d'avenir
et qu'il n'y a plus d'espérance,
c'est que la mort est déjà là.
________________________________

Texte : Aimer, c’est agir – Maxime Piolot

Le temps d’écrire Aimer, c’est agir
Tu fermas les yeux Dans un dernier sourire
Un adieu Fiancés Qu’y a-t-il de pire
Qu’un amour fané Un amour qui se tait ?

Un adieu Fatigué Le monde soupire
Il faut tout donner Sans l’ombre d’un regret
Donner l’espoir, comme on donne à boire

Dans chaque enfant, ressusciter Mozart
On le sait On l’oublie Aimer, c’est agir
A quoi bon le fruit Qui n’est jamais cueilli ?

Comme un désir Chargé d’avenir
Tu jetas ces mots Avant de t’exiler
A nouveau Emporté Par un grand voilier
Vers ces îles en fêtes Où chantent les poètes

Au quotidien, entrer dans l’histoire Indifférent,
où sera ta victoire On le sait On l’oublie
Aimer, c’est agir A quoi bon le fruit
Qui n’est jamais cueilli ?

Citation : Avenir - Pierre Rabhi


- Portraits - du site Pixnio -

Il ne suffit pas de se demander :
"Quelle planète laisserons-nous à nos enfants?";
il faut également se poser la question :
"Quels enfants laisseront-nous à notre planète?"
________________________



Texte : Vivre pleinement la réalité - Jean Vanier

- Jean Vanier - photo "La Croix" -

Être sage, c’est aimer la réalité, l’accueillir et la comprendre.
Nous sommes tous pleins de fragilités, de violences.
Nous sommes tous faits pour vivre, nous affaiblir, mourir.
Nous voudrions l’oublier, mais la vérité est là.
Or, nous vivons dans la tyrannie de la normalité.
Pourtant, ce dont nous avons le plus besoin,
ce n’est pas d’être normal, c’est d’être aimé !

Dès l’enfance, nous sommes engagés dans une course
pour être plus performant que les autres
au risque de nier notre humanité.
La sagesse est de prendre conscience que chaque être est beau.
Aimer quelqu'un, c’est lui révéler la beauté qui est en lui.
Quand on est humilié, parce qu’on est différent,
on a d’abord besoin d’une présence vraie à ses côtés,
c’est-à-dire de quelqu'un qui sait écouter avec un cœur humain.

- Interview de Patricia Boyer de Latour pour Madame Figaro - 



Texte : Miroir de l'arme - Antoine de Saint-Exupéry

J’ai appris, dit le Petit Prince,
que le Monde est le miroir de mon Âme…  

Quand elle est enjouée, le Monde lui semble gai  
Quand elle est accablée, le Monde lui semble triste  

Le Monde, lui, n’est ni triste ni gai. 
Il est là, c’est tout  

Ce n’était pas le Monde qui me troublait,
mais l’Idée que   je m’en faisais…  

J’ai appris à accepter sans le Juger,
totalement, inconditionnellement…


Citation : Comprendre pour aimer - Joseph Wresinski

On ne peut pas aimer,
si l'on n'a pas le temps de regarder,
de comprendre, de pénétrer les choses,
de les découvrir en profondeur,
de les introduire en soi.
Le temps de se transformer soi-même,
de devenir un être nouveau,
puisque l'on a connu quelque chose de nouveau.


Texte : Désespérance - Jean-Claude Guillebaud

- vu sur le site Citationbonheur.fr -

J’aimerais trouver les mots pour dire à quel point
m’afflige la désespérance contemporaine.
Elle est un gaz toxique
que nous respirons chaque jour sans réfléchir.
Or la réalité n’est jamais aussi sombre.
Ombres et lumières y sont toujours mêlées.

L’espérance n’implique donc ni aveuglement ni sotte crédulité.
Elle est lucide et têtue.
J’y pense chaque matin, à l’aube,
quand je vois rosir le ciel au-dessus des toits de Paris,
ou monter la lumière derrière la forêt,
chez moi, en Charente…

L’espérance a partie liée
avec cet infatigable recommencement du matin.
Elle vise l’avenir,
mais se vit aujourd'hui, les yeux ouverts.



Texte : Les petits pas - Pascale Harfouche Chedid


Pour monter la côte, on me dit : « Vas-y par petits pas ! »
Mais je fais de grands pas… 
et je perds le rythme.

« Par petits pas ! » 
Je recommence à marcher.
Cela me met plus à l’aise.
Mais le problème des petits pas, quand on a de petits pieds,
C’est qu’on se trouve à la dernière place.
Ce n’est pas grave, je veux escalader cette montagne …

Pentes et descentes se succèdent. 
Ce n’est pas agréable !
Beaucoup de cailloux, 
plein de ronces, 
de lézards peureux,
De sauterelles hyperactives...

Et voilà que, soudain,
Je vois une petite fleur, minuscule, 
comme je n’en ai jamais vu.
Je m’arrête, étonnée ! 
Bizarrement, elle me donne un peut plus de force. 
Mes petits pas franchissent le dernier obstacle.

J’atteins le sommet de la montagne.
Une sensation de libération de la peur qui me disait :
« tu ne vas pas pouvoir le faire », 
fait éclater la joie en moi
et me fait oublier la fatigue du trajet. 

Pour le retour, je choisis la voie facile, mais longue.
Je marche. 
Je ne vois plus ma petite fleur 
et je ne sais plus où je suis.
Le découragement me reprend : 
« cette fois ci, tu ne pourras pas continuer. »
Le soleil se couche.
Poser un pas devant l’autre devient une torture.
Je crie : « je n’en peux plus ! »

Au même moment, 
au beau milieu de nulle part,
On vient me chercher en voiture. 

-Lu sur le mensuel « Feu et Lumière ». 


Citation : Mauvaise humeur - Maurice Bellet

Quand je suis hargneux,
ou désobligeant, ou irritable,
Cela ne se passe pas entre toi et moi,
Mais entre moi et moi.
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Prière : La prière du gendarme - Anonyme

Dieu de bonté, de justice et de paix
Entends la prière que j'élève vers toi
Je suis gendarme et je veux être chrétien
Il me faut être fort, aide-moi
Pour que jamais je ne devienne violent

Je dois être vigilant, et mon arme est dans son fourreau
Les hommes peuvent devenir méchants, malfaiteurs, criminels
Le péché et le mal m'obligeront peut-être à user de ma force
Car c'est mon devoir d'assurer la paix, l'ordre et la sécurité
De sauver les vies menacées, celles des autres ou la mienne

Ouvre alors, Seigneur, les esprits et les cœurs
A la compréhension de mon service exigeant,
Ceux de mon conjoint et de mes enfants,
Ceux de mes amis et de mes compatriotes,
Ceux même de mes adversaires,
Et s'il me faut aller jusqu'au sacrifice
De ma réputation, de mon bien-être, de ma vie

Donne-moi ta force, Seigneur
Même quand je dois armer mon bras, garde mon âme dans la paix
Ô Dieu, je t'en supplie, aide mon service,
Ranime mon courage et fortifie ma foi.


Citation : La liberté d'opinion - Hannah Arendt

- Photo "Masque de Venise" du site "Rêverie en morceaux" -

La liberté d'opinion est une farce
si l'information sur les faits n'est pas garantie
et si ce ne sont pas les faits eux-mêmes
qui font l'objet du débat.
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Prière : Un semeur de sourires - Diocèse d'Aix


Seigneur, fais de moi un semeur de sourires.
Qu'ils soient rieurs et jamais ironiques,
Radieux et jamais dédaigneux,
Accueillants et jamais fermés.
Apauvris-moi, Seigneur, de mes amertumes
Et enrichis-moi de tes sourires.
Fais-moi riche de sourires qui créent le bonheur.
Enrichis-moi de la joie de faire naître des sourires.
Donne à mon sourire le miracle d'apporter un peu de force aux affaiblis,
Un peu de confiance aux désespérés,
Un peu de bonheur aux isolés.
Seigneur, je te prie, habite mon visage et mon coeur. 

- Source : Diocèse d'Aix-en-Provence et d'Arles -


Texte : Dieu est un "start-uper" contrarié - Jean-Marie Valentin

...
Le Bon Dieu, est un startuper (1) contrarié. Le Bon Dieu, c’est le fondateur ! Il porte une vision révolutionnaire : l’amour comme moteur de toute chose ! C’est super simple sur le papier ! Là-dessus, il a défini sa road map (2). Comme son amour est infini, il a demandé aux anges de lui faire une architecture technologique à la dimension de son amour : et les anges ont fait l’univers !

Il a ensuite créé la terre. Il en a fait un véritable paradis. Et il l’a confié à une équipe : nous, les hommes qu’il fait à son image, histoire de faire avancer son projet.  Or, dès le début, le truc est mal parti. L’équipe n’en fait qu’à sa tête : Le serpent, Cain et Abel, la tour de Babel, le veau d’or, on connait tous ça par coeur ! Plusieurs fois, il a dû nous redonner sa vision, directement, et au travers de prophètes. Comme ça pendant des milliers d’années. Et puis voyant que nous n’y comprenions plus rien, il nous a envoyé son fils, pleinement Dieu, pleinement homme pour que nous puissions comprendre précisément ce qu’il attendait de nous. Et son fils nous a fait passer le message clairement. N’allez pas chercher midi à quatorze heures : "aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimé". Et nous l’avons crucifié.

Depuis lors, en dépit de sa résurrection, des saints, des hommes et de femmes de bonne volonté et de toutes les grâces dont il nous comble, on n’y arrive toujours pas : on ruine la terre. On s’entretue jusque dans des lieux de prière. Même son Eglise n’est pas au niveau !

J’imagine la frustration du fondateur ! Lui qui a fait tout l’univers pour y déployer son amour infini, voir sa road map buter sur un caillou, à cause d’une équipe d’incapables, ça doit lui faire bizarre. En tout cas, ça explique assurément pourquoi jusqu’à présent, nous sommes seuls dans l’univers ! Bonne semaine à tous !
______________________
(1)  créateur, fondateur de start-up
(2)  feuille de route
______________________

Interview de RCF : pour l'écouter en entier : https://rcf.fr/la-matinale/dieu-est-un-startuper-contrarie 
 


Texte : Tous ensemble - Robert Lebel


-  Amitié spontanée - site : Ixnio -

Tous ensemble, il me semble on pourrait changer le monde
De jour en jour, de cœur en cœur  par des gestes d'amour
En changeant tout d'abord son cœur
Mais pour cela ne faut-il pas, tant de fois
Apprendre encore à être vrai ?

Apprendre à se connaître,   être avant de paraître
S'aimer soi-même comme on est,   garder les pieds sur terre
Et fuir l'imaginaire des  ‘top-model’  bien trop parfaits
Mais pour cela ne faut-il pas, tant de fois

Apprendre encore à faire tomber les murs d'indifférence
Les murs d'intolérance qui nous retiennent prisonniers ?
Plus loin que la méfiance, croire en nos différences
Et nous pourrons mieux nous aimer
Mais pour cela ne faut-il pas, tant de fois

Apprendre encore à partager le temps et la tendresse
Le talent, la richesse ?   Ne rien donner, ça n'donne rien
Le cœur est un espace où il y a tant de place
Où Dieu lui-même se sent bien
_________________________
Pour écouter ce chant éventuellement :
https://www.youtube.com/watch?v=OrJPHsrp12U



Citation : Connaissance du monde - Isaac Newton



Ce que nous savons est une goutte d’eau,
comparé à l’océan de ce que nous ne savons pas.
L’ordre merveilleux du soleil, des planètes et  des comètes
ne peut avoir d’autre origine que les plans
et la direction d’un Être tout-puissant au savoir absolu.
___________________

Texte : Apporte ta pierre pour la maison commune - Jeanne Signard

J’aime bien, dit Dieu, voir mes enfants
rassembler les pierres de leur pays pour construire leur maison commune.
Pourquoi vouloir remplacer la pierre chaude et vivante,
cadeau de ma nature,
par des briques creuses, friables et froides,
fabriquées de mains d’hommes ?
Cela me rappelle Babel : tous briquetaient des briques
en parlant une langue unique.
Tous avaient même visage et même nom.

Cela m’a tellement déplu, dit Dieu,
que je suis descendu confondre leurs langues et les obliger
à stopper la construction de leur tour qui devait monter jusqu’au ciel.
Une tour, faite de briques toutes semblables, une tour même pas habitable,
juste pour me défier !

Moi, dit Dieu, je préfère vos maisons faites de pierres.
Il n’est pas besoin de beaucoup d’imagination
pour construire une tour, surtout avec des briques !
On est vite d’accord et c’est vite fait :
Il suffit de les poser les unes sur les autres.

Par contre, avec les pierres, c’est plus compliqué.
Chacun arrive sur le chantier avec la plus belle pierre de sa carrière.
Vue de l’extérieur, la première mise en commun
ressemble à un informe tas de cailloux.
Certaines sont carrées, d’autres rondes, pointues, lisses, rugueuses.
Certaines sont des rocs qui ont résisté à des tempêtes répétées,
d’autres des petits galets adoucis par la caresse des vagues.

Pour que ces pierres, toutes précieuses, s’arrangent,
pour que chacun accepte de tailler sa pierre,
de la placer et déplacer à la recherche de sa juste place,
quelques disputes fraternelles seront nécessaires !
Un langage commun élémentaire suffisait à Babel.

Mais pour agencer des pierres vivantes, il faut une Pentecôte.
Seul l’Esprit-Saint peut nous donner de comprendre l’autre
dans sa langue maternelle et d’éviter ainsi
les trop nombreux malentendus et la confusion des langues,
ennemis mortels du « Vivre et agir ensemble ».

Cri de pauvre : Les oubliés - Gauvain Sers



Devant le portail vert De son école primaire On l'reconnait tout d'suite
Toujours la même dégaine Avec son pull en laine On sait qu'il est instit'
Il pleure la fermeture A la rentrée future De ses deux dernières classes
Y paraît qu'le motif C'est le manque d'effectif Mais on sait bien c'qui s'passe
On est les oubliés La campagne, les paumés Les trop loin de Paris Le cadet d'leurs soucis

A vouloir regrouper Les cantons d'à côté En trente élèves par salle
Cette même philosophie Qui transforme le pays En un centre commercial
Ça leur a pas suffi Qu'on ait plus d'épicerie Qu'les médecins s'fassent la malle
Y'a plus personne en ville Y'a que les banques qui brillent Dans la rue principale
On est les oubliés La campagne, les paumés Les trop loin de Paris Le cadet d'leurs soucis

Qu'il est triste le patelin Avec tous ces ronds-points Qui font tourner les têtes
Qu'il est triste le préau Sans les cris des marmots Les ballons dans les fenêtres
Même la p'tite boulangère Se demande c'qu'elle va faire De ses bonbecs qui collent
Même la voisine d'en face Elle a peur, ça l'angoisse Ce silence dans l'école
On est les oubliés La campagne, les paumés Les trop loin de Paris Le cadet d'leurs soucis

Quand dans les plus hautes sphères Couloirs du ministère Les élèves sont des chiffres
Y'a des gens sur l'terrain De la craie plein les mains Qu'on prend pour des sous-fifres
Ceux qui ferment les écoles Les cravatés du col Sont bien souvent de ceux
Ceux qui n'verront jamais Ni de loin ni de près Un enfant dans les yeux
On est les oubliés La campagne, les paumés Les trop loin de Paris Le cadet d'leurs soucis

On est troisième couteau Dernière part du gâteau La campagne, les paumés
On est les oubliés Devant le portail vert De son école primaire Y'a l'instit' du village
Toute sa vie, des gamins Leur construire un lendemain Il doit tourner la page
On est les oubliés


Citation : C'est vivre ! - Christian Bobin

Je ne vous demande pas
de chercher en vous-même.
Je vous invite à être comme la terre nue,
oublieuse d’elle-même,
faisant même accueil à la pluie qui la bat
et au soleil qui la réchauffe.
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Texte : Les gens sont des cadeaux - Georges B. Wintemann

Les gens sont des cadeaux que le Père a enveloppés
pour nous les envoyer.
Certains sont magnifiquement enveloppés.
Ils sont très attrayants dès le premier abord.
D'autres sont enveloppés de papier très ordinaire.
D'autres ont été malmenés par la poste.
Il arrive parfois qu'il y ait une "distribution spéciale".

Certains sont des cadeaux dont l'emballage laisse à désirer ;
d'autres dont l'emballage est bien fait.
Mais l'emballage n'est pas le cadeau !
C'est si facile de faire une erreur
et nous rions quand les enfants prennent l'un pour l'autre.

Parfois le cadeau est difficile à ouvrir.
Il faut se faire aider.
Peut-être parce que les autres ont peur ?
Parce que ça fait mal ?
Ils ont peut-être déjà été ouverts et rejetés !
Ou se pourrait-il que le cadeau ne me soit pas destiné ?

Je suis une personne et donc, moi aussi, je suis un cadeau ! 
Un cadeau pour moi-même d'abord.
Le Père m'a donné à moi-même.
Ai-je été regarder à l'intérieur de l'emballage ?
Ai-je peur de le faire ?
Peut-être ai-je jamais accepté le cadeau que je suis...

Pourrait- il se faire qu'il y ait à l'intérieur
quelque chose de différent de ce que j'imagine ?
Je n'ai peut-être jamais vu le cadeau merveilleux que je suis.
Les cadeaux du Père pourraient-ils être autre chose que magnifiques ?
J'aime les cadeaux que je reçois de ceux qui m'aiment,
pourquoi pas les cadeaux du Père ?

Je suis un cadeau pour les autres.
Est-ce que j'accepte d'être donné par le Père aux autres ?
Un homme pour les autres ?
Les autres doivent-ils se contenter de l'emballage ?
Sans jamais pouvoir apprécier le cadeau ?
Toutes les rencontres sont des échanges de cadeaux.

Mais un cadeau sans quelqu'un qui le donne n'est pas un cadeau ;
c'est une chose privée des liens
avec celui qui le donne ou celui qui le reçoit.
L'amitié est une relation entre les personnes
qui se voient comme elles en vérité...
Les cadeaux du Père les uns envers les autres,
pour les autres, pour des frères !

Un ami est un cadeau pas seulement pour moi,
mais aussi pour les autres à travers moi.
Quand je regarde mon ami, quand je me l'approprie,
je détruis sa nature de cadeau.
Si je le mets de côté pour moi, c'est alors que je le perds ;
si je le donne aux autres, je le garde.
Les gens sont des cadeaux reçus ou donnés... comme le Fils.
L'amitié est une réponse de personnes - cadeaux au Père qui donne.
L'amitié est Eucharistie, action de grâce !

Texte : La vie heureuse - Augustin d'Hippône

Tout homme, quel qu’il soit, veut être heureux.
Personne qui ne désire être heureux,
et qui ne le désire par-dessus tout.
Je dirai plus, tout ce qu’on peut désirer d’ailleurs,
c’est pour le rapporter au désir d’être heureux.

Les hommes sont entraînés par des passions diverses,
l’un désire une chose et l’autre en veut une autre ;
il y a dans le genre humain bien des conditions différentes,
et dans cette multitude de conditions
chacun choisit et adopte celle qui lui plaît ;
mais quel que soit l’état de vie dont on fasse choix,
il n’est personne qui ne veuille être heureux.

La vie heureuse est donc le bien commun que tous ambitionnent ;
mais quel moyen d’y arriver,
quel chemin prendre pour y parvenir,
c’est là que les hommes ne sont plus d’accord.
Si donc nous cherchons la vie heureuse sur terre,
je ne sais si nous pourrons la trouver,
non que ce que nous cherchons soit mauvais,
mais parce que nous ne cherchons pas le bien là où il se trouve.

L’un dit :
« Heureux ceux qui suivent la profession des armes » ;
un autre soutient le contraire et dit :
« Heureux ceux qui cultivent les champs.»
« Vous vous trompez, dit celui-ci,
heureux ceux qui brillent au barreau par leur éloquence,
qui défendent les intérêts de leurs concitoyens
et dont la parole devient l’arbitre
de la vie et de la mort des hommes. »
« Non, répond celui-là, heureux bien plutôt ceux qui jugent
et qui ont l’autorité pour écouter les débats
et prononcer la sentence. »
« Vous êtes dans l’erreur, dit un autre,
heureux ceux qui traversent les mers,
ils apprennent à connaître du pays
et réalisent des gains considérables ? » […]

Comment se fait-il donc que de toutes les conditions de la vie,
il n’en est pas une seule qui soit agréable à tous,
tandis que tous sont unanimes pour aimer la vie heureuse ?

Texte : Paix à toi - Jean Debruynne



- Photo sur le site "Istyablog" -


Paix à toi, le pauvre à bout de souffle,
C’est l’Amour qui parle en toi.

Paix à toi, le cœur amoureux,
C’est l’Avenir qui frappe en toi.

Paix à toi qui cries,
C’est l’Espérance qui crie en toi.

Paix à toi qui as mal au ventre de Justice,
C’est le désir qui t’affame et t’assoiffe.

Paix à toi, le cœur battant,
C’est la tendresse qui tisse en toi.

Paix à toi, le veilleur,
C’est le jour qui se lève en toi.

Paix à toi, l’ingénieur de paix,
C’est Dieu qui emprunte ton visage.

Paix à toi, le torturé de Justice.
Tu es libre.

Citation : Le bonheur - Confucius

Tous les hommes pensent
que le bonheur se trouve au sommet de la montagne
alors qu’il réside dans la façon de la gravir.
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Texte : Pour construire la maison commune - Jeanne Signard

J’aime bien, dit Dieu, voir mes enfants rassembler
les pierres de leur pays pour construire leur maison commune.
Pourquoi vouloir remplacer la pierre chaude et vivante,
cadeau de ma nature,
par des briques creuses, friables et froides,
fabriquées de mains d’hommes ?

Cela me rappelle Babel :
tous briquetaient des briques en parlant une langue unique.
Tous avaient même visage et même nom.
Cela m’a tellement déplu, dit Dieu,
que je suis descendu confondre leurs langues
et les obliger à stopper la construction de leur tour
qui devait monter jusqu’au ciel.
Une tour, faite de briques toutes semblables,
une tour même pas habitable, juste pour me défier !

Moi, dit Dieu, je préfère vos maisons faites de pierres.
Il n’est pas besoin de beaucoup d’imagination
pour construire une tour surtout avec des briques !
On est vite d’accord et c’est vite fait :
Il suffit de les poser les unes sur les autres.

Par contre, avec les pierres, c’est plus compliqué.
Chacun arrive sur le chantier avec la plus belle pierre de sa carrière.
Vue de l’extérieur, la première mise en commun
ressemble à un informe tas de cailloux.
Certaines sont carrées, d’autres rondes, pointues, lisses, rugueuses.
Certaines sont des rocs qui ont résisté à des tempêtes répétées,
d’autres des petits galets adoucis par la caresse des vagues.

Pour que ces pierres, toutes précieuses, s’arrangent,
pour que chacun accepte de tailler sa pierre,
de la placer et déplacer à la recherche de sa juste place,
quelques disputes fraternelles seront nécessaires !
Un langage commun élémentaire suffisait à Babel.

Mais pour agencer des pierres vivantes, il faut une Pentecôte.
Seul l’Esprit-Saint peut nous donner de comprendre l’autre
dans sa langue maternelle
et d’éviter ainsi les trop nombreux malentendus
et la confusion des langues,
ennemis mortels du "Vivre et agir ensemble".

Texte : Nos mains - Jean-Jacques Goldman

Sur une arme les doigts noués
Pour agresser serrer les poings
Mais nos paumes sont pour aimer
Et pas de caresse en fermant les mains

Longues et jointes en une prière
Bien ouvertes pour acclamer
Dans un poing les choses à soustraire
On ne peut rien tendre, les doigts pliés

Quand on ouvre nos mains
Il suffit de rien dix fois rien
Il suffit d'une ou deux secondes
A peine un geste, un autre monde

Quand on ouvre nos mains
Mécanique simple et facile
Des veines et dix métacarpiens
Des phalanges aux tendons dociles

Et tu relâches ou bien tu retiens
Et des ongles faits pour griffer
Poussent au bout du mauvais côté
Celui qui menace ou désigne

De l'autre on livre nos vies dans les lignes
Quand on ouvre nos mains
Il suffit de rien dix fois rien
Il suffit…

Citation : Comment penser ? - Albert Einstein


Photo du site de Corinne Cabane et Associés -

Il y a deux façons de penser.
L’une est de croire que les miracles n’existent pas.
L’autre est de croire que chaque chose est un miracle.
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Texte : L'espoir - Michel Scouarnec

L'espoir, ça vient d'on ne sait où,
Ça va plus loin que nous.
L'espoir ça nous colle à la peau
Ça nous enracine au ciel
Ça nous enlace les bras et les mains.
L'espoir, ça nous étouffe à en crever,
à en crier, à en vivre sans fin.

Fragile, si fragile
comme la fleur des blés,
Il ensemence nos chemins,
Il nourrit nos après-demain
Et fait éclater nos rires
Plus loin que la terre.


Texte : Lève-toi - Martin-Luther King

- Photo "Marche" sur le site Formiris -

J'entendis une voix intérieure me dire:
"Martin Luther, lève-toi.
Lève-toi pour le droit,
lève-toi pour la justice,
lève-toi pour la vérité.
Et je serai avec toi.
Même jusqu'à la fin du monde."

Oui, je vous le dis, j'ai vu l'éclair.
J'ai entendu le grondement du tonnerre.
J'ai entendu les forces du mal se jeter sur moi,
essayant de s'emparer de mon âme.
Mais j'ai entendu la voix de Jésus
me disant de poursuivre le combat.

Il promit de ne jamais m'abandonner,
de ne jamais me laisser seul...
Jamais seul.
Et maintenant je marche en croyant en lui.

Citation : Expérience - Robin Sharma

Tous les maîtres ont été autrefois débutants.
Tout professionnel a commencé comme amateur .
Chaque icône était au départ inconnue.


Texte : Vie et mort - Etty Hillesum

Regarder la mort en face et l'accepter
comme partie intégrante de la vie,
c'est élargir la vie.

A l'inverse, sacrifier dès maintenant à la mort
un morceau de cette vie,
par peur de la mort et refus de l'accepter,
c'est le meilleur moyen de ne garder
qu'un pauvre petit bout de vie mutilée,
méritant à peine le nom de vie.

Cela semble un paradoxe :
en excluant la mort de sa vie
on se prive d'une vie complète
et en l'y accueillant
on élargit et on enrichit sa vie.

Citation : Tentations – Jean-Marie Vianney


- Photo "Body-builder" du site ThoughtCo -

Les tentations les plus à craindre,
et qui perdent bien plus d'âmes qu'on ne croit :
ce sont ces petites pensées d'amour-propre,
ces pensées d'estime de soi,
ces petits applaudissements sur tout ce que l'on fait,
sur ce que l'on a dit de nous.
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Texte : Sainte Télé - Anonyme

Sainte Télé, aie pitié de nous.
Offre-nous notre lavage quotidien
et délivre-nous de tous nos soucis.
Oh toi, la grande 'décerveleuse',
accepte les restes de notre cerveau en bouillie.

Tes lumières artificielles nous montrent les paradis virtuels
qui nous font supporter notre esclavage
Tes stars sont nos saintes et nous les vénérons sans partage
Tes yeux omnipotents offrent à nos appétits
les richesses que nous n’aurons jamais

Gloire à toi, au plus haut des ondes
Que ton règne s’étende sur toute la terre
et chasse tous les impies
Que ta volonté nous vide de toute personnalité
et nous apporte le bonheur parfait
Que tu nous fasses partager ta puissance
et ton omniscience avec tes scoops et tes directs
Que tes mirages deviennent réalités,
dans nos têtes comme dans la vie

Oh sainte Télé, aie pitié de nous
Pardonne-nous nos restes d’individualités
et aide-nous à atteindre la dissolution finale
Pardonne-nous nos infidélités passagères
et délivre-nous de la conscience
Pardonne-nous notre passéisme
et fais-nous à adhérer à l’époque

Gloire à toi, au plus haut des antennes paraboliques
Avec toi, nous sommes partout sans bouger
Avec toi, nous faisons le bien sans rien changer
Avec toi, nous pouvons jouir du meurtre et de la luxure sans soucis
Avec toi, nous pouvons voir sans être vus et imiter la sainte mode
Avec toi, nous pouvons dénoncer nos voisins pas cathodiques
Par toi, nous communions avec tous nos clones ahuris
Par toi, nous pouvons avoir l’illusion de communiquer
Par toi, nous exerçons notre devoir de tout consommer

Oh sainte Télé
Tu es nos yeux, nos oreilles, notre cerveau et notre langue
Nous sommes toi et tu es à notre image
Je prie tous les jours pour obtenir tes faveurs



Citation : Dualité - Gustave Thibon

Le bien et le mal,
la joie et la peine
étant indissolublement liés ici-bas,
le vrai problème n'est pas
d'être heureux ou malheureux :
c'est d'être l'un et l'autre
au niveau le plus élevé de soi-même.

Texte : Quand rien ne va plus - Michel SDF

Souvent, tout semble s'effondrer,
la charge devient trop lourde à porter,
la « bête humaine » refuse d'avancer.

Dans ces moment-là, une énergie inespérée,
une idée qui s'impose, une force accordée,
un prêtre offrant gîte, couvert et soutien,
un ami rencontré à cet instant précis,
panse ma plaie et rend à nouveau la vie supportable…

Est-ce là le pur hasard ?
Je ne le crois pas.
Je ne suis pas croyant au sens habituel du terme
mais je sens l'empreinte d'un autre.

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